IV
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— Allons ! voilà les poules transformées en imazones. Prenez donc votre mouchoir, et courez au mélodrame.
— a ... on observe tons les jours, continue Ronsseau» la répogotM» qtt*ont les chevaux à fouler aux pieds un corps mant. »
— Et ces horribles fauvettes, qui ne mangent que des êtres vivants 1 Vous verrez que c'est ht dvilisatioii qui les a portées : à ne pas vivre de citrouilles 1
— <( Un animal ne passe point sans inquiétude auprè» d*uB anind mort de son espèce, continue Rous>eau ; il y en a marne qui leur donneot une eitpcce de sépulture... »
— Vous le voyez : les bêtes ont des entrepreneurs de pompes funèbres.
— (f ... et les tristes mugissements du bétail entrant dans une boucherie, continue Rousseau , annoncent Timpression qu'il reçoit de rhorriblc spectacle qui le frappe, elc.
« •.. Qu»i4|u*it puisse appartenir à Socrate et aux esprits de sa trempe d'acquérir de la vertu par raison... »
— De la vertu sans raison ! de la vertu de chien, ou de la vertu d'un enfant qui tette, ou de la vertu du sauvage de TAveyron , sont de bien belles choses ! Et, tout un siècle a admiré ces folies ; et, la moitié de notre siècle les admire encore !
— «... il y a longtemps que 1p genre bumain ne serait plus, continoe Rousseiu , si sa conservation u*cût dépendu que des raisonnements de ceux qui le composent. »
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—Ne diraitron pas : que, ce ton dogmatique est Texpreèsion de la vérité? Le fait est, cependant : que, sans le raiscmnement , le genre humain n'existerait pas deux générations. Pour le savoir, ouvrez les^yeux; et, étudiez l'histoire naturelle.
— « Concluons, continue Rousseau, qu^errant dans les forêts... »
'—Ces Messieurs s'imaginent : que, là où l'homme n'a pas pénétré, il n'y a que forêts. Il serait bon d'avoir quelque peu voyagé, avant de parler du prétendu état de nature.
— «... sans industrie, continue Rousseau, sans paiolb, sans domicile, tans guerre et sans liaison, sans nul besoin de ses semblables... »
— Pas même, pour lui donner à teter.
— a ... comme, continue Rousseau, sans nul désir de lui nuire... »
— wSans désir, bien. Avant le verbe, il n'y a pas de d»r. Mais, sans tendance, c'est autre chose.
— «... peut-être même, continue Rousseau, sans jamais en connaifre aucun indiifiduellemeut... »
— Le peut-être est inutile. Avant le verbe, il n'y a de connaissance qu'au figuré. Si, c'est au figuré, le peut-être est encore inutile : il n'y a pas de plante qui ne connaisse parfaitement la lumière ; et , le fer connaît très-bien l'aimant.