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— Voilà, Monsieur Tencyclopédiste qui décide : que, la sensibilité dépend du système nerveux cérébrospinal ; puis, il vous dira ensuite : qu'il y a sensibilité partout où il y a système nerveux cérébro-spinal. Il vous dira mênie : qu'il y a sensibilité partout où il y a des nerfs ; sans se rappeler : qu'il a borné la sensibihté, au système nerveux cérébro-spinal; et, qu'il y a des nerfs, où ce système a déjà disparu. Mais, qui donc l'autorise à dire : que, la sensibilité dépend de ce système, au heu de dire : que, ce système est nécessaire à sa manifestation : ce qui n'implique point : que, partout où il y a des nerfs ; il y ait sensibilité réelle ?
— «... existe , continue renryclopédisle, plus ou moins développée cbez tous les animaux qui, pourvus aussi d'eniépliiile (cerveau) (I). de moelle épiniore et île nerfs ciicéplialiques ou spinaux, produisent d'ailleurs (2j une foule d'actes manifestement réglés par une volonté intelligente. »
— Voilà les animaux directement assimilés aux hommes. M. Pierre Leroux dit : que, celui qui fait celte
(1) La parmlhcse est de l'encyclopédiste.
(2) Le d'aii/eMr5 est excellent. ^
assimilation est un corrupteur de morale, un destructeur impie de toute sociabilité. L'Encyclopédie, que M. Pierre Leroux dirige, est donc corruptrice de morale; et, destructrice impie de toute sociabilité. ^
— î« Miiis, pnursuit rencyclopédiste, quand nous descpnilons aiiv animaux iiivertébiés. <|uan'i nous voyons décioître de plus en plus le système nerveux, réduit, d:uis ce type inférieur d'orgauisalion , an cordon ganglionnaire, qui, rh; z l'Jiomme, ne préside qu'à des pliéiiomènes involontaires ; quand, en outre, les nionvements prirai>senl devenir de plus en plus automatiques, alor-i naît un doute lég lime. Si donc nous regardons avec Arisloie [De l'dme, liv. IIl^ ch. ix-xii; Des mouvements des animaux, ch. VI et 'passim) la sensibdité tomme le caraclèie prinfi|iai de l'animalité, où mar.juerons-noiis la lin du règne animal dans réchelle des êtres vivants? Ce |irolileme est un vérit.ib'e nœud gordien. Nous ne pouvons le résoudre, imitons donc le disciple d'Aiistole : tranchons le nœud.»
— Quelle modestie ! Pour trancher le nœud cordien, il fallait : l'épée d'Alexandre; 'et, une époque où l'examen fut compressible. Alors, on pouvait trancher du savant; et, ne pas corrompre la morale. Maintenant, ce n'est plus sur un bout de corde, qu'il est possible de baser la société.
— « A notre avis, continue l'encyclopédisle , le règne animal ne doit pas être étendu au delà des espèces qui... présentent les dernières traces du système nerveux... »
— Ainsi, lecteurs ! soumettez-vous; et, ne mangez jamais dhuîlres : si vous ne voulez manger vos semblables.
— « Contesfpra-t-on notre principe? continue l'encyclopédiste,... Mais, celte invraisembl.iMe hypoilièse une fois admise, il n'y a pas de raison pour ne point attribuer au sentiment et à la volonté les mouvements en apparence si intelligents... »
i a SClEiNCE SOCIALE.
— Prenez acte de l'ayeu.
— < ...que, continue l'encyclopédiste, nous avons signalés chez les Tégétaux. »
— Laplace, si bon connaisseur en probabilités, disait : qu'on ne pouvait pas assurer : que, les plantes n'avaient pas de sensibilité.
— « Et dès lors, continue l'enryclopédiste, il n'y a pas de raison non plus pour refuser d'eiendie la inéme nianicie de voir à b' n nombre d'actions qui s'accomplissent enire corps bruis, ci>mme les attr.iclinns électiiques et magnétiques, les affinitos cliimiques, elc.?... car où s'arrêtera le sophisme dès que vous lui aurez lâché la bride ?... »
— Où il s'arrêtera? Nous allons vous le dire. A l'absurde. Le tout est, de savoir reconnaître l'absurde ; si, on n'a pas le jûi^ement de reconnaître : le sophisme. Conclure par analogie, est un sophisme. Dire : l'homme est sensible ; Thomme a des nerfs ; partout, où il y a des nerfs il y a sensibilité ; etc., est, un sophisme. En lâchant la bride à ce sophisme on arrive à conclure: que, l'homme est une machine ; et, qu'il ne peut raisonner qiiillusoireme?ii. Quand on est arrivé à ce point; et, que l'on prétend toujours pouvoir raisonner ; on a besoin d'être mis : aux Incurables.
— « ... Nous dffnis'ons l'nninial, continue l'encyclopédiste, un être qui digère, qui sent et qui se nicul volonl.iirement... »
— Voilà, Aristole mis de côté ; i! ne suffit plus de la sf rsil.i!ilé, pour constituer l'animalité ; il faut encore digérer. Voilà aussi les anges exclus de l'anima-
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lité. Et les enfants dans le ventre de la mère? Ceux-là n'ont pas de volonté, ^'oilà donc les enfants, dans le ventre de la mère, relégués parmi les corps bruts. Allons législateurs ! réformez vos lois, sur l'infanticide ; le maître de la science a parlé.
— « ...phénomènes, continue l'encyclopédiste, qui trouvent leur raison... »
— Lecteurs ! vous allez connaître la raison de la sensibilité et de la volonté.
— « ... dans une structure spéciale, continue rcncyclopédisle, savoir dans la présence du tube intesliual,... »
— Ainsi, sans tube intestinal, pas de digestion ; première découverte !
• — « ...et, continue rencyclopédiste, de deux nouvelles espèces de molécules organiques, je veux dire les globules musculaires etnerveux.,.»
— Ainsi, la sensibilité et la moralité ont leur raison : dans les globules musculaires et nerveux, qui se surajoutent au tissu cellulaire ; deuxième et troisième découverte! Comment Monsieur l'encyclopédiste n'a-t-il pas eu : le prix Montyon?
— « ... que nous avons vus, continue l'encyclopédiste, venir se surajouter au tissu cellulaire, fondement primitilet commun de toute organisalion...
a Une autre conséquence de la sensibilité, c'est le langage,... »
— Et, comme le mot Icmcjager, pour signifier faire usage du langage, n'est pas français; et, que l'on se
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sert, à cet égard, du mot parler ; il s'ensuit : que, les huîtres parlent ; et , même les pierres : si, on avait la bonté de lâcher la bride au sophisme. Aussi, M. de la Mennais a-t-il le soin de nous dire : que,