BLISSEMENT ET LE MAINTIE]^ DU DROIT DEMONTRE REEL
Les propositions, qui précèdent, ne peuvent être contestées : que, par le sophisme.
Ce que, en épigraphe, j'ai cité de Sismondi, est bien l'exposé du fait; auquel, se trouve joint un pourquoi. Ce n'est cependant point une théorie générale : car, l'exposé du fait, quoique vrai pour l'époque d ignorance, n'est point accompagné : d'un comment, d'une démonstration suffi-
saute; et, l'exposé du pourquoi, également vrai néanmoins, n'est même pas donné : comme appartenant au droit; quoique, cependant, il en dérive primitivement : comme se rapportant à la force, seul droit possible en époque d'ignorance.
Pour, que le passage de Sismoudi pût servir d'épigraphe à une théorie générale de l'impôt, même seulement relative à l'époque d'ignorance; ilfaudrait que, déjà, il eût été démontré : quand, il est de droit que l'humanité soit divisée en riches et en pauvres; quand, cette division rend tout ordre impossible, ce qui rejette alors celte division /lors du droit ; enfin, quand l'humanité ne peut plus être divisée en classes de riches et de pauvres ; mais , doit être constituée , j^our qu'elle puisse exister, de manière : que, tous soient nécessairement riches ; et, que le plus ou le moins de richesses, soit, nécessairement , l'expression du plus ou moins de mérite; sauf les exceptions relatives : à la fatalité, à l'expiation, à la justice éternelle, embrassant les différentes vies des individus; exceptions, qui se trouvent en dehors du domaine d'organisation rationnelle de propriété ; comme, n'appartenant plus : au domaine de la liberté.
Il faudrait, en outre, avoir démontré :
Comment, l'humanité peut être nécessairement divisée eu pauvres et eu riches : par le seul effet d'une première organisation de propriété ;
Comment, cette division, par le seul moyen possible, l'incompressibilité de l'examen, devient anarchique : nécessairement aussi ;
Enfin, comment il est possible, par le seul effet de la seconde organisation de propriété, deux seulement pouvant exister; ([ue, tous soient isécessairement riches; en appelant riches : ceux qui ont, certainement, toujours de quoi satisfaire tous les besoins raisonnables dérivant : soit de l'organisme; soit de rintelligence.
Pour aussi longtemps : que, l'ignorance sociale, sur la
réalité du droit, n'est point évanouie ; il faut : que, ce que la société donne comme droit, ne puisse être exaraiué par les niasses. Et, cet examen peut seulement être efficacement interdit aux masses; lorsqu'on est parvenu à les réduire à la nécessité : d'un travail incessant; encore, pour autant que la presse n'est point devenue incompressible. Pour cette époque, la division de l fiiiînanilé , en pauvres et en riches, est donc bien réellement de droit ; puisqu'elle est : l'expression de la nécessité sociale; l'expression, du sine quâ non de vie sociale : Tordre.
Du moment, que l'examen ne peut plus être socialement comprimé; le droit absolu, le droit relatif à la raison rendue incontestable, doit être substitué : au droit relatif à la force ;■ qui seul, jusqu'alors, a pu être donné et accepté comme droit; toujours, du reste, masqué de sophismes imposés comme vérités; autant, que cela se trouve possible. Or, il est évident : que, du moment que le droit réel, le droit relatif à la raison doit régner ; le plus ou le moins de ricbesse devient, nécessairement : l'expression du plus ou moins de mérite ; sauf, je le répète, les exceptions relatives à la fatalité : nommée hasard, en époque d'ignorance; nommée éternelle justice, en époque de connaissance.
La présente théorie générale démontrera, d'une nuiuière . aussi incontestable que un est un :
Comment, Ihumanité peut être divisée en pauvres et en riches; par l'aliénation du sol : soit à un; soit à plusieurs individus ;
Comment, cette division existe nécessairement : lant . que dure l'ignorance sociale; et, que l'examen peut être comprimé ;
Comment, celte division devient nécessairement anarclù-
que, par l'incompressibilité de Texamen , re'sultat nécessaire : des développements de l'intelligence ;
Et, coMMEjsT l'entrée du sol à la propriété collective; et, ExcLUsivEME]\T CETTE EiNTREE ; rend nécessairement r«c/ies ; tous les individus', sans exception possible; et, le plus ou moins de richesse : relatif au mérite ; sauf les exceptions , dérivant de la fatalité.
Parmi, les mille pourquoi; qui, secoisdairemeivt, rattachent au droit la division en pauvres et en riches ; il en est UN, que nous pourrions éluder; et que, loin de là, nous allons aborder franchement ; c'est : parce qu'il y a des
jN ATI Oj\ ALITÉS.
En effet : il y a seulement des nationalités, par absence de droit réel, incontestablement démontré. Ce droit, est nécessairement unique; et, là où il n'y a qu'undroit possible, il n'y a qu'un peuple possible. Car, ce qui constitue, exclusivement, les nationalités; c'est : la différence de droits, ou l'absence de droit commun ; la nécessité de s'en rapporter à la force, à VuUima ralio reguin^ comme critérium commun de droit; la force, étant la seule sanction commune possiELE : entre les nations.
Arrivons : à la conséquence nécessaire de la force , considérée comme seul critérium possible de droit, au sein des nations. C'est : que tant que la force est seul critérium possible, de droit, au sein des nations; la force est, nécessairement aussi, seul critérium possible de droit, au sein de chacune d'elles. Et , tant que la force est le seul droit possible; les forts sont, nécessairement, les seuls riches possibles; et , les faibles, les seuls pauvres possibles. Il est évident, qu'alors : la plus grande partie des frais de l'êlablissement social est destinée à défendre le riche contre le pauvre ; parce que si on les laissait à leurs forces respectives^ le premier ne tarderait pas : à être dépouillé.
Mais, quand l'excès d'anarchie a forcé : de reconnaître la nécesâté du di'oit réel ; a forcé : de le chercher, de le trouver et de rétablir ;
Quand, alors, le gouvernement cesse : d'être la représentation des forts ;
Quand, il est la roprésentation de tous, pour exécuter : ce, qui est universellement reconnu : être le droit réel;
Alors :
Tous les frais, de l'établissement social, sont employés : au bien de tous ;
Ce qui l'ait : que, Timpot, ou mieux le revenu social, n'est plus un joug, un joug aussi pesant que possible; ainsi, que le nomme Sismondi; mais bien : la source du eoaheur DE TOUS.
— Est-ce clair?
— Ici, nous entendons les preneurs de la maxime : il y aura toujours des pauvres, Je paupérisme est inhérent à V humanité; s'écrier, avec cette vanité insultante, caractéristique de l'ignorance :
— « Ah! vous voulez que toutes les nations soient anéanties, avant que l'anéantissement du paupérisme soit possible ! Eh bien ! nous sommes tranquilles alors, car toujours il v aura des pauvres. »
— Ne vous réjouissez pas tant, Messieurs ! Si, vous aviez raison, vous auriez prononcé votre arrêt de mort. Mais, ne craignez rien. Il suffit : qu'une nation puissante, comme la France ou l'Angleterre, par exemple, s'organise conformément à la justice, après que l'ignorance sociale a été détruite : pour, que le paupérisme soit aussi diminué que possible, relativement aux circonstances; et, que cet anéantissement de l'ignorance, chez une nation, finisse bientôt par anéantir les nationalités ; sans, qu'il soit besoin, à cet égard, de faire intervenir : la force brutale.
C'est ici, maintenant, que doit se placer une pbservatioa V. i9
"2^0 scîe:sce sociale.
bien importante. Les personnes timides, comme le sont toujours ceîiës qui ne savent point juger les ne'cessités sociales; cl, elles sont en immense majorité, pendant Tépoque d'ignorance; croient : qu'il est impulde^t de parler d'anéantissement des nationalités; à une époque où le préjugé, relatif à la nécessité d'existence des nationalités; est encore, aussi uni- Tersellement répandu.
îiiPRUDEM ! Il faudrait s'entendre : sur l'application de celte expression. Il peut être imprudent, de parler de l'agréable ou même de l'utiie; quand, en parler peut, par circonst^^e particulière, causer la mort d'un individu compris e^s l'exception. Mais, il n'est jamais imprudent de parler : du nécessaire immédiat; du nécessaire général ; de ce, sans quoi, la société, c'est-à-dire tous les individus , doivent mourir. Est-il imprudent ou nécessaire : de parler d'amputation, à un malade; dont, un memjjre est gangrené?
6i, l'anéantissement des nationalités n'était pas absolument nécessaire; pour, que le paupérisme puisse être anéanti; j'accorderais : qu'il pourrait être imprudent d'en parler. Et, si l'anéantissement du paupérisme n'était pas devenu absolument nécessaire : à l'existence de l'ordre ; à l'existence de l'humanité; j'accorderais encore : qu'il pourrait V avoir imprudence de parler : de l'anéantissement des nationalités. Mais, il n'en est pas ainsi. Où donc est l'imprudence?
L'imprudence, reprennent les timides, consiste en ce que : peu de personnes sont capables de vous comprendre ; d'uîi point de vue aussi élevé.
Très-bien! Alors, est-ce pour que ce peu de personnes, capables de me comprendre et de s'instruire, restent encroûtées dans le préjugé; que, vous voulez que je me taise? Vous ne voyez donc pas : que si, par la publicité, une personne en instruit dix ; dix, en instruiront mille ; et mille, un million? En époque d'incompressibilité d'examen, il n'y a d'imprudence : qu'à taire la vérité; ou, qu'à la publier, sans
montrer : qu'elle est socialement nécessaire ; et, qu'elle est vérité. J'aurai démontré. Le temps et la vérité feront le reste. Le temps a des ailes ; et, la vérité est devenue : socialement nécessaire.
Faites attention , du reste": qu'il ne s'agit point d'anéantir les nationalités ; au profit, ni même en l'honneur de l'une d'elles. Il s'agit de les unir, toutes : dans le sein de l'humanité dont elles sont sorties ; et , de les unir sous le règne de la raison ; hors duquel, il n'y a qu'esclavage, sous le règne des passions: source, des patries différentes. La patrie de l'esclave est circonscrite : par le fouet de son maître ; la patrie de l'homme libre : c'est le globe. Et, socialement, il n'y a d'homme libre : que, lorsque l'humanité est ellemême devenue libre; par son affranchissement : du joug de l'ignorance.
Nous arrivons, maintenant : à la théorie générale de l'impôt. Nous serons clair : comme cristal de roche. Toute philosophie, toute métaphysique, toute religion, toute organisation sociale ; qui, n'est point mise à la portée d'un enfant de dix ans bien élevé ; ne peut être : que , du galimatias ; plus ou moins fardé : d'éloquence.
Seulement : ?«ous ne savons être CLâiR; que, pour