COLLECTIVE
— Sous le régime : du sol appartenant à la propriété collective ; et, avec les finances résultant de ce régime ; il est évident : qu'un système général : de défricbement; de dessèchement; d'irrigation; tant, pour l'eau pure que pour l'eau chargée d'engrais, d'après la métliode Kennedy ; de canalisation ; etc.; se trouve immédiatement établi ; et porté, aussitôt que possible, au plus haut point de perfection que poisse permettre : le développement des connaissances.
Voilà, ce sixième obstacle vaincu ; sans, qu'il y ait l'ombre d'une objection rationnelle possible ; et, ke pouvaint
l'être : QUE, PAR l'entrée DU SOL A LA PROPRIÉTÉ COL- LECTIVE.
Aboyons! Ayez pitié de vous-mêmes. j\'êtes-vous pas honteux d'avoir un cinquième de votre territoire : pouvant devenir très-productif; et, nécessairement inapte à la culture : tant, que le sol reste aliéné ?
— Sous le régime : du sol appartenant à la propriété collective; et, avec les finances résultant de ce régime ; les chemins vicinaux, dont l'absence rend inutiles les meilleures lignes de grande communication , sont immédiatement portés à leur maximum : de développement nécessaire.
SCIENCE SOCFALE. 339
Voilà, ce septième obstacle vaincu; sans, qu'il y ait l'ombre d'une objection rationnelle possible; et, ke pouvant
l'être : QUE, PAR l'eNJ T.ÉE DU SOL A LA PROPRIETE COL- LECTIVE.
— Sous le régime : du sol appartenant à la propriété collective ; tous les dommages causés par les déboisements des montagnes, sont immédiatement réparés ; quant, à ce qui se trouve du ressort : de la puissance sociale.
Voilà, le dernier des obstacles mentionnés vaincu ; sans, qu'il y ait Tombic d'une objection rationnelle possible; et,
IVE POUVANT l'être : QUE PAR l'EjNTRÊE DU SOL A LA PRO- PRIETE COLLECTIVE.
Ainsi, du côté de l'agriculture, portée au plushaut point de prospérité et de développement possible; pas l'ombre d'une objection raisonnable.
Voyons, maintenant : les résultats !
Ils sont innombrables ; et, essentiellement avantageux : à tous et à chacun. Bornons-nous : à en énumérer quelques-uns.
— La division : en grandes et petites cultures ; en grandes et petites exploitations rurales ; selon, que les localités sont plus ou moins propres aux manufactures ; selon, la population ; selon, toutes les circonstances possibles enfin; assure à chacun la possibilité : de vivre, en famille isolée ou en familles associées, selon ses goûts; l'organisation socia:le protégeant également : et, les exploitations par une seule famille; et, les exploitations par familles associées.
— Le salaire, c'est-à-dire la rimunération du travail^ qu'il soit fait pour son propre compte ou pour le compte d'un autre; étant toujours, ainsi que nous l'avons prouvé, en exposant la théorie générale de l'impôt, au maximum de valeur; six heures de travail manuel par jour, est un temps suffisant : pour assurer à ehaquc famille, n'ayant ja-
mais à sa charge d'enfant au-dessus de deux ans, le bienêtre dans toute la valeur de cette expression; et cela, conformément aux besoins résultant : des développements de lintelligence.
— Les baux : étant toujours à vie, pour les exploitations par une seule famille ; et, de trente années, pour les exploitations par familles associées ; sont néanmoins résiliables, du côté des individus : pour des causes déterminées, d'utilité particulière. Car, l'intérêt public et les intérêts particuliers, étant alors nécessairement identiques ; c'est toujours l'intérêt raisonnable des particuliers , qui doit être : consulté etpréféré.
Yoilà, cette plus-value, impossible à organiser, selon M. Proudhon, qui se trouve organisée : sans, qu'on y touche. Le sol, et ce qui s'y rapporte, est évalué : au commencement et à la fin du bail. S'il y a plus-value; l'État paye. S'il y a moins-value ; l'héritage paye. Et, si l'héritage n'a rien; l'État perd. Car, alors, le crédit n'est que personnel; le crédit héréditaire se trouvant : anéanti.
Est-ce clair? C'est, peut-être, trop simple pour être compris. Que voulez-vous que j'y fasse?
Je continue l'esquisse des résultats.
— L'immense majorité des procès, source presque générale des haines domestiques, ayant pour origine , les difficultés relatives aux propriétés foncières ; ces procès disparaissent complètement.
— Les exploitations, rurales et autres, étant toujours louées avec tout le mobilier qui leur est nécessaire; chaque individu, sortant majeur des mains de la société collective, trouve toujours à s'établir : immédiatement. Et, si de nouvelles exploitations se trouvaient nécessaires; l'Etat procure toujours : les moyens de les établir.
— La production agricole, devient, proportionnellement d'autant plus considérable, pour un nombre donné d'individus ; que , la population est elle-même : plus considérable.
Quant aux craintes, relatives aux excès de population, je me charge de prouver : que, dans la société nouvelle, ces craintes sont absolument chimériques. Si, j'avais la folie de vouloir tout exposer à la fois ; il me serait reproché, et avec raison : de tout brouiller; en voulant tout expliquer, sans ordre.
Ainsi :
Production suffisante, au bien-être complet des familles ;
Production, aussi grande que possible, pour l'augmentation de la richesse sociale ;
Tel est le résultat nécessaire ; et, quant à l'agriculture : de l'entrée du sol , à la propriété collective.
MAiVUlACïURES.
« L'induslrie, cette source de richesse, u'a aujourd'hui ni règle, ni organisation, ni but. C'est une machine qui fonctionne sans régulateur, peu lui importe la force motrice qu'elle emploie. Broyant également dans ses rouages les hommes comme la matière, elle dépeuple les campagnes, agglomère la population dans des espaces sans air, affaiblit l'esprit comme les corps et jette ensuite sur le pavé, quand elle n'en sait plus que faire , les hommes qui ont sacrifié, pour l'enrichir, leur force, leur jeunessp) leur existence. Véritable Saturne BU TRAVAIL, l'industrie dévore ses enfants et ne \it que de leur nu)rt. »
Louis-îSAroLKOx Bonaparte.
— « Il est singulier et déploiable d'entendre la multitude des idiots, et même les bous esprits et les bons cœurs, faire chorus avec les misérables intéressés au désordre, pour convenir que nous ne sommes pas dans le temps d'apporter les' remèdes convenables aux maux de l'Etat. Pourquoi doue le temps de la maladie ne serait-il pas celui des remèdes? » Marquis de Mirabeatt.
.^« C'est la France qui vous dit, à vous ses médecins et ses amis : donnez-moi un remède contre l'anarchie, mais que ce uemilDE ne soit tas