LA SOCIÉTÉ
Quant, à la nécessité actuelle : de l'instruction réelle , de la science réelle, de la science proprement dite, de la science religieuse; et cela : sous peine de mort humanitaire; la société actuelle j croit : comme, à la divinité des oignons d'Egypte.
Il est évident : que, la société actuelle prétend pouvoir vivre : sans science réelle ; sans instruction réelle.
Vouloir, par le seul raisonnement ; et, avant que l'anarchie ne l'y ait forcée, sous peine de mort : convaincre une pareille société, des vérilés démontrées par la science sociale ; c'est, prétendre, par le seul raisonnement, amener : les mahomélans à traîner, aux gémonies, les cendres de Mahomet; ou, leslndous à cracher sur la vache. Pascal , par son propre raisonnement, était parvenu à se convaincre : que, pour croire à l'anthropomorphisme, ainsi qu'aux dogmes chrétiens ; il fallait commencer par s'ohHir. Et , cependant , Pascal est mort sous le cilice. C'est, qu'à un millionième d'exceptions près, le raisonnement, pour combattre les préjugés, n'a de valeur : c^ue, [lar la nécessité.
SCIE.NCE SOCIALE. 543
Concevez-vous maintenant : pourquoi, la science sociale , quoique rendue rationnellement incontestable, vis-à-vis de tous et de chacun, doit être, pour l'actualité, complètement inutile? C'est, que pour bien voir, il faut une vue non cataraclée; et, que pour raisonner juste, il faut un cerveau, non paralysé : par les préjugés.
— o Lorsqu'une doctrine d'ordre, de paix et d'union se présente, dit Bastiat, elle ,i beau avoir pour elle la clarté et la vérité, elle trouve la