POUR LE BIEN COMMUN
— Comprenez-vous, ce que Basliat a dû souffrir en écrivant cette citation? Aussi , s'écrie-t-il , en s'efforçant de cacher ses angoisses sous un masque de raillerie :
— « Quelle ne doit pas être la perplexité des bonnes àines qui se refusent à admettre que rien soit nécessaire qui ne soit juste? »
— C'est , qu'en effet , la nécessité sociale est toujours : la justice sociale.
— « Enfui, ajoute Bastiat, Scrope termine par ces mots :
« Quand elle dépasse ce point, il faut la modifier eu vertu du principe c< qui la fit établir. »
— Ici, par exemple, Bastiat perd toute modération. II ne veut pas : que la société oi)éisse à la nécessité; il prélV-re : voir périr l'humanilé. 11 dirait volontiers, en parodiant un révolutionnaire : Périsse l'humanilé , pliitùl (|ue l'aliénation du sol ! Si, vous en dualez : écoulez ; el, jugez.
608 5C1ENCL SOCIALE.
— « Il est impossible, dit Bastial, que le lecteur n'aperçoive })as que les auteurs nous ont menés à i.a négation de la phoprieté, et nous y ont mené très-logiquement en parlant de ce point : le propriétaire se fait payer les dons de Dieu. Voici que le fermage est une injustice que la loi n'établit que sous l'empire de la nécessité , qu'elle peut modifier ou détruire sous l'empire d'une autre nécessité. Les communistes n'ont jamais dit autre cbose. »
— En vérité : si, les communistes n'ont jamais dit autre chose que d'affirmer : qu'il vaut mieux voir anéantir l'aliénation du sol; que, de voir anéantir Fliumanité : j'avoue que, dans ce cas, je suis un tantinet communiste.
Vous croyez peut-être que Bastiat va se lasser de citer? Allons donc 1 Une fois, que l'excellent Bastiat est monté sur son Hobbyhorse, le maintien de l'aliénation du sol ; il n'en descend : que mort.
— « Senior. Les insfruments de la production sont le travail et les « agents naturels. Les agents naturels ayant été appropriés , les proprié- « TAiRES s'en font payer l'usage sous forme de rente, qui n'est la rccom- « pense d'aucun sacrifice quelconque, et est reçue par ceux qui n'ont ni « travaillé ni fait des avances, mais qui se bornent à tendre la main pour « recevoir les offrandes de la communauté, n
— « Après avoir, s'écrie Bastiat, porté ce rude coupa la propriété (1), Senior explique qu'une partie de la rente répond à l'intérêt du capital , puis il ajoute :
— « Le surplus est préleré par le propriétaire des agents naturels, et « forme sa récompense, non pour avoir travaillé on épargné, mais sim- « plement pour n'avoir pas gardé quand il pouvait garder, pour avoir « permis que les dons de la nature fussent acceptés. »
— « On le voit, s'écrie Bastiat, c'est toujours la même tboorie. On suppose que le propriétaire s'interpose entre la boucbe qui a fiim et l'aliment que Dieu lui avait destiné, sous la condition du travail. Le propriétaire se fait payer pour ce travail ce qui est juste , et il se fait payer une seconde fois pour le travail de la nature, pour l'usage des forces productives, des puissances indestructibles du sol, ce qui est inique.
(I) Non pas k la propriété, 'Monsieur; mais, à Vorganisation de In propriété. Avec tout autre que Bastiat , on dirait, ici : que, c'est de la mauvaise foi; hélas I non. Ce n'est : que, de la roi.
SClE^iCE SOCIALE. (j09
« Celle théorie, développée par les économistes anglais, Mill , Malihus, etc., on la voit avec peine prévaloir aussi sur le continent.»
— a SciALOJA. Quand un franc de semence donne cent francs de blé, « cette augmentation de valeur est due en grande partie à la terre. »
— Ici;, le bon Bastiat s'enflamme :
, — « C'est , •dit-il, confondre ïutilité et la valeur. Autant vaudrait dire : Quand l'eau, qui ne coûtait qu'un sou à deux pas de la source, coûte deux sous à cent pas, cette augmentation est due en partie à l'intervention de la nature. »
— Eh bien ! Monsieur, on le dirait avec raison. Si toute l'eau de la société était aliénée; et, si le porteur d'eau n'était que le valet ; de celui, qui serait parvenu à se l'approprier. HutiUté et la valeur sont deux mystères; que, ces Messieurs mettent à toutes sauces : quand, ils yQ\\\%ViX parler pour ne rien dire.
— « Florez-Esirada. La rente est cette partie du produit agricole « qui reste après que les frais de la production ont été couverts. »
— <-. Donc, s'écrie Bastiat, le propriétaire reçoit quelque chose pour rien. «
— Non, Monsieur. Le propriétaire individuel reçoit la rente, en retour de l'ordre qu'il procure; tant, que l'examen peut être comprimé; et, quand l'examen se trouve devenu incompressible ; le propriétaire reçoit sa rente j pour, que l'anarchie aille en croissant progressivement : ce qui est alors, inévitable; pour obéir, à la nécessité sociale de cette époque : ['entrée du sol à'ia propriété collective.
Ici, Bastiat explique les mystères : de la valeur, qui vient du travail; de la valeur, relative aux puissances du sol; de rutiiilé gratuite; de l'utilité onéreuse ; mystères auxquels luimême ne comprenait pas un seul mot; puis, toujours monté sur son dada, il poursuit : le cours de ses citations.
— i'. J. B. Sav. La terre n'est pas le seul agent de la nature qui soit a productif []) , mais c'est le seul ou à peu près que l'hoinnic ail pu
(i) C'est encore sur rassimilation : du Ua\ail réel, ou proprement dit,
(ilO SCIENCE SOCIALE.
« s'approprier. L'eau île la mer, des rivières, par la faculté qu'elle a de i( mettre en mouvement des machines, de nourrir des poissons, de porter « nos bateaux, a bien aussi un pouvoir productif. Le vent et jusqu'à la « chaleur du soleil travaillent pour nous ; mais heureusement personne « n'a pu dire : le vent et le soleil m'appartiennent, et le service qu'ils r«n- « dent doit m'être payé, »
— Ici, l'excellent Bastiat s'écrie, avec une lui digne des temps égyptiens :
— « Say semble déplorer ici que quelqu'un ait pu dire : la terre m'appartient, et le service qu'elle rend doit m'être payé. Heureusement ^ dirai-je, il n'est pas plus au pouvoir du propriétaire de se faire payer les services du sol que ceux du vent ou du soleil. »
— Étonnez-vous donc : de la foi, aux oignons d'Égyple, sous les Pliaraons ; quand, en 1850, il est possible, à un membre de l'Académie des sciences morales et politiques, d'énoncer de pareilles choses ; sans exciter : un fou rire !
Après, cette heureuse sorhe; Bastiat continue la citation de Say.
— « La terre est un atelier chimique admirable La nature a fait
« présent gratuitement à l'homme de ce vaste atelier Mais certains
« hommes, entre tous, s'en sont emparés et ont dit : A moi ce coraparli- « ment, à moi cet autre; ce qui en sortira sera ma p ropriélé exclusive. « Et, chose étonnante! ce privilège usurpe , loin d'avoir été funeste à la « communauté, s'est trouvé lui être avantageux. »
— Maintenant : écoutez l'homme de foi !
— a Oui sans doute, s'écrie-t-il, cet arrangement lui a été avantageux ; mais pourquoi? parce qu'il n'est ni privilège ni usurpe'; parce que celui qui dit: Âmoice compartiment, n"a pu ajouter : Ce qui en sortira serama propriété exclusive, mais bien ; Ce qui en sortira sera la propriété exclusive (le quiconque voudra l'acheter, en me restituant simplement la peine que
de riioinme ; au travail, (igurément dit ou illusoire de la terre et des capitaux ; que, se trouve basée : réconomie politique , justifiant l'esclavage des masses. Voyez notre Économie polUique.
SCliiNCE SOCIALE. 611
j'aurai prise, celle que je lui aurai cparguée ; la coilaboralion de la nature, gratuite pour moi, le sera aussi pour lui. »
— Êles-vous satisfait : de l'explication du mystère de la propriétéindividuelle du sol, selon saint Bastial? Si, vous ne l'êtes pas, vous aimez peu les mystères. Si, Bastiat avait dit : Celte propriété a été un privilège; mais, ce privilège n'était pas une usurpation , parce qu'il était : de nécessité sociale; je n'aurais vu là aucun mystère. Mais, au contraire; Bastiat accuse Say, en disant ;
— « Comme Scrope, il se rabat sur la dernière et la moins satisfaisante des ressources,, la nécessité. »
— Eh bien ! voyez : comme, les opinions diffèrent. Eu tant, que croire; j'aurais cru : que, pour la société, obéir à la nécessité, était la première et la plus satisfaisante des ressources !
— « Blanqui.
— Cette citation est du remplissage, il y avait mieux à prendre, chez Blanqui, ne fut-ce que :
— « De tous les abus, les plus odieux, selon moi, sont ceux de la «PROPRIÉTÉ. Si les lois actuelles RÈGLENT mal I'lsage de la propriété, « nous pouvons les rel'aire. Remaniez donc les luis qui ueglest l'usa(;k « de la propriété. »
— Il est évident : que, remanier les lois qui règlent l'usage de la propriété ; c'est, remanier, refaire : V organisation de la propriété; et, que si la nécessité sociale exige : l'entrée du sol à la propriété collective, le remaniement consistera : à faire entrer le soi, dans cette même propriété.
Après cela, suit un nouveau galimatias : sur les mystères : de l'utilité, delà valeur; de l'utilité, gratuite; et, de l'utilité, onéreuse : ayant pour but de faire accepter : que, du blanc, c'est du noir; et, que, du noir, c'est du blanc.
(51 2 SCIEPSGE SOCIALE.
— r. Garkier, La rente du propriétaire diffère csseiiticllciuent des ro- « tribuiions payées à l'ouvrier pour son travail, ou à l'entrepreneur pour « le profit des avances par lui faites, en ce que ces deux genres de rélri- « Lution sont l'indemnité , l'un d'une peine, l'autre d'une privation et « d'un risque auquel on s'est soumis; au lieu que la rente est reçue par «le propriétaire plus graluilement, et en vertu seulement d'ioïc conven- « iion légale qui reconnaît et maintient à certains individus le droit de « propriété foncière, »
— «En d'autres termes, s'écrie Bastiat, l'ouvrier et Tcntrepreneur sont payés, de par l'équité, pour des services qu'ils rendent; le propriétaire est payé, de par la loi, pour des services qu'il ne rend pas. »
— M. Basliat aurait pu taire remarquer : que, le propriétaire individuel foncier, est base de l'ordre, pendant toute l'époque ovi l'examen peut être comprimé; et, que c'est, pour cette juste raison, qu'il est payé.
Maintenant, écoutez lecteur ! Bastiat va continuer la citation de Garnier. Cela devient très-curieux.
— « Les plus hardis novateurs, continue Garnier, ne font autre chose « que de proposer le remplacement de la propriété individuelle (foncière) « par la propriété collective... Ils ont lien, ce nous semble , raison en « droit humain (1); mais ils auront tort pratiquement, tant qu'ils n'au- <■ roiit pas su montrer les avantages d'un meilleur système économique (!2).
" Mais longtemps encore, en avouant que la propriété (individuelle fou-- « cière] est un privilège ^ un monopole , on ajoutera que c'est un mono- « pôle utile, naturel, »
— Loin que l'on doive ajouter, longtemps encore : que, c'est un monopole utile, naturel; j'ai démontré, d'une manière rationnellement incontestable : que, ce monopole, jadis utile et naturel, est devenu : un monopole monstrueux ; et, devant être anéanti : sous peine de mort sociale.
— «En résumé, continue Garnier, cite par Baslial, on semLle ad-
(1) En droit cft;uH, ce serait plus joli encore.
(2) Ce ne sont pas sculmu'nt les avantages de l'entrée du sol , à la propriété collective, qu'il faut montrer; c'est, son absolue mxessilé : sous peine de mokx S0i:iALt'.
« mellre, eu économie politique (1), que la propriété (individuelle fona cière) ne découle pns du droit divin . du droit domanial ou de tout « autre droit spéculatif, mais bien de son utilité. Ce n'est qu'un niono- « pôle toléré dans l'intérêt de tous. »
— Il est impossible : d'être, plus clair, et plus juste; que, ne l'est ici Garnier. Mais, tel n'est pas l'avis de cet excellent Basliat ; qui, préférerait voir attaquer le bon Dieu ; à voir attaquer : l'aliénation du sol.
— n C'est, dit-il, identiquement l'arrêt prononcé par Schopk, cl répété par Say en termes adoucis. »
— Après cela, l'excellent Bastiat cite des socialistes pour faire voir : que, socialistes et économistes s'entendent, comme larrons en foire, pour convenir : que, ïaliénaiion du sol est ce qu'il y a de plus injuste au monde.
Et, savez- vous : pourquoi, Bastiat accumule toutes ces citations? Pour prouver, par un galimatias auquel, ni personne, ni lui-même n'a jamais compris un mot : que, les socialistes et les économistes ont également tort ; que l'aliénation du sol a été juste et restera juste : de toute éternité.
Si, un homme du mérite et de la r^onne foi de Bastiat a été h cet égard, cataracte, au point de ne pas voir : qu'il fait jour en plein midi ; et, que le soleil brille à rendre aveugle des milliers d'albinos par minute; comment, voulez-vous : que, des clubs prétendus savants ; rendus de mauvaise foi par l'esprit de corps; et, suivis de l'immensité des moutons de Panurge; puissent avouer : que, le sol doit entrer à la propriété collective, sous peine de mort sociale? Ils préféreraient essayer : de vous donner la lune.
(1) Ici, en lâchant un gros soupir, Bastiat s'écrie : flclas! oui ; voilà le mal.
Yoilii donc Bastiat , l'écho des économistes, proclamant : que, l'économie politique établit : que , l'aliénalation du sol ne découle pas du droit divin ; du droit absolu; mais seulement, de l'organisation de la propriété, obéissant : à la nécessité sociale.
A ces citalioDS, deséconomistes déclarent : que, la propriété individuelle foncière est un privilège, un monopole ; Casiiat aurait pu joindre les suivantes :
— « Dupont-White. Si Ricardo, p.ir les raisons qu'on vient de dé- « dnire , s'est abstenu de qualifier ce qu'il voyait , d'apprécier ce qu'il « exposait, d'autres, avec autant de pénétration, ont eu plus de hardiesse
« et de FRANCHISE.
« Un économiste qui n'a jamais passé pour frondeur, un publiciste des (' moins alarmants, a vertement appelé les choses par leur nom.
a II est évident, dit M, Rossi, que la possession de la terre, des mines, « des carrières, constitue un monopole. . . . Ces aperçus lumineux, né- « gligés par Ricardo, Ad. Smith les avait indiqués très-expressément. Le « fermage de la terre, dit-il, considéré comme le prix payé pour l'usage « de la terre, est naturellement cn prix de monopole. »
— « Rossi. Peut-être n'y a-t-il pas de milieu entre ces deux sys- « tèmes : la majorité soumise attx propriétaires du sol, ou bien, la « majorité maîtresse elle-même du sol. Toute autre organisation sociale « n'est peut-être qu'une transition. »
— Et, comme la majorité, en dehors de la totalité, n'est : que, tyrannie ou anarchie ; comme, la totalité ne peut être maîtresse du sol ; que, par l'entrée du sol à la propriété collective; il s'ensuit : que, selon M. Rossi, le plus grand des partisans de l'aliénation du sol^ le sol, sous peine de transition, ou d'anarchie, ou d'agonie humanitaire, doit, désormais, appartenir : à lapropriété collective. Bravo ! I\Ionsieur ; la conclusion est logique. Il est vrai : l'Académie des sciences morales et politiques, dira, d'une voix unanime : qu'ici, Rossi est un sot. Est-ce, que le dernier de ses membres, n'est pas un plus grand économiste : que Rossi?
— « GoDwiN. Il est vrai , comme le dit Malthus, que toutes les terres « sont partagées; mais elles ne le sont pas comme la nature (1) voudrait « qu'elles le fussent pour l'avantage des hommes. »
— « Jean Raynaud. Je ne me lèverai point comme Jean-Jacques, pour « dire : — « Le premier qui, ayant clos un champ, s'avisa de dire : Ceci <i est à moi, et trouva des hommes assez simples pour'le croire, a assume « sur sa tête la responsabilité de tous les crimes et de toutes l^s horreurs
(1) Lis!V. : la rfiisnn.
« qui ont souillé le genre humain. » — Mais je dirai : Cet honame a bien « mérité de l'humanité, car lui aussi a été pour elle un grand révélateur; « et en établissant pour la famille la première limite, il a préjj.iré le jour « où il ne sera besoin d'autres limites que de celles du globe , parce que « l'humanité tout entière ne sera plus qu'une seule famille, et la terre « qu'un seul champ. »
— «Malthus et Rossi.» (Voyez ces citations pages 236 à 245 du troisième volume de notre Économie politique.)
— « J. B. Say. On ne saurait disconvenir que le propriétaire foncier « n'ajoute PEnsoNNELLEMENT rien à l'utilité annuellement produite dans un a pays. »
— a J. B. Say. Il est si vrai que la société peut exister sans recon- « NAÎTRE la propriété FONCIÈRE (Individuelle), qu'il y en a de nombreux « exemples. »
— C'est faux. Jamais, encore, le sol n'a appartenu : à la propnélé réellement collective. Mais, n'importe.
— Quand , Bastiat aurait ajouté toutes ces citations à celles qu'il a déjà données ; quand ^ il en joindrait dix mille autres plus claires encore ; qu'est-ce que cela prouverait? Qu'il est plus facile : que, les individus, d'une génération existante, s'égorgent jusqu'au dernier; que , de parvenir à les faire raisonner juste; quand, leur vue est cataractée par les préjugés. Mais, ce que la nécessité sociale ne peut faire, sur une génération encroûtée ; elle le peut, sur une génération naissante.
Au sein de la génération actuelle, une seule voix puissante, s'élève : en faveur, de l'entrée du sol à la propriété collective. Nous l'avons déjà citée plusieurs fois ; et, nous le ferons encore : toutes les fois, que l'occasion s'en présentera.
— a La classe ouvrière ne possède rien, il faut la rendre propriétaire ; « Elle n'a de richesse que ses bras, il faut donner à ces bras un emploi
utile ;
« Elle est comme \\n peuple d'ilotes au milieu d'un peuple de Sybarites; il faut lui donner une place dans la société et attacher ses intérêts a ceux du sol, »
(Louis-Napoléon Bonaparte.)
— Or, il est évident ; et, de toulo éviflonce : qu'il est impos-
fil 6 - SCIKNCE SOCIALE.
sible d'attacher au sol, les intérêts de la classe des travailleurs ; classe, qui est l'humanité tout e^ti^re ; sans, faire entrer le sol : à la propriété collée lire.
Mais, hélas! il est également évident : que, vouloir, par le seul raisonnement; et, avant que l'anarchie l'y ait forcée, sous peine de mort sociale ; convaincre la société actuelle : que, désormais, le sol et les capitaux acquis par les générations passées, doivent entrer à la propriété collective; est une utopie, élevée : à la dernière puissance possible.
Concevez-vous, maintenant : pourquoi la science sociale , quoique rendue rationnellement incontestable, vis-à-vis de tous et de chacun , doit être , pour l'actualité , complètement inutile? C'est que, pour bien voir, il faut une vue non cataraclée; et, que pour raisonner juste , il faut un cerveau, non paralysé par les préjugés.
— « Lorsqu'une doctrine d'ordre, de paix et d'union se présente , dit Basliat, elle a beau avoir pour elle la clarté et la vérité, elle trouve la
PLACE PRISE