‹ Science sociale (volume 3)Chapitre 86 sur 102 · PARTICULIÈRE · texte numérisé non relu

PARTICULIÈRE

Et, comme chaque révélation ne peut être examinée, par ceux qui lui sont soumis, sans perdre sa puissance de base so-

SC1KNCE SOCrALE. 617

ci.ile; et, que si les sociétés diftV'renles, éUiicnl en rommimicalion, chaque révélation particulière examinerait les révélations étrangères ; ce qui, par la communication des examens, anéantirait toute puissance de droit chez les différentes sociétés en contact; il s'ensuit :

Que, toute communication, entre les différentes révélations, primitivement les seules sociétés possibles; doit être interdite : sous peine de mort. C'est là, encore, une nécessité sociale; et, l'histoire est là pour prouver : que, toujours il y a eu ol)éissance à cette nécessité : tant, que les souverainetés, de droit divin, conservent leur énergie.

La même science sociale, établit en outre :

Que , dès que les souverainetés , de droit divin, perdent leur énergie; dès que, par une cause quelconque, lacompressibilité de l'examen, ne peut plus, socialement, s'exercer d'une manière absolue ; il s'ensuit :

Que, là où l'examen ne peut plus être comprimé, le droit révélé perd toute sa puissance de base sociale ; et , que la force ijrutale, anarchique par essence, devient, alors, la seule sanction possible : d'une règle aussi formulée par la force brutale.

Si, maintenant : la cause, qui empêche l'examen d'être plus longtemps compressible, est universelle ; si, les causes, qui rendent les communications inévitables entre deux nationalités , deviennent : aussi, universelles ; et également indestructibles; il s'ensuivra :

Que, pour toutes les sociétés existant sur le globe, les révélations auront perdu toute puissance de base sociale; et, que (les jorces brutales, anarchiques par essence, deviennent les seules sanctions possibles ; de règles aussi formulées : par des forces brutales.

Il est évident : que, par les suites d'une anarchie, alors universelle etcontinuellementcroissante; l'humanité , disparaîtrait du globe; si, l'ignorance sociale : sur la réalitédudroit;et, sur la réalité de son inévitablesanction ; ne venait à se trouver anéantie : d'une manière rationnellement incontestable, vis-à-vis de tous et de chacun.

Alors, commence la troisième période humanitaire, relative à la souveraineté rationnelle.

018 ?riF.NCR SOCI\LR.

Il o>l évident; plus, qu'i-vidont; pour quiconque n'est point intellectuel lement aveugle : que, la tircessité sociale, la néconsitc. hunaanitaire ; humanitaire, ne l'oublions pas; est : la soumission humanitaire ; la soumission de toutes les nationalités : à la justice éternelle ; à l'éternelle raison ; au droit éternel. C'est, r ANÉANTISSEMENT : DES NATIONALITÉS.

La société actuelle, au contraire, prétend :

Que, le droit n'a nul besoin : d'être religieusement formulé et sanctionné.

— a La société, dit nu de .'es professeurs, est devenue essentiellement et irrévocablement laïqi'e. »

— « Désormais, dit-il encore, quoi (|ii'()u fasse, l'Élat ne peut plus s'appuyer sur une relifjion ; ce sont au contraire les rcliiiions qui demandent à s'appuyer sur l'Étal, pour olitenir de lui un Luidgol, le matériel du culte et unejjro/cc/i'on efficace. »

— La société actuelle, essentiellement soumise à la souveriiineté des majorités, affirme, par cela seul : que, la loi est exclusivement : la base du droit.

Un professeur de l'Iiistoire du droit , ])lus méticuleux et rougissant de la soumission du droit à la loi, se contente de dire :

— <i II n'est pas enrore décidé si le droit vient de la loi, ou si la loi

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