‹ Science sociale (volume 4)Chapitre 24 sur 79 · TRÔNE · texte numérisé non relu

TRÔNE

Cette union, existe, ou n'existe pas : selon des circonstances que nous examinerons ailleurs. Toujours est-il : que, sous peine d'anarchie, l'interprète de la règle

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doit dominer celui qui n'en est que Texécuteur. Sous peine d'anarchie : 1' autel doit dominer le trône.

L'interprète de la règle doit être unique et infaillible. Si, l'interprétation appartient à un collège de prêtres, Tanarchie est la suite inévitable de cette mesure pseudo-rationnelle.

L'Église de Rome, ou plutôt la nation chrétienne a été en état d'anarchie : jusqu'à rétablissement de l'infaillibilité papale ,• qui , du reste , a duré peu de temps. Et, elle est retombée dans l'anarchie : depuis que cette infaillibilité a cessé d'être reconnue.

Quant à la ligne de succession, elle doit être héréditaire : lorsque le trône est uni à l'autel ; et élective : quand l'autel est séparé du trône. C'est, que le trône est relatif à la matière ; et, l'autel à l'intelligence. A mesure que les connaissances progressent, les trônes se séparent de l'autel. C'est prmcipalement : la nécessité de l'élection, pour le chef de l'autel; et, de l'hérédité , pour te chef du trône ; qui cause cette séparation.

L'anarchie arrive : lorsque l'autel et le trône soni en opposition.

Les protecteurs moraux de la règle, composant le sacerdoce, sont électifs de haut en bas , excepté pour le chef, soit au sein d'une caste, soit au sein du peuple. L'hérédité pure et simple, au sein de l'autel, soumettrait bientôt le sacerdoce à l'empire ; et, l'anarchie, amenant la chute du trône lui-même , serait la suite de cette mesure irrationnelle.

^ SGIUCK SOÇHll^

fffi ç^srp'^isiiq; PBATi<«K»,

« Infl^iré ov^ ii|Op ÛMPF^f^i. H soi^yenin » ptu exprès commandement de Diea . doit justifier da ckoix de Diea. Josqu^à ce quHI montre ses titm, Vi^c^e ^oU^en^i^ne dç soa ^^tioi^ , il ^'es^t qu'oa brigand et un imposteur. »

(Là MsasAU, JHêcuuiomi crHiquêSf p. 19t)

— <c On la di^ d^j^ V^gtçopv '* isM peuples ne sont pas faits pour les rois ; c/kst ls coirrRAine. Quand on roi manque à ses eogagements, quand il décrire le cojQtrat, ^^^èç ^a tgjciUi, i^X i^yçç fMx^ peuple, celui-ci rentre dans tous ses droits par la résiliation du p«clf« Ou W poiple lekÎBse tomber, ou il dispose de (a couenne, et f« nestpas^ A de la violence, (Test tout simplement de Ut justice. O^ no^s de^a^den^ ^^^ dpi;^ k qui appar^fP^I^ Iç droit de constater fa violation , et de juger di^ moment où commencera, pour le peuple, le droit de faire descendre le souTerain de son trône.

A la raison publique , ce tribunal auguste, qoe lV>n sent et que lV>n troute partout : à cette amiO' rite iNFAiLLîBLK, à laquelle il n*^f p|| p^i^d^ résister, parce qu'elle est le résultat de la oodscienee , et pour ainsi dire de rorganis^tioB iiuin^ine. »

(M. Persil, plaidant comme procureur général du roi, devait lu opkt des pedft, doss /« procès de 31» ^ Keraorl^nA

1$ cl^spfnt^nie pr*tiq^p est veWf ; à rja^UtioB de là règle ; à celui qui ^çâ\ l'eféç ptes } a r@i#| à^ succession des chefs d'exécution ; aux protecteurs du

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trâne par la force matérielle, protecteurs partageant, avec le sacerdoce, les fruits du o^ouopole^^ eafia, à tout ce qui concerne le temporel^ la propriété. Cet eor semble a toujours porté le nom de trône.

Nous ne nous occuperons, ici, que du eas : où, k trône est séparé de Tautel. Il sera facile de se repréa senter : ce qui se rapporte à leur union.

L'exécution de la règle, implique soumission à Tim terprétation. Celui qui eii^écute, doit donc être soumis s à celui qui ioterprète.

Le choix du chef de l'exécution et même son existence comme chef, appartient à l'interprète. Mais, sous peine de graves inconvénients , que l'expérience^ finit par démontrer, la Ugne de succession du trône doit être héréditaire et par ordre de primogénitme. La pause en est facile à saisir. Au moyen de l'hérédité et de la primogéniture , la ligne de suecession reste en dehors des passions ; et le sujet donné par une pareille légitimité, restant sous la tutelle du chef de l'autel, est toujours bon, quel qu'il soit.

Le chef du trône doit être unique, surtout Iwwqufi^ le trône est séparé de l'autel. Rome païenne ne fait pas exception. Rome commandant à l'empire était ua individu. Lorsque l'anarohie était dans Rome, l'empire n'existait plus. D^ailleurs, de sépat et le collège des prêtres étaient réellement un. Céiar était ehef du saa cerdoee.

Les proteeteurs matériels di| tràna sent lep pvapfiés taires.

Aussi longtemps que le trône reste soumis à l'autel.

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les protecteurs du trône sont héréditaires. La raison de cette transmission est la même que pour le chef. Et, pour que la protection ne puisse rien perdre de 8a force matérielle, ce protectorat est exclusivement relatif à la propriété immobilière ; le privilège d'inaliénabiUté lui est attaché ; et, la transmission se fait par primogéniture, comme pour le trône. Cette période da despotisme, relative à la propriété du sol, se nomme

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