‹ Science sociale (volume 4)Chapitre 3 sur 79 · EXPOSITION · texte numérisé non relu

EXPOSITION

Nous nous proposons : de traiter de la science sociale; et, de la rendre évidente au point : que toutes les propaaitîoas qur la constituent puissent avoir, pour cha- I. 1

2 SCIENCE SOCULE.

que individu , le même degré de certitude et à^incantestabilité : que, le sentiment de sa pbopre existence.

Ces conditions de certitude et d'incontesiabiltté sont nécessaires : pour que la science sociale soit une science réelleniait et aoD illusoirement.

En effet, la réalité théorique d'une science est relative à la certitude, à l'incontestabilité du raisonnement qui l'expose. Et, pour que le raisonnement soit réellement incontestable, il doit être un continuel enchaînement d'identités et non d'analogies : puisque toute chaîne de raisonnement où il entre une seule analogie , considérée comme identité, est contestable par essence.

Maintenant : le point de départ d'un raisonnement, même entièrement composé d'identités, doit être luimême , et par lui-même , certain , incontestable pour chaque individu ; ou sinon , le point de départ pourra lui-même être contesté ; et, par conséquent, le raisonnement, c'est-à*dire la science , ayant un pareil point de départ, sera également contestable.

Et, ce point de départ doit être unique ; et tous les raisonnements doivent pouvoir s'y trouver rapportés : SOIS peine d'êtbe privés de certitude.

Quel est ce point de départ ?

Le seul sentiment qui, primitivement, ait en luimême son évidence, le seul qui, chez un individu, soit toujours le même que chez un autre individu ; le seul, par conséquent, qui se trouve au-dessus des analogies ; et, le seul qui, comme tel, puisse servir de critérium commun, de point de départ pour toute synthèse et de

bot pour toute analyse ; est : le sentiment de sa propre

EIlSTEtlCE.

AiDsi : tout raisouDement, méiiie composé d'identités et Qon d'analogies, qui n'a pas, pour principe ou pour terme, le sentiment de l'existence, est essentiellement contestable, et ne peut être l'exposition d'une science réelle ; et la science sociale, ne peut être une science réelle , qu'en acquérant le caractère d'incontestabilité relatif au sentiment de l'existence.

La science mathématique, par exemple, n'est ellemême une science réelle, quoique science d'abstraction, que parce que Vunité qui lui sert de base^ est I'ab-

STRACTION DU SENTIMENT DE l'eXISTENCE.

Dès l'abord nous pouvons donc énoncer : Qu'il n'y a àUncùiitestahle ^ de non illusoire; de réel y de vrai : que ce qui, par enchaînement d'identités, peut être ramené, par affirmation ou par négation, au sentiment de V existence. Et encore : pour autant que le sentiment de l'existence sera démontré n'être point lui-même : une illusion^ une apparence^ un phénomène , une résultante de Vorganisme, i}ne résultante de la matière.

En outre de la démonstration de la science sociale, ou plutôt comme' base de la science sociale, notre but est de démontrer que les sentiments d'existence , les sensibilités, plus généralement nommées âmes, ne sont point des illusions, des apparences, des phénomènes, des résultantes d'organisme, des résultantes de la matière; mais bien, des réalités, des vérités, les secles vérités.

4 SCIEUCB SOCIALE.

Et afin que, dès à présent, nos lecteurs puissent juger de ce qu'ils ont à attendre de notre travail, nous allons tracer la marche que nous nous proposons de suivre pour atteindre notre but.

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