FAMILLE DOMESTIQUE
M En dehors dn règne rationnel, le plos faible est, nccetsairemerti^ opprimé par le plos fort. »*
Akokyxe.
Chez tous les peuples que nous nommons sauvages, par cela seul que leur civilisation, leur organisation sociale est différente de la nôtre^ la femme est la bête Je somme de la famille. A cet égard les voyageurs et les témoignages de Thistoire sont unanimes.
Chez les peuples qui se prétendent exclusivement ci\ilisés, la femme est plus esclave encore qu'elle ne l'est chez les sauvages. Nous le prouverons ailleurs.
En énonçant cette dernière proposition, nous sommes loin de prétendre : que, la femme doive être : ce qui, si indéterminément, est nommé libre; si, par ce mot on veut comprendre : indépendante du chef de la fam///c. Émanciper la femme de Tautorité de ce chef, sendt briser : l'unité moléculaire de la famille politique *^ cl, se précipiter dans Tanarchie. Mais, nous disons : que, la faiblesse, opprimée par la force, est en état J'esclavage ; que la faiblesse , protégée par la force
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soumise à la justice, est en état de minorité; et, que la femme , fraction faible de l'unité domestique , doit être non point librej dans ce sens indétenniné ; mais mineure, et jamais esclave (1).
(1) Du moment que libre signifie : votontairevaent soumis à ce que le raisonnement réel exige; la femme, h Tétat de minorité, est aussi libre que rhomme.
«CiraGE SOCIALE. 343