‹ Science sociale (volume 4)Chapitre 45 sur 79 · AG£ DIVIJN OU SACERDOTAL · texte numérisé non relu

AG£ DIVIJN OU SACERDOTAL

u Considérée particulièrement sous le point de vue politique (la société chrétienne) , son action , qui, nous le répétons, n*était que le développement du principe même de sou existence, tendait à tout ramener à Tunité, à coordonner les nations, comme les membres d'une seule famille , dans nu système de fraternité universelle , par Tobéissance au père commun, et d^établir la prééminence du droU sur les intérêts, en substituant partout la justice à la force. »

L'abbk d£ la Menitais, De la religion considérée, etc., p. 140 (1).

— «Je dois attirer votre attention sur un fait. . . qui caractérise l'Église chrétienne en général, et a décidé, pour ainsi dire, de sa destinée.

<• Ce fait, c^est Tunité de TÉglise, l'unité de la société chrétienne, indépendamment de toutes les diversités de temps , de lieu , de domination , de langue, d'origine.

ic Singulier phénomène : c'est an moment où '^ Tcmpire romain se brise et disparaît, que TËglise

chréticnoe se rallie et se forme définitivement. L'unité politique périt (2), l'unité religieuse s'élève. Je ne sais combien de peuples divers d'origine, de mœurs, de langage, de destinée, se précipitent sur la scène; tout devient local, partiel; toute idée étendue, tonte institution générale, toute grande combinaison sociale s'évanouit; et c'est à

(1) C'est le système directement opposé à celui de M. Cousin : qui ne connaît de juste, que le résultat de la force.

(2) L*unité politique romaine a péri : parce qu'elle a cessé d'être société religieuse. Le panthéisme avait envahi la société romaine. Ainsi périssent les nations : quand il n'y a plus de ciment, le granit tombe en poussière.

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