‹ Science sociale (volume 4)Chapitre 46 sur 79 · II · texte numérisé non relu

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ce moment que TÉglise chrétienne prodame le plus haut rnnité de sa doctrine, l'anÎTeraalité de son droit.

« Fait glorieux et puissant, Messiears, qui a rendu, du ciuquième an dix -huitième siècle, d1m> menses services h Thumanité. L'nnité de l'Église a seule maintenu quelque lien entre des pays et des peuples que tout d^ailleurs tendait à séparer ; sons son influence , quelques notions générales, quelques sentiments d^une vaste sympathie, ont continué de se développer; et du sein de la pics épouvantable confusion politique que le monde ail jamais connue , s^est élevée l'idée la pins étendue et la plus pure, peut-être, qui ait jamais rallie les hommes, l'idée de )a société spirituelle; car c'est là le nom philosophique de l'Église, le type qu elle a voulu réaliser.

« Quel sens attachaient à ces mots, Messieor, les hommes de celte é|)oque, et quels progrîf avaient-ils déjii faits dans cette voie? QaVuit vraiment dans les esprits et dans les faits cette société spirituelle, objet de leur ambition et de leur respect? Comment était-elle conçue et pratiquée? II faut répondre k ces questions pour nvoir ce qn^on dit quand on parle de l'unité de l'Eglise, fl ce qu'on doit penser de ses principes oMUne de ses résultats.

n UwE coNvicT£ON coMxvïfs, c'est-à-dire, one même idée reconnue et acceptée comme vraie, tdle est xji BASE Fo:(o AMENTALE, le Hctt caché de U société humaine (1). On peut s*arréter anx associations les plus bornées et les plus simples , oa s^élevcr anx plus compliquées, aux plus éteodtt& ; on peut examiner ce qui se passe entre trais oa quatre barbares réunis pour une expédition de chasse, ou dans le sein d'une assemblée appdée à traita* des affaires d'un grand peuple; partout et dans tous les cas , c'est dans l'adhésion des iodivîdus à nne même pensée que consiste essentiellement le fait de l'association : Unt qu'ils ne se sont pas compris et entendus, ils ne sont que des êtres

(1) Et, quand l'errear ne peut plus se faire accepter Mnmie «rite, a cause de lUncompressibilîté de Vexamen, il tout ; que la vérité parai»; qu'elle soit vulgarisée au point d'être connue de toas et de chacM; w qae la société périsse. C'est M. Guizot qui vous le dit.

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iioléf, placés les uns à côté des antres, mais qui ne se pénèéreni et ne se tiennent pas (t). Un jnèae sentiaant, uke mèmk ceotaitcc, qnels qn'en soieut la nainre on Tobjet, telle e«t la conni- Tion pnEMisan ds l'état social ; c*est dans le sein de la vérité seulement , on de ce qu*iU prennent ponr la vérité, que les hommes s*naissent, et qne naît la sociélé (7.). Et en ce sens, nn pbilo* sopbe moderne (3) a en graude raison de aire : qu'il n*y a de société qu'entre les intelligenee^ ; qne la sociéié ne subsiste qoc sur krs points et dans les limites oii s*ae«omplit Tooion des intelligences; qne là on les inleUigences n*ont rien de oommna , • la sociéié n'est pas; en d*antres termes , qne la société intellectuelle est la seule société, Télémeiit nécessaire et coome le fond de toutes les associa." tioas extérieures et apparentes (4;.

« Or, le caractère essentiel de la yiènii:^ Messieurs, est précisément ce qui en fait le lien s^ycial par excellsace, c'est TuircTÉ. La vérité est une, c'est pourquoi les hommes qni l'ont reconnue et acceptée sont unis; union qui n*a ri«n d'accidentel ni d'arbitraire, car la vérité ne dépend ni des accidents des dioses, ni de FineerlUude des hj/ni' mes; rien de passager, car la TÎe est étemefle; rien de borné, car la Térité est complexe et infinie. Comme de la vérité, Tcvité sera donc le caractère essentiel de la société qui n'aura qne la vérité ponr objet, c*est-ii-dire, de la société parement spirituelle. II n*y a pas , il ne peut y avoir deux sociétés spirituelles ; elle est de sa natnre l'niqna et cxivanSELf.K (â).

Cl) Et, il en est de même, dès qu'ils ne se eomprenoeot pins : n'esl^e pas, M. Guizot?

(?) Et, qu'elle meure, n*<Bt41 pas vrai, M. Guizot? dès <|«e les erofui' ces ne sont plus possibles : si la vérité ne vient à paraître.

(3) M. Tabbé de la Menaais.

(4) Et, c'est ponr cela, sans doute : que M. Cousin Teul somuettre les intelligences à la force brutale.

;5) El, qu'est-ce que la vérilé ? Parler de la vérité, sans avoir Tombre d'une idée de ce en quoi elle peut consister, est d'un homme qui s'ef. force de se cacher son ignoranee. Selon vous, Monsîenr, la vérité n'est point dans la matière : puisque la vérité est une; et, que la matière est multiple par essence. U vérilé , selon vous, n'est point dans les imnia-

« Mais pour que la société spiriloeUe Baisse et subsiste, l'unité de la Térité en eUe-mésM ne sof* fit point. L'union des esprits, c'est-à-dire la fociété spirituelle, est la conséquence de l'unité de la Térité ; mais tant que cette union n'est pas ac> oomplie, la conséquenoe manque au principe, la société spirituelle n'est pas. Or, à quelle oonditio'j s'unissent les esprits dans la vérité ? A cette cob> dition qn*ils la connaissent et acceptent son tapire: quiconque obéit sans connattre la Térité, par ignorance et non par lumière , ou qntconqoe ayant connaissance de la Térité, refuse de loi obdr, n'est pas entré dans la société spiritudle : nul n'en fait partie s*ii ne voit et ne Teut; die exclot d'une part Tignorance, de lautre la contrainte (I); elle exige de tous ses membres l'intime et personnelle adhésion de 1 uitelligence et delà liberté (3).

« Il a fallu bien des siècles, Messieurs, .... pour mettre en lumière la vraie nature de la société spirituelle, sa nature complète et rbamooie de ses éléments (3). Ce fut longtemps Terreor pnérale, de croire que 1 empire de la Térité, c'est-à« dire de la raison uuÏTerselle , pouTatt être établi sans le libre exercice de la raison indiridudie. sans le respect de son droit (4). On méconnaissait ainsi la société spirituelle, en la proclamant; on

térialités : puisque, toujours selon vous, la morale, expression ciclusive des immatérialités, est indépendante du lien religieux, lui-même exclusivement relatif aux immatérialités, s'il y en a. Or, comme il n'y a de possible: que, matérialité et immatérialité; vous niez doncla vérité. Pour arriver à cette conclusion , il était inutile de parler aussi Ionstemps sur la vérité.

(1) Ici, M. Guizot aurait du dire la contrainte extérieure. Car, int<'rieurement, nul ne peut, sans être fou, résister à la vérité qu'il connaît Personne, hormis l'insensé, ne peut se refuser à reconnaître : que, drux et deux font quatre.

(2) Voilà M. Guizot qui déclare : que la société réelle ne peut eiister : que par la démonstration , rendue ration ncUement incontestable vis-à-vis de tous et de chacun : de la réalité de la venté; et de ce qui constitue la vérité.

Q) 11 parait que, selon M. Guizot, la vraie nature, la nature compK't<^ de la société spirituelle, consiste à reconnaître : que, la morale est indépendante des idées religieuses.

(4) Que signiÛe ce galimatias? Est-ce que la raison individuelle nV^t

Texposait à n'être qu'une illusion mensongère. L'emploi de la force fait bien plus que la souiller, il la tue : pour que son unité soit non-seulement pure, mais réelle, il faut qu'elle éclate au milieu du développement de toutes les intelligences, de toutes les libertés (1).

« Ce sera l'honneur de notre temps, Messieurs, d'avoir ainsi pénétré dans l'essence de la société spirituelle, bien plus avant que n'avait encore fait le monde; de l'avoir bien plus complètement connue et reveftdi(fuée. Nous savons maintenant qu'elle a deux conditions : !<> La présence d'une vérité générale, absolue » règle des croyances et des aC' lions humaines; 2** le plein développement de toutes les intelligences, en face de cette vérité, et la libre adhésion des âmes à son pouvoir (2). Que l'une de ces deux conditions ne nous fasse jamais oublier Tantre ; que l'idée de la liberté des esprits n'affaiblisse point en nous celle de l'unité de la société spirituelle : parce que les convictions individuelles dpivent être éclairées et libres , ne nous laissons pas emporter à croire qu'il n'y a ^loint de vérité universelle qui ait droit de commander (3); en respectant la raison de chacun, ne perdons pas de vue la raison unique *et souveraine (4). L'histoire de la société humaine s'est passée jusqu'ici en alternatives de l'une à l'autre de ces suppositions. A certaines époques, les hommes ont été

pas libre : quand elle croit à l'erreur qu'elle prend pour vérité? Pour que la raison individuelle soit libre, faut-il qu'elle puisse admettre que deux et deux font cinq?

(1) Et, tant qu'on ne la connaît pas, la vérité réelle, la vérité unique, faut-il : déclarer qu'il n'y a pas de vérité; ou laisser périr la société, par absence de vérité , en ne lui imposant point un préjugé comme vérité ?

(2) Bieni voilà, de nouveau, la démonstration rendue rationnellement incontestable vis-à-vis de tous et de chacun, de la réalité de la vérité, et de ce en quoi elle consiste, reconnue comme nécessité sociale. Et où est-elle, cette démonstration? Consiste-t-elle à dire, comme M. Guizot : que la morale est indépendante des idées religieuses?

(3) Mais, malheureux homme, où est-elle, cette vérité ; et si la société ne le sait pas, comment peut-elle s'en passer? Allons! accouchez-donc; et, ne tergiversez pas.

(4) Mais, pour ne point la perdre de vue, il faut d'abord : la connaître ; ou croire la connaître. Et, comment est-il possible de s'assurer que l'on ne se trompe pas ?

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snrtont frappés de la nature et des droits de criic vérité nniveradle, absolue, maître légiHau sa règne duquel ils aspirent ; ils se sont flattés qa*iU PaTRÎent enfin rencontrée, qu^ils la possédaient, et, dans leur ibUa con6ance, ils lui out accordé le pouvoir alMoln , qui bientôt et inévitMement a engendré la tjrrannie (1). Après Ta voir longtemps subie, respectée même, Thomme Ta reconnue; il y a vu le nooif les droits de la vérité usnarÉs par des forces ignorantes ou perverses; alors il s^est plus irrité contre les idoles qu'occupé de Dieo mène ; l'unité de la raison divine, si cette expression m-'est permise, n'a plus été l'objet de sa contemplation habituelle; il a surtout songé an drut de la raison humaine dans les relations des bonmes, et a souvent fini par oublier que , si elle est libre, la volonté n'est point arbitraire ; que, s'il j a droit d'examen pour la raison individoelle, elle est cependant subordonnée à cette raison générale qui sert de mesure, de pierre de touche à tous les esprits. Et, de même que dans le premier cm, il y avait une tyrannie, de même, dans le second cas, il y a eu anarchie, c'est-à-dire, absence de croyances générales, puissantes ; absence de principes dans les âmes, et de ciment daus h société (2). Om pemi espérer que notre temps est appelé h éviter lun et Vautre écueil, car il est, si je puis parler ainsi, en possession de la csHe qui les signale l'un et l'autre. Le développesieot de la civilisation doit s'acoomplir désonniis loas l'influence simultanée d*nne double foi , d'an dosble respect : la raison universelle sera rechethée eomroe la loi suprême et le dernier bai; la raisos individuelle sera libre et provoquée à se défdsp' per comme le meilleur moyen d'atteindre à la raison universelle (3). »

M. GcizoT, Hist, de la chUistttian emFrwce, t. I, p. 347.

(1) Alors, donnez donc le remède à cet inévilablement ; et, si c'est inévitable, que voulez- vous y faire?

(2) Tout cela, est parler pour ne rien dire : avez-vous un remède? donnez-le. Sinon : c*est vendre des paroles et du venL

(3; Voici^ en peu de mots, le résumé de ce long passage : la tociélè est une sotte ; et, tous nous sommes : des sots vaniteux, qui ne yooIobs point reconnaître notre sottise.

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— « Le goufeneneni de FÉglûe éUii conplétement, à cette époque, entre les mains des conciles ; eonciles généauix , aatioDauz , provînciavi. On y portait les questions de la foi et de la disdpliue, les procès des évéqnes, toutes les grandes ou difficiles affaires de TÉglise. Dans le cours du quatrième siècle, on trouTe quinze conciles; et TÎngt-cinq dans le cinquième ; et ce ne sont là que les princifanx coaciies» cens dont il est resté des traces écrites : il y en a eu, à coup sur, un grand nombre de locaux, peu fréquentés, deteonrte durée, qui n ont laissé ancun Bonunent, dont le souvenir même a été perdu.

• Une prouve indirecte démontre Tinportance des conciles à cette époque. Personne n'ignore qu'en Angleterre, dès l'origine du gouvernement représentatif^ lors de la formation de la chambre des Communes, on a fiut beaucoup de statuts pour ordonner la tenue régulière et fréquente des parlements. Le même fait parait au cinquième siècle pour les conciles. Plusieurs canons , entre autres ceux du concile d'Orange tenu en 441, portent qu'un ooncfle ne se séparera jamais sana indiquer le concile suivant, et que si le malheur des temps empêche qu'on ne tienne un concile deuxfaù par on» on prendra toutes les précautions possibles pour s'assurer du moins qu'il ne s'écoulera pas un long intervalle sans qu'il s'en renaisse quelqu'un.» M. GujzoT, ilnd,, p. 99 (1).

— L'âge divin ou sacerdotal peut comprendre deux époques bien distinctes : celle ou les conciles sont chargés d'interpréter la règle, le souverain pontife n'étant pas encore accepté comme infaillible ; celle enfin où le pontife dominant les conciles vient à être accepté comme infaillible. La première époque est d'examen, de discussion, de représentativité; et rien

Ci) Le gouyernement de droit divin, c'est le despotisme ; le gouvernenMDt «aprénodatif» soH mu forme de concile, soit sous fiome de parlement, c'est l'anarchie. Pendant toute l'époque d'ignorance , la société se trouve nécessairement entre ces deux écueils.

n'étant encore démontré, elle est essentiellement anarchique. L'époque des conciles , eût fini par anéantir le christianisme; si, le besoin d'ordre n'eût fait recourir : à l'infaillibilité du pape ; à l'absolutisme. La seconde époque est seule véritablement sacerdotale. Mais aussi, ainsi que le remarque M. Guizot, elle est tyrannique. C'est, qu'avant l'époque de vérité absolue, démontrée à chacun ; il n'y a de choix : qu'entre l'anar^ chie et la tyrannie. Ce qui a fait tomber le système représentatif religieux, même ayant une règle absolue, fera, à plus forte raison, crouler le système représentatif politique , qui n'a pas seulement Tombre d'une règle ; ou, plutôt qui se trouve basé sur le principe : qu'il n'y a pas de règle.

Ce que disent MM. de la Mennais et Guizot de la société chrétienne, peut se dire : de tout gouvernement sacerdotal ; de toute société spirituelle. De cette identité de vue, naît la maxime : Hors V Église point de salut ; dont la conséquence se trouve être : ou, le compelk tntrare; ou, Vanarchie. Aussi, dès que deux gouvernements divins sont en contact, il y a guerre entre eux, anarchie, jusqu'à la mort de l'un d'eux ; et c'est ainsi : que, sous le rapport de Tordre, la guerre peut être considérée : comme relativement juste. Il y a mort nécessaire de tous les deux : lorsque la tolérance, l'indifférence religieuse, vient à les dominer.

Jusqu'à présent, sous le signe droit politique, nous avons pu confondre : et, le droit formulé, et, le pouvoir de le formuler. C'est, l'effet pris pour la cause, ou la cause prise pour l'effet. Voyons, maintenant, si le

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pouvoir de formuler ce prétendu droit, appartient : à rhomme; ou, à certains hommes (1); ou, à certaines choses, considérées comme possédées. Il est évident que partout : où il n'y aura pas de droit absolu ; où le droit politique formulera le droit ; et, où le droit politique se trouvera attaché à la possession soit de la terre , soit de For ; la société sera : non point spirituelle ; mais matérielle.

Le pouvoir de formuler, n'importe quoi de relatif à la société, ne peut, sous V empirisme, dériver de l'homme en général : car, le résultat de cette dériva- ' tion serait : la vérité rendue incontestable; et, l'existence de ce caractère, serait : l'anéantissement de l'époque d'empirisme.

Pendant l'âge sacerdotal, les droits politiques sont réellement nuls : puisqu'ils dépendent complètement de la révélation . Et, ce qui va paraître contradictoire, ils ont néanmoins une grande importance : c'est qu'en dehors de la vérité, il y a là, nécessairement, un cercle vicieux. Cette importance est la nomination de l'interprète de la révélation. La durée de Tordre social, relatif à une révélation, est ainsi en rapport : avec la sagesse delà révélation, dirigeant la sagesse du choix de son interprète ; et surtout de la sagesse de l'interprète : dirigeant, interprétant, la règle du choix . Dans ce cas, les droits politiques appartiennent à un certain collège de prêtres , toujours aussi restreint que possible ; et, c'est ainsi à l'intelligence réelle ou pré-

(1) Au Canada, les femmes oa filles majeures et hors de pouvoir: jouissent des droits politiques.

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samée : que, ces droits sant spécialeiBent attachés.

€ea droits politiques, toujours secondaires, ontnéanlAoins, ainsi que nous venons de le remarquer, une réalité quelconque, aussi longtemps : que, la réyélation et l'interprète de la révélation , restent : socialement acceptés.

Pour cette époque, il est encore d'autres droits politiques, mais infiniment moins réels. Voyons à qui ou à qtun^ ils sont nécessairement attribués.

Lorsque, par suite de la réunion de plusieurs révélations en une seule, T ensemble contient plusieurs notionalités; le chef réel, le chef spirituel, confère TadministratioD des nationalités, soit à des chefs, soit à des ensembles de chefs, à des rois ou à des aristocraties. Alors, il y a des droits politiques relatifs aux administrations de ces nationalités : toujours, ne l'oublions pas, complètement illufioires comniie 50ui;eratm : ea ce qu'ils ont besoin de la sanction du chef spirituel.

€es droits politiques nationaux serontrils attachés : à l'intriligence essentiellement ^ ou bien, à la matière, considérée comme possédée?

Us n'appartiendront point à l'intelligence, abstraction faite de la possession de la richesse ; car, sous l'empirisme , l'ordre est inhérent : au monopole des développements de l'intelligence ; et, à l'exploitatioii de ceux dont l'intelligence n'est point développée. Si, les droits politiques nationaux étaient accordés, indépendamment de la richesse, les administrations nationales deviendraient protestantes ; et, l'anarchie serait le résultat : de cet ordre de choses.

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liais, il y a deux espèces de richesses : foncière ; et mobilière. A quelle espèce de possession de lichesses, les droits politiques nationaux serontrils attribués?

Avant l'époque de l'appropriation du soi par les individus , les droits politiques appartiennent , neeexsairemetit^ à la possession de la richesse mobilière. Mais, remarquez : que, pour cette époque, chaque nationalité a sa révélation, son sacerdoce; et, qu'il n'y a point de chef spirituel sur plusieurs nationalités. Si, pour l'époque nomade, plusieurs nationalités appartiennent à une même révélation, alors le chef spirituel appartient lui-même à une circonscription : où, le sol est aliéné. Voyez les Arabes et la révélation musulmane.

Après l'aliénation du sol, les droits politiques nationaux se trouvent nécessairement attribués à la possession du sol. Car, le chef spirituel a besoin de pouvoir toujours frapper les possesseurs de ces droits ; et, il ne le pourrait : lorsque ces mêmes droits seraient attribués aux possesseurs de la richesse mobilière, qui toujours peuvent émigrer.

De cette nécessité d'attribuer ces droits aux possesseurs du sol; et, de l'utilité, pour l'ordre, que l'exercice de ces droits ne change point de famille ; naissent, pour la fixité de cette richesse : et l'indivisibilité des propriétés foncières ; et, le droit de primogéniture.

Mais, ne l'oublions jamais, pendant l'âge sacerdo» tal les droits politiques nationaux sont toujours essentiellement secondaires ; et si, en dehors de l'influence

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— Tout ce que vient de dire M. Tabbé delaMennais est d'une yérité incontestable. Mais, il a tort de particulariser. Tout ce qu'il affirme est également vrai ; partout où le pouvoir spirituel vient à perdre : la domination sur le pouvoir temporel.

Pour rage héroïque , âge essentiellement privé de chef spirituel, c'est alors, et plus particulièrement encore : que , les droits politiques sont attribués au possesseur du sol. Et, cette attribution dure aussi longtemps qu'elle peut durer ; c'est-à-dire : jusqu'à ce que la nécessité vienne à rétablir un chef spirituel ; ou, jusqu'à' ce que l'incompressibilité de l'examen, venant à rendre ce chef impossible, les développements de l'inteUigence , chez les possesseurs de la richesse mobilière, viennent à faire triompher cette classe ; et, à soumettre le sol, ainsi qu« l'intelligence elle-même, Â leur domination.

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