‹ Science sociale (volume 4)Chapitre 63 sur 79 · FAITS HISTORIQUES BELATIFS A LA TERREUR DE L AYEHIR · texte numérisé non relu

FAITS HISTORIQUES BELATIFS A LA TERREUR DE L AYEHIR

« C'est la pear qqî rend ccrUines époques iiériles. *»

Prouoboit, Aeerlissemeni amx propriétaint, p. 51.

— « Une démocniîe impatiente, josteawnt eon- ▼aincne qoe toute aaiéUoration procède da gbi- ▼emement, donande Tobtention des droits politiques. Comprimes-la, ce sera noe rérolatioa; accordes-loi sa demande, ce sera encore one rérolation. •

PaouDBOir, De ia création de Verdre, p. 514.

— « Quiconque prêche le sufTrage onifcnd , comme principe unique d'ordre et de certitude, est menteur et charlatan; û trompe le peuple. La soutseaihstc SAirs i;! scibhck bst atkugls.

« Quiconque, admettant la réalité d'une adcnoe sociale, rejette comme inutile la réforme polltiqaer est menteur et charlatan : ul samncM. êun la.

SAVCTIOH ou PEUPLE UT IMPUISSAJTTB (i). »

Id., id., p. 432.

— « NnUe révélation désormais ne sera féconde, si rinstruction publique UGB.ua n'en devient le couronnement. Youles-vous sur la terre éterniser le paupérisme, le crime, la guerre, les convulsions, le despotisme? Éternités le prolétariat. »

/(/., id., p. 518 (2).

(1) Il y a là un cercle vicieux dans lequel, la seule folie peut consentir à entrer. Lorsque le pouvoir connaît la science réelle , il Timpose à tous par les monopoles de Téducation et de l'instruction. Au bout d'une génération, la science a la sanction de tous; les révolulions-sont anéanties; et, tout monopole cesse d'exister.

(2) La science réelle anéantit : le paupérisme, les crimes, la guerre, les convulsions et le despotisme.

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ÀYons-iious besoin de tracer ici le tableaa hiBtori- <|iie de aotre époque, pour le rapprocher du tableau d'empiris me qui précède? Nous ne le croyoas pas. Chacun, parles éTénements quotidiens, peut juger : nous ne dirons point de la ressemblance ; mais bien, de Tidentité.

Résumons : Tensemble des causes empiriques; et, des faits, qui s'y rapportent.

A l'époque où la terreur de l'avenir reste le seul ap^ pui, sur lequel le despotisme puisse se baser; il faut, pour que les causes de l'anarchie quasi-permanente qui se prépare, puissent être parfaitement comprises : que, l'ensemble des despotes, auparavant considéré comme étant tN, sous les rapports d'intelligence et de propriété; soit, désormais, considéré conmie divisé, sous ces mêmes rapports ; et, qu'il en soit de même pour les esclaves.

Alors, des despotes, sous le rapport de l'intelligence, peuvent être des esclaves sous le rapport de la projNriété ; et vice versa; despotisme et esclavage étant toujours relatifs : soit au monopole des déveloi^* ments de Fintelligence servant à rexpbitatioa de la propriété ; soit au monopole de la propriété, servant à mMiopoKser les développements de l'inteHigenee, pour réagir ensuite sur la projmété.

De ces considérations il résulte :

Bes despotes de pouvoir, nommés : gouvernants;

Des despotes révolutionnaires;

Bes despotes réformateurs;

B«a despotes égoïstes, ju^-milieua>j comervateurs;

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Des esclaves exploités, tant sous le rapport de Tintelligence que sous celui de la propriété ; masse, que les despotes nomment peuple : malgré le contresois, l'absurdité, d'attribuer, en même temps, cette dénomination ; et, à une masse d'esclaves ; et, au souverain.

Les despotes de pouvoir, ou gouvernants^ veulent conserver le monopole des développements de l'intdligence ; d'où, dérive nécessairement : le monopole de la propriété.

Les despotes révolutionnaires^ privés dés bénéfices de l'exploitation de la propriété, veulent en avoir leur part, aux dépens de ceux qui en jouissent.

Les despotes réformateurs voudraient : qu'il n'y eût point d'exploitation; mais, ils n'ont aucune conviction commune, siu* ce qui doit être établi : pour que personne ne soit exploité.

Les despotes conservateurs égoïstes veulent conserver : tout gouvernement qui leur assure leur part d'exploitation ; et, pour eux, le meilleur est celui : qui, assure une meilleure part.

Le peuple^ pour autant qu'il n'entre point dans une classe despotique, soit sous le rapport de l'intelligence, soit sous le rapport de la propriété, reste inerte; et, ainsi il se trouve nécessairement ballotté : entre les diférentes classes despotiques, selon les passions, les forces intellectuelles , ou même matérielles de chacune.

A cette époque, la caractéristique des despotes est : sous le rapport de l'intelligence, Vusage de Veœamen;

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et abstraction faite de l'intelligence, Vusage de la propriété; Vxm et l'autre usage dérivant alors d'un monopole.

A mesure que l'examen, devenu incompressible, se généralise ; et, pour aussi longtemps : que, l'incontestabilité rationnelle ne se trouve point socialement établie ; le protestantisme, existant alors de plus en plus exclusivement, étend ainsi, continuellement, ses limites ; le nombre des despotes, sous le rapport de l'intelligence, augmente proportionnellement ; et, celui des despotes , sous le rapport de la propriété, s'accroît lui-même, comme les développements de l'intelli- . gence : car, l'accroissement de la propriété, dérivant de la production, est le résultat nécessaire : de ces mêmes développements.

Peu à peu, il n'y a plus dépeuple : dans le sens de masse inerte, de masse n'examinant point, ne raisonnant point ; il n'y a plus que des despotes, prétendant s^ exploiter mutuellement : les uns, au moyen de l'intelligence ; les autres , au moyen de la propriété. C'est dire : que, dès ce moment, il y a anarchie : entre Tintelligence et la propriété.

L'anarchie, entre l'intelligence et la propriété, persiste :

1* Jusqu'à ce que l'intelligence ait découvert : les moyens de s'harmoniser, incontestablement, avec la propriété ;

2"* Jusqu'à ce que l'intelligence ait reconnu : l'existence , rationnellement incontestable , d'une autorité

sanctionnant nécessairement : les actions, dérivant des II. ii

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tendances existant chez chaque être inteUigent : \«« ou contre cette harmonie ;

3"" Jusqu'à ce que l'intelligence ait établi , au mSîeu de la société : la possibilité, et la nécessité, autant qu'il dépend d'elle, pour chaque être intelligent : de reconnaître cette harmonie^ dont l'expression, rationnellement incontestable, se nomme règle d'action ; et, de reconnaître, en même temps, la certitude de jouir des résultats de cette harmonie : soit, par son {propre travail, si ses facultés lui permettent de travailler; soit, par le travail de la société, si ses facultés l'en empêchent.

La découverte de l'harmonie sociale, ayant pour expression une règle d'action rationnellement incontestable, eût- elle même une existence réelle chez quelques individus, ne peut, socialement, être acceptée; avant, que les maux, résultants de l'anarchie entre l'intelligence et la propriété, soient incontestablement et socialement i^econnus : ne pouvoir être guéris, parle despotisme^ monopolisant les développements de l'intelligence.

Mais, lorsque cette époque est arrivée ; u TERiiEn j>E l'avenir, qui, jusque-là, avait prolongé l'existence du despotisme ; devient, elle-même, la cause : rfe la recherche, relative à la règle d'action rationnellement incontestable, pour le cas où cette règle n'eût point encore d'existence réelle , chez quelque individu ; ou, de son acceptation sociale , pour le cas où cette même règle eût déjà été présentée, par quelque individu ; et, jusque-là, méprisée par la société. £t, c'est ainsi :

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que, la terreur de l'avenir devient, elle-même , la cause occasionnelle de Tharmonie sociale; que, dès l'abord, elle paraissait devoir rendre : impossible.

Nous voyons, maintenant : que, le prétendu cercle vicieux, résultant de la terreur de l'avenir; et, qui paraissait devoir éterniser le despotisme ; ne se brise point; mais, qu'il s'use : et, par le développement graduel des connaissances, une fois que l'examen est devenu incompressible ; et, par l'anarchie, qui résulte de ce développement.

Nous verrons bientôt : que, déjà nous sommes arrivés à l'époque ; où, par l'effet du temps , ce cercle vicieux va se trouver anéanti. Mais, auparavant de le démontrer, nous devons : après avoir examiné le despotisme dans ses détails ; l'étudier dans son ensemble.

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