‹ Science sociale (volume 4)Chapitre 64 sur 79 · DU DESPOTISME CONSIDÉRÉ DANS SOFT ENSEMBLE · texte numérisé non relu

DU DESPOTISME CONSIDÉRÉ DANS SOFT ENSEMBLE

• notarqne témoigae q«e ceux qn goafemksC dans Ltcédémoiie De rpcrninaiteaifa t pont d av- TEB JUSTICE qœ ce qoî sertait an bien et à Ti* grandinemeot de TÉtat (Platarq., m ifcttL, p. 616). C*étail panai eox Im règU ei Im wtetan du droit et de i.*aoinr£TBTB : si une cfaoM éuit ntile ao public, elle pasiait de là poor UgiiiBe, Je crois qae Platarqae dit la vérité, nais il ac devait pas neltie en jea la seole ville de Spsrte. Celle d'Atbèoes et celle de TfaHiea n*avaiettt put de meilletirs principes ; ce sont, généraleBMBt pir« lant, les maximes de tons les États; la difRrewe des uns aux antres n'est qne dn pins an nwins ; les uns sauvent mieux les apparences qae ks antres. Quoi qn*ii en soit, Âgésilaiis était toat pèsetré de cette méchante morale. Se voyant soupçons^ d^avoir induit Phébidas à surprendre la citadeUe de Thèbes en pleine paix, et par une fraade qn faisait crier toute la Grèce, il représenta qn'il lailait, avant toutes choses, examiner si cette adiaa était profitable à la patrie, et que chacun devait faire de son propre mouvement ce qui tendait à l'avantage de TÉtst. • . . . . Agésilaiis avait «o

respect extraordinaire pour les dieux.

Voilà sa rdigion personnelle; mais dàs qu'il te regardait comme roi, le bien et l'avantage de son royaume était sa divinité principale, à laquette tl sacrifiait la vertu et la justice, les lois divines et les lois humaines. Je ne sais si tons ceux qui dtent cette sentence d'Euripide :

Kan li Tiotuidan etl jui, rtfftan^ gntia VioUodan est : atUs rebos pieUlem ctiu

(CiMr. Otki^» Ub. UU cip. tt.)

en comprennent to«te l'éneigie : on y voit Tcsprit

et de ceux qoi aequièteol des royaumei, et de oenx qeî goaTerneat ke ÉtAti; ils vont quciqueibis jafqa*à la sopentitioa. Regarda la condaile particalière d'Agérilaôs : tout y est dans rordre, aHis rebuM pieiaiem coUiê : il ne sort de Téquité qn'en tant qu'il règne, reptamS gratta violamdmm est, Eo tant qn'IioniiBe il toqs dira sincèrenent oonoie un antre : amieuM uêque ad anu; mais en tant qne sonTerain , s'il parle selon sa pensée, il voos dira : j'observerai le traité de paix pendant qne le bien de mon royaume le demandera ; je me moquerai de mon serment dès que la maxime d*État le voudra. ••

Batlx, art. Âgémlamê,-

— « Ce grand homme (Aristide) , qui observait si exactement les règles de Péqnité ches lui et envers SCS compatriotes , ne faisait point scrupule de préférer Tntile à l'honnête quand il s'agissait d*une affaire politique. Aristide avait &it jurer une certaine chose aux Athéniens, et il avait luimême prêté le serment en leur nom. Dans la suite, il leur conseilla de faire ce qu'ils trouveraient à propos pour futilité publique , et de le laisser chargé lui seul du paijnre , pendant quils se préraudraient des droonstanees favorables que la fortune leur présenterait. »

Batu, art. Aritiide.

— « De là vient le droit de Tépée, car F^ée donne un véritable droii. Autrement on verrait la violence d'un côté, et la justice de l'antre.

• De là vient l'injustice de la fronde, qui élève sa prétendue jugOee contre la force. *•

V ASC Aï,, Manuscrit autographe, p. 431.

— « Nous n'en finirions pas, si nous citions tons les nouveaux passages oii Pascal se complaît à ramener son opinion favorite , que /a force fait la justice et domine sua tx aAisoir. •

M. Cousxff , Des pensées de Pascal; Rapport a V Académie sur la nécessité d'une nouvelle édition de cet ouvrage.

— « En dépit des lois de la morale, dans les relations de peuple à peuple, c'est le succès qui fait le droit. *•

M. Micaci. CHavALixa, Lettres sur V Amérique du Nord, lettre xxxiv.

214 SCIBIfCB 90G1ALS.

— > Lei RoBtiu étaient d*ane ezigenoe ioodie «( d*ue intolénble hanteor eoren les autres penpies. .... h&m politique était d'im égûsase •au veifogae. lia traitaient qnioonqae résisttit k leur insatiable smf de conquête comme un esdave révolté contre la ^onté des dieax. Celle foi panique dont ils imprimèrent le nom comme on stigmate d^infamie snr les raines de leur rifale, fut souvent la seak foi qu^ils pratiqnèrent. La postérité les a poartaat proclamés le plus grand people de la terre, pauck qu'ils aÉnssiRiiiT. «

Id:, Und,

SCIENCB SOCIALE. 21 S

PotttîoB de l*équalioB logique du despotinne.

« Il n*y a de droits iniprescriptiblf« à la liberté qae pour qui est en menure d'en Jouir avec prolil pour la société, et pour lui-même. L'eKlavage , si odieux qa*il puisse être, est cependant UM forme d'ordre social ; il doit #,Tai cousin v A Ui où toute autre forme meilleure serait fMPussi«r.K; il doit disparaître la où Y inférieur est mftr pour une plus làvorable condition. "

M. Michel CacvALica, Lettrée iur tAméHéfu*- As Nordt lettre xxix'.

— « La liberté est impossible « aussi loni^temp* que Teadavag e reste possible. »

8tss caMMl;««

— Noos venons d'analyser, par IVrnpiriHiiif^ i*i par l'histoire, les moyens sur lesquels le despotisme s'est appuyé jusqu'ici. L'identité des résultats prou\e ; que, les deux analyses sont exactes.

Maintenant, et ainsi que nous l'avons dit au [ir^^cé* dent chapitre, nous devons compléter l'étude du. despotisme, par un examen d^nifemlile. A\ant de commencer cet examen, précisons l'état de la question, que nous avons à discuter.

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