INTELLIGENCE ET PROPRIETE
•• Noos avons été teUdoeat eo proie sa dopatisme des idées géaérales, des thsoriu, il noas en a, à qaelques égards, coûté si cher, qa'dkssoBt deveoaes Tobjet d*ane certaine défiance. On aime mîeax se rapporter aux faits, aux cirooosiaBces qiè ciales , aax ArFLiCATcovs. Ne nous en pUignons pas. Messieurs, c'est un progrès nouveau , c'est un grand pas dans la connaissance et vere tempire de la vérité (I); pourvu toutefois qaeooa$ ne nous laissions pas envahir, entraîner par œtie disposition ; pourvu que nous n'oubliions pas qne ia vérité seule a droit de régner êttr le menée; que les faits nont de mérite qatuitant qu'ils l'expriment , et tendent a s*ff assimiler de plut es pins ; que toute vraie grandeur vient de la pn' sée, que toute fécondité lui appartient. »
GuizoT, Histoire de la âviUsatiom en Europe, p. 101 (2).
— M C'est aux développements de U raison [àe
(1) Sans aucun doute : mais alors, c'est en passant nécessairemeot par toutes les horreurs de Tanarchie, nécessitant la recherche de U vérité, dont la connaissance appartient exclusivement k la théorie réelle. Tout mensonge social n*est que.rapplication d*une fausse théorie; et, toute application sociale , non déduite d'une théorie , ne peut étie, socialement : que mensonge..
(2) Si, ce passage a une valeur, il signifie :
« Que, toute application sociale, qui ne dérive pas d'une théorie vraie, N est absurde; et, que toute théorie sociale, qui n^est point la discassioa « réellement rationnelle de tous les faits connus, est également, absnrde.»
Nous croyons cette traduction plus claire que le texte; et, à cet égard, nous nous en rapportons à l'auteur.
SCIBHCB 80C1ALB. 32S
riatelltgenoe) que la natgrt a remis la destinée éternelle des sociétés; et la raison sauLt peut taire des lois oaLioAToiais et durables. »
MitiABLAVf États géuratix, i S juin 1789.
•— « Si, d'aTenture^ il naissoit anjourd'hoi quelques gents touts neufs, non accoutumés à la tub^ jection, ni aiTriandés à la liberté^ et qu^ils ne soensseut que c*est ny de l'une ny de 1 anltre, ny à grand* peine des noms; si on leur présentoit ou d^étre êuàjects ou vivre en liberté, à quoi s*accorderoient> ils? il ne faut pas faire difficulté qu'ils n'aimassent trop mieux oaÉia SBULiMiifT ▲ là raison
QUK ar.RVIR A 115 BOMMl. »
La Boétii, De la servitude volontaire.
— « A-t-on des idées asses claires de la pr3priété, et ces idées sont-elles assez répandues dans la généralité des hommes, pour assurer aux lois qu'elles produiraient cette espèce d*obéissance qu i ne répugne jamais à l'homme raisonnable , et qui bonore l'homme de bien ? »
MiaABKÀU, Assemblée nationale, 31 ooi// 1789.
— u En arrèlant sa pensée sur la propriété et sur ses rapports , on est frappé d'une idée géué* raie qui mérite bien d'être approfondie. C'est que presque toutes les institutions civiles sont /ailes POUR les propriétaires. On est effrayé en voyant le code des lois, de n'y découvrir partout que le témoignage de celte vérité. On dirait qu'un petit nombre d'hommes, Ara es s'être partagé la terre, ont fait des lots d'union et de garantie contre la multitude, comme ils auraient mis des abris dans les bois pour se défendre des bétes sauvages. Cependant, on ose le dire, après avoir établi des lois de propriété, de justice, de liberté, on n*a presque rien fait encore pour la classe la plus nombreuse des citoyens. Que nous importent vos lois de propriété ? pourraient-ils dire : nous ne possédons rien. Vos lois de justice? nous n'avons rien à défendre. Vos lois de liberté? si nous ne travaillons pas demain, nous mourrons
a Les propriétaires , et la classe de la nation qui vit de son travail, sont des lions et des animaux sans défenses qui vivent eiiseiiblr« On ne peut augmenter la part de ces derniers qu'en trompant