TITRE PREMIER
Le seotiuient de rexistence, non-seulement apparent, mais réel ; Tams, nonflêntement apparente, mais réelle ; anie à une organisation capable de lui transmettre des modifications , organisation ayant nn centre nommé wé- WMRB, capable de renouveler les modifications passées ; eottstUoeni la seoaibililé non-saulementappaieiite, osais réelle; constftMBtv nan-aenlement en apparence , mais eucort^ en réalité, l'élre capaliU: de joair et de souffrir, l'être capable de distinguer, de comparer, de raisonner, l'être humain, l'être exclusivement animé, l'animai exclusivement, l'être esclusivement capable de liberté; quelles que soient d'aillenrs : et ses formes; et le nombre ou l'espèce de ses sens, de ses manières d*être modifié.
L*apparencA du sentiment de Texistence , se trouvant dans une organisation paraissant transmettre des modifications à cette apparence, organisation ayant un centre nommé aâioiac, pouvant, dans certaines dreenataneet, renouveler des uiodificitioiis passées , constitue la sensibilité apparente , i'êlre paraissant cafiable de souffrir et de jouir, de distinguer, de eoaapa* rer, de raisonner; constitue l'être (aussement dit êUe auimé, faussenenft dit animal, l'être exclusivement zoologique, Têtre Incapable de liberté; quelles que soient d'ailleurs : et ses formes ; et le nombre ou l'espèce de ses sens, de ses manières d'être modifié.
La non-apparence du sentiment de IVxislence , se trouvant dans une organisation, formant individualité apparente, constitue Pêtre phytologiqoe.
La non-apparence d'organisation et d'individualité, constitue les agrégés' minéralogiques.
Ce qui n'appartient ni aux organisations , ni aux agrégations , ce qui n'est point corporel, est nommé force.
La MATiÈRB, mater modificationis , est tout cb qui iodipie le SEirriuEirr ns i/existbucb, corps ou FORGE : ce qui ne préjuge point que le sentiment de l'existence ne soit point matériel.
nous appelons ORORE physique, tout ce qui est relatif k l'ordre matériel.
Si le sentiment de l'existence dérive de la matière , Tordre physique existe exclusivement à tout autre.
Si le sentiment de l'existence ne dérive point de la matière; si, la lilierté est non-seulement apparente, mais réelle ; il peut y avoir un ordre relatir h la liberté , un ordre relatif au raisonnement. Si cet ordre existe , nous l'appelons moral.
L'uni re moral existe.
La recherdie des lois de l'ordre physique et des lois de l'ordre moral , reciitTclie nécessaire à cause de l'ignorance essentiellement primitive à tonte humanité ; ainsi que la recherche de l'application de ces lois à l'ordre social réel, c'est-à-dire : à rHARMoiciE entre les besoins moraux et les besoins physiques de tous et de chacun , procurent les connaissances constituant la SCIENCE SOCIALE.
SCIBHCB SOCIALE. 19
Le bot de cet ouvrage est, surtout : de briser la série
CONTINUE DES ÊTRES D*CISE MANIÈRE ABSOLUE; séric COUti-
nue qui se trouve : la base du matérialisme prétendu scientifique.
Le passage suivant, du prince des matérialistes, {Hrouvera : que, la question capitale de notre époque est ranéantissement de cette continuité, source actuelle de Urate anarchie possible.
« Sans remonter, dans Tbistoire générale de Tesprit hmiMin , an delà de la grande époque de Descartea, si hantenent caractérisée par la pre- ■lièrfr teutetî^e directe poor la formation d^un système eomplet de philosophie positive, on doit remmqoer q«e ce puissant rénovateur, quelle que (ki aott audacieue énergie, n'avait pu lut-mème s*élever assex an-dessus de son siècle pour concevoir sa méthode fondamentale dans son extension logM|oe,en osant y assujettir aussi, du moins en principe, la partie de la physiologie qui se rapporte anx phénomènes intellectuels et moraux. En analysant le développement graduel de ses principales conceptions philosophiques , d'après la hiérarelrie ntionacJle'qoe j'ai établie entre les diverses chisee cHeptielleo des phénomènes naturels, il est aisé de reecoHiltre, en effet , que telle fut, en général, la véritebie barrière devant laquelle vint s'éteindre l'essor ineomplet de sa réformation projetée. Après avoir, comme il le devait , institué d'abord vne vaste hypothèse mécanique sur la théorie fondamentale des phénomènes les plus simples et les plus «niversels , il étendit successivement le même esprit philosophique aux difRhrentes
notions élémentaires rdatÎTes au monde inorganique, et y subordonna finalement aussi Tétude des principales fonctions physiques de Torganisme animal. Mais son impulsion réformatrice s*arrèta brusquement en arrivant aux fonctions affectiTes et intellectuelles, dont il constitua formellement Tétude en apanage exclusif de la philosopble métapbysico- théologique, à laquelle il s*efforça vainement de donner, sous ce rapport, une sorte de vie nouvelle, quoique, par une action plus efficace, parce quVlle était progressive, il en eût déjà sapé, d'une manière irrévocable, les premiers fondements scientifiques.
« Rien ne caractérise mieux, peut-être, la pénible situation fondamentale de l'esprit de Descartes , c^st-à-dire la latte continue entre la tendance positive qui lui était si éminemment propre et les entraves théologico-métaphysiques imposées par son époque , que la conception paradoxale à laquelle il fut , selon moi , très-naturellement conduit sur rintelligeoce et rinstinct des animanx. Voulant restreindre, autant qu'il le croyait pMsIble, l'empire de l'ancienne philosophie, et ne pouvant concevoir cependant l'extension de sa méthode fondamentale à un tel ordre de phénomènes, il prit l'audacieux parti d'en nier systématiquement l'existence, par la célèbre hypothèse de rautoma^ iitme animal. Une fois arrivé à l'homme, l'évidente impossibilité d'y appliquer le même expédient philosophique le força de capituler^ en quelque sorte, avec la métaphysique et la théologie, en leur abandonnant , ou plutôt en leur maiutenant , par nue espèce de traité formel , cette dernière partie de leurs attributions primitives. On concevrait difficilement comment, à une lelje époque, il eût été possible de procéder autrement. Quels qu'aient été les graves inconvénients réels de cette singulière théorie automatique, il importe de noter que ccmî précisément pour la rêfuier que les pkyndogistes et surtout les naturalistes du siècle dernier^ furent graduellement conduits
A D&TaUIRE DiaCCTEMESIT I.A VAINS SÉPARATION
FOirDAMEirrAi.E que Descaries avait ainsi tenti é^ctahlir entre Vétude de Thomme et celle de» animaux, ce qui a fixalemcnt amené de nos Jours Venticre et irrcvocab/e élimination de toute ■
SCIBICGE SOCIALE. 21
pMhi(iphte ihéoloffiqme ou mHûphijtique chez lea
intelligeHces les plus avancées,
Auguste Comts, Philosophie positive^ leçon 45', inHluUe : CoMsidéraiûms générales sur F élude positive des fonctions intelleeluelles et morales ou cb-
RiBEALfit.
M. Auguste Comte , le plus savant et le plus consciencieux des matérialistes , a professé publiquement sa doctrine dans la chaire des la Harpe et des Fourcroi. à l'Âthénée de Paris. 11 est maintenant (1) examinateur des candidats qui se destinent à T École polytechnique et répétiteur à la même école. Il est en outre du très-petit nombre de ceux auxquels le Gouvernement permet de faire des cours publics et gratuits pour le peuple. // est autorisé à lui enseigner V astronomie et le