THÉORIE GÉNÉRALE DE L'ORGANISATION DE LA PROPRIÉTÉ
•• C'est pour n'aroir pas vodIu reconiuûtre
cette GRAHDE HÉV0L1}TI0ir DANS LA. PaOPAIBTÊ,
pour s'obstiner à fermer les yeux sur de telles Térites, qu'on fait tant de sottises aujounThui, et que Ton s'expose à tant de bouleTersements. Le monde a éprouvé un grand déplacement, et il cherche à se rasseoir; voilà en deux mots toute la dé de l'agitation universelle qui nous tourmente. On a désarrimé le vaisseau, transporté du lest de l'avant à l'arrière, et de là ces furieuses oscillations qui peuvent amener le naufrage à la première tempête, si l'on s'odstiite a toulojs ie MAROKCVAER coMUB DE COUTUME, sans avoir obtenu un nouvel équilibre. »
Napoléoic ^à Sainte-Hélène.)
— « La classe ouvrière ne possède rien, il faut h rendre propriétaire.
« La classe ouvrière est comme un peuple d^ilotes au milieu d'un peuple de Sybarites.
« Il faut ATTACHER SES INTERETS A CEUX VV SOC » L -N. BuNAPARTS.
— « Pour rendre la classe ouvrière, la société, rhumanité, nécessairement propbiétaire ; il n'est qu'un seul moyen : faire khtrea
LE SOL» A LA PROPRIÉTÉ COLLECTIVE , SAN^ FAIRE TORT A AUCUN INDIVIDU; ET, EN FAI- SANT LE BIEN DE TOUS. »
Colins, Commentaire.
— «La constitution de la propriété est la base MATÉRIELLE de l'ordrc social, m
EïfPAifTiif , Colon, de tAlgérie^ p. 43.
-— • La liberté doit se fortifier par le développemeut le plus complet de la propriété pour tous les individus d'une association. >•
M. Lbermi2tier, Philos, du droit.
La théorie générale de TimpAt, que nous avons exposée, renferme implicitement : les deux seuls états possibles de rorganisation de la propriété.
« Tant, que dure l'ignorance sociale, sur la réalité du « droit; et, que Tex amen peut, socialement, être comprimé; « le sol, pour que l'ordre puisse exister, doit être compW- « tement aliéné : soit à un seul, comme eu Orient; soit à «^ plusieurs, comme en Occident.
« Dès que Tignorance sociale, sur la réalité du droit, se » trouve anéantie; le sol, par suite de cet anéantissement, « appartient à la propriété collective.
« Tant, que l'ignorance sociale, sur la réalité du droit, « n'est point anéantie ; et, depnis que l'intronisation de la « découverte de Guttenberg est venue rendre l'examen in- " compressible; que le sol soit aliéné ; ou, qa il appartienne ^ à la propriété collective; Tordre social, plus qu'épbé- ^ mère, devient absolument impossible. »
Telles sont, je le répète, les données générales expesées : dans la théorie générale de l'impôt.
Hais, il ne suffit pas de dire, ni même de prouver : que, telle chose doit être, pour que l'ordre puisse exister; il faut encore exposer : comment il est possible que cette chose soit établie : sans léser qui que ce soit ; tout en faisant le bonheur de tous.
Tel est, eu effet, le problème social, relativement à rorganisation de la propriété. Il renferme deux conditions : La première, anéantir les injustices existant dans la société actuelle;
La seconde, les anéantir sans faire tort à qui que ce soit; e(, en faisant le bonheur de tous. Ce problème, je vais le résoudre.
Commençons par exposer les injustices ; et, tâchons de distinguer : ce qui est socialement injuste, d'une manière réelle; de ee qui n'est socialement injuste, que d'une ma- I nièrc illusoire.
A cet égard, nous verrons :
Que, ce qui était juste, relativement à certaine situation sociale, est devenu injuste, en présence de telle autre situation de la société.
Pour arriver à notre but, reconnaissons, d'abord, qu'il y a deux espèces de propriété :
La première est relative aux individus;
La seconde, à la société.
Ce qui est possédé, par chaque famille, est possédé individuellement ;
Ce qui est possédé, par la société, est possédé socialement.
Yoilà, qui est clair ; et, ne sera contesté : par personne.
Ici, nous prions nos lecteurs de devenir attentifs : parce que, rien n'est plus ordinaire ; que, de glisser sur les propositions capitales.
La richesse sociale, la richesse collective, peut être possédée :
Par quelques-uns ;
Ou par tous.
Est-ce également clair?
Passons !
Quand, la richesse sociale ou collective est possédée par quelques-uns seulement ; il y a inigaliti : quant à la richesse sociale ou collective.
Quand, cette richesse est possédée par tous igcUement; U y a égalili sociale : toujours quant à cette richesse.
Est-ce encore accordé?
Je vous demande pardon, lecteurs ! Mais, les propositions les plus simples sont souvent les plus difficiles, non point à comprendre, mais bien à retenir : par cela même qu'elles sont si claires ; qu'on ne s'imagine point : pouvoir les oublier.
Auriez-vous la bonté : de me continuer, un instant^ votre attention ?
Plus , la richesse collective est considérable, quûnd elle apparlienl également à tous; plus, chaqae individu est riche.
Moins, la richesse collective est considérable, surtout quand cette richesse n'appartient qu'à quelques-uns; plus, ceux qui n*y participent point; et, sont en outre privés de propriétés individuelles ; se trouvent être pauvres.
Si, maintenant, le lecteur voulait bien réfléchir : cinq, dix, quinze minutes, ou même plus, sur ce que nous venons d'établir; il se trouverait admirablement disposé : pour la solution des problèmes sociaux, relatifs à l'organisation de la propriété.
Le problème social, quant à l'organisation de la propriété; et, remarquons-le bien, dès qu'il s'agit du bien-être de tous; consiste donc :
A augmenter la richesse collective : au plus haut point possible;
El, à faire en sorte : gwe, cette richesse appartienne également à tous : REELLEMENT ET NON POINT ILLUSOIREMENT.
Encore quelques minutes de réflexion, s'il vous plait, pour savoir : si, nous sommes d'accord : sur toutes les propositions qui précèdent.
Nous sommes d'accord ? — Soit ! Alors , ne l'oublions jamais, et continuons.
La richesse collective, la richesse de tous, nie peut s*accroître, ni même se conserver :. que, par l'activité des individus; et, l'activité des individus ne peut être excitée : que, par la certitude, pour chacun, que le fruit de son travail sera sa propriété individuelle, à lui, à ses enfants, ou à ceux à qui il jugera convenable de la transmettre : après sa mort.
Le problème, ainsi transformé, consiste donc : à porter la richesse collective au maximum possible; par le maximum possible de la richesse des individus; ce qui confond : l'intérêt général, avec les intérêts individuels.
Le problème esMl réellement là? M*aTei&-YOiis compris parfaitement? Ai-je été suffisamment clair : dans TexpoMtioQ de la difficulté? Je serai également clair : dans la solution .
— Quelle est lai source j Y origine de toute propriété?
— Le sol, comme patient; l'homme ou le travail, comme agent.
Ici, prenez bien garde de rien accorder : que, vous Teuillez refuser ensuite ! Quand même, dans la théorie générale de Timpôt, je n aurais point prouvé : que, le paupérisme existe kécessairemekt, dès que le sol est complètement aliéné; les deux alinéa précédents, en contiendraient implicitement : la preuve.
Maintenant, rappelons-nous :
Que, c'est de justice qu'il s'agit;
Que, la justice consiste : à faire le bien de tous;
Et, surtout à réparer les injustices existantes, sans léser aucun individu.
Toute prétention, à réorganiser la société ; tranchons le mot, à réorganiser la propriété, en commettant mie seule injustice; ne serait point changer la société actuelle; ce ne serait : que la continuer.
La source passive de toute richesse, je le répète : c'est, le soL Et, s'il le faut, je le répéterai mille fois : jusqu'à ce que vous l'ayez compris.
Yqus allez en conclure :
Que, le sol doit toujours appartenir : à lapropriiU sociale; à la propriété collective.
Cette conclusion paraît logique. Cependant, elle ne Test pas. Résolvons cette difficulté. Nous trouverons , dans la solution : comment, ce qui est juste pour une époque ; cesse de l'être, pour une autre.
Dans les commencements de société; et, tant qu'il y a du sol à la disposition de chacun; l'absence, de propriété foncière individuelle^ serait une injustice; vous le concevez.
SCIENCE SOCULB. 311
L'aliéiiatioD du sol, à des individus, est, en outre, nicessmre alors :
Pour exciter au travail ;
Pour développer les intelligences : par la nécessité de satisfaire les besoins ;
Et, pour développer de nouveaux besoins : par les développements de riotelligeuce.
Voilà faliénation du sol, à des individus, déjà justifiée.
Mais, il y a une autre raison, bien autrement capitale ; qui, pendant une certaine époque, justifie Taliénation du sol; la voîd :
L'aliénation du sol, est : la source du paupérisme. Noos Tavons démontré : et, par Texposition de la théorie générale de Timpèt ; et, en faisimt observer : que, le sol est la source passive de toute richesse.
U est triste d'être obligé d attirer, aussi souvent, l'attention : sur une proposition aussi évidente. C'est le cas de dire, avec M. Guizot :
— « Il y a des vérités simples qne personne ne conteste , qu'admet soudain le' bon sens , et qui cependant ne semblent admises , que pour être aussitôt oubliées. Ou dirait que, parce qu'elles sont simples > elles sont stériles, et qu'en les adoptant sans débat, on est dispensé de faire attention à leur conséquente, n
' — Si, vont répéter des personnes trop pressées de conclure; si, Taliénation du sol estla source nécessaire : du paupérisme, du prolétariat, d un esclavage quelconque, enfin, fùt-il même décoré du nom de liberté; cette aliénation a TOUJOURS été une injustice ; et, voilà l'injustice qu'il faut détruire.
Mon. Cette aliénation n'a pas toujours été : une injustice. Je vais le démontrer.
Pendant, toute l'époque d*iGKORA5C£ sociale; l'ordre, vie de toute société, ne peut eiister : que, basé :
Sar rexploitatk>n des masses : par la plus petite minorité possible;
Sur un prolétariat quelconque : soit, d'esclaves domestiques ; soit, d'esclaves sociaux ;
Sur le paupérisme, enfin.
Voilà, peut-on dire, une bien singulière proposition. Gomment ! le monde, depuis son origine, n'a pu baser l'existence de Tordre, vie sociale : que, sur l'injustice absolue !
La proposition : que, la terre tourne autour du soleil ; et, non le soleil autour de la terre ; était aussi une bien singulière proposition. Galilée a prouvé la sienne. Je vais prouver la mienne.
Mais, d'abord, qu'est-ce que TiGivoRAircE soaALE? C*est, par là qu*il faut commencer. Laisser en arrière, une proposition indéterminée et aussi capitale, serait une source : de sophismes, de logomachies, de galimatias.
Une société est ignorante, aussi longtemps qu'elle ignore : si, la force^ soit du bourreau, soit des baïonnettes, est : la seule sanction possible du droit.
Une société est ignorante : tant, qu'elle ne sait pas : que, celui qui se dévoue à ses frères, ne fait pas un mauvais raisonnement; aussi longtemps, qu'elle ne sait pas : que, l'égoïste qui sacrifie tout à soi, à sa famille ou à sa patrie; est un fou : qui raisonne mal; qui se fait tort à lui-même.^
La société est ignorante enfin : tant, qu'elle ne sait point organiser la propriété, de manière : que, ioujùwrs et néces^ sairementj et indépendamment de la force^ la jouissance de la richesse soit : le bésultat ou travail ; le résultat