ANARCHIE
La science sociale , rendue rationnellement incontestable^ Tis-à-vis de tous et de chacun, établit :
Que,' l'anarchie ; une anarchie inextinguible, si ce n'est par Tanéantisseiûent de l'ignorance sociale sur la réalité du droit ; est le résultat nécessaire de cette même ignorance^ existant depuis rorigine du monde, mise en présence : de l'incompressibilité de l'examen.
La science sociale établit en outre :
Que, depuis Torigine du monde, le droit n'a jamais été for^ mule, et n'a pu être formulé : que, par la souveraineté du droit divin ; ou, que par la souveraineté des majorités. La science sociale établit enfin :
Que, désormais, le droit formulé par l'une ou l'autre de ces souverainetés, conduit nécessairement à une anarchie inextinguible; si, ce n'est : par, l'anéantissement de ces deux souverainetés.
La société actuelle, au contraire : selon, que l'éducation et l'instruction sont religieuses ou irréligieuses; et cela, sans l'ombre d'une exception, prétend :
Que, ces deux souverainetés sont les seules : qui , aient jamais existé : et, qui puissent exister.
Ces deux opinions , les seules possibles alors, conduisent, inévitablement, en présence de l'incompressibilité de l'examen : la première, à l'anarchie par le despotisme ; la seconde, au despotisme par l'anarchie ; et cela : par des oscillations, de plus en plus rapprochées.
Néanmoins :
Vouloir , par le seul raisonnement , anéantir deux opinions, basées sur des éducations et des instructions aussi anciennes que le monde, les seules ayant existé jusqu'alors, et protégées par les deux seules forces sociales, ayant jamais existé : la théologie etla philosophie; vouloir, dis-je, anéantir ces deuxopinionspar le seul raisonnement; avant, qu'une anarchie générale ait rendu cet anéantissement nécessaire, sovs peine de mort sociale; est une utopie, élevée : à la dernière puissance possible. Concevez- vous maintenant : pourquoi, la science sociale, V. 32
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rendue rationnellement incontestable, vis-à-iris de tous et de chacun; doit être', pour Tactoalité, complètement inutile^ C'est, que pour bien voir, il faut une vue non cataractée ; et, que pour raisonner juste, il faut un cerveau , non paxaljsé: par les préjugés.
«— « Lonqn'ime doctrine d'ordre , de paix et d''nnîûD se présente, dit Btsiiftt, elle a beau ayoîr pour eHe la clarté et la Tenté, elle nours li
PUd FAI1B.1I
AMMÈSS,
La science sociale , rendue rationnellement incontesUMe, vis-à-vis de tous et de chacun, établit :
Que^ les armées destinées aux batailles : soit nationales» soit internationales ; soit permanentes et soldées; soit temporaiies et non soldées -, sont exclusivement l'expression : du règne de la force;
Que, les armées^sont inhérentes, exclusivement inliérentes» à l'existence des nationalités ;
Qu'aussi longtemps, que les nationalités existent; le riigaede la force existe : exclusivement ;
Et, que le règne exclusif de la force, en présence de rinocmipressibilité de Texam^^ conduit^ nécessairement, k une anarchie inextinguible ; si ce n'est : par^ l'anéantissemeoldes nationalités ; et des armées.
La société actuelkw au contraire, prétend :
D'un côté:
Que, l'existence des nationalités est inhérente à l'htaBamlé. Et, cette partie dela^ociété aurait raisw ; si, elle igoutait: aussi longtemps, que l'ignorance sociale, sur la réalité du droit, n'est point anéantie.
Elle Ajoute, avec raison : qu^ les armées sont inhérenles aux nationalités, sous peine : de mort nationale.
D'un autre c6té :
Que, les nationalités sont en effet inhérentes à rhumanîfé ; mais, que même sous le règne de la force, les nationaKIés peuvent continuer d'exister, quoique comptétement désannées.
SCTEHCE 60€l.iLE. 499
CMIe opwon est Idianeoi ridicute^ <{u'e]}e paraît ne pouvoir «exÎBier : <)Qe, chez les tindîTidiss préteodant : que^ la société «ascber»! fortbiea : sacsiéligioii, sans loi, sans gouTeme* ment. Il est vrai : que , ceui-ci sont les seuls affirmant : que, les nationalités continueraient d'exister , même étant désarmées. Hais, il ne faudrait point en inférer : que, ceux-ci sont actuellement en petit nombre. Toule la secte des économistes est de «t avis; et, cette sede , actueilemefit , contient è peu pi^ : tonl ce qu'il y a d'actif, dans la société.
Les deux opinions, que je viens d^indiquer sur les armées , sont les seules existant adueUement ; et, elles sont aussi enracinées, aa sein de la société actueUe, qfue peuvent l'être : la eréation, chez les anthropomorphistes ; ou, Texistence de la seule mMièie, chez les panthéistes.
Aussi :
Vouloir, par le seul raisonnement , anéantir ces deux opinions ; avant, qu'une anarchie générale ait rendu leur anéantissement nécessaire, sous peine de mort sociale ; est unecitopie, élevée : à la dernière puissance pDssible.
Concevez- vous maintenant : pourquoi, la'science sociale , quoique rendue rationnellement incontestable, vis-à-vis de tous et de diaoun ; doit être , pour l'actualité , complètement ioutiie? C'est, que pour bien voir, il faut une vue non cataractée ; cA, que pour raisonner juste, il faut un cerveau, non paml jsé : par les préjugés.
«— c LQstqn*ime ^cinae d'ordre, de paix et d'usioo se présente, dit Baftiai, elle a beau avoir pour die la clarté et la Tériié, elle -rmovvB tk nocs pjtiSB. »
BOURGEOISISMB.
la science sociale, rendue rationnellement incontestable, vis-à-vis de tous et de chacun, établit :
Que, la féoddité nobiliaire ; ou, la domination des propriétaires du sol , sur les propriétaires du capital et sur les nonpropriétaires ; est l'expression, quant à la matière : de la souveraineté de droit divin, base nécessaire du despotisme;
SOO SCIENCE SOCIALE.
Et, que la féodalité fiDancière ou l)OttTgeoise ; oUyladotmoation des propriétaires de capitaux, sur les propriétaires du sol et sur les non-propriétaires ^ est Texpression» quant à la matière : de la souveraineté des majorités « base nécessaire de Tanarchie.
Cette science^ établit en outre :
Que, le despotisme; ou, Timposition d'une r^Ie, d'un droit surrationnellement révélé ; ne peut, en présence de l'incompressibillté de l'examen, avoir qu'une durée éphémère ; éphéméréiCé constituant ou conduisant : à l'anarchie;
Et, que l'anarchie, résultat inévitable de la souveraineté des majorités, souveraineté constituant négation de droit réel , de droit absolu; conduit, nécessairement : à un despotisme, devenu éphémère par essence; et, comme tel, anarchique; ou, conduisant : à l'anarchie.
La société actuelle, au contraire ; et, sans qu'il y ait, à cet égard, l'ombre d'une exception, proclame :
Qu'il n'y a, de possible, que deux souveraineté : la première , de droit divin ; la seconde , du peuple ou des majorités.
Elle ajoute en outre :
Que, la souveraineté de droit divin, ou la féodalité nobiliaire, est devenue incompatible avec l'existence d'un ordre plus qu*éphémère ; et que, par conséquent, Texistenoe d'un ordre durable appartient exclusivement : au bourgeoisisxe ; i la souveraineté des majorités (1).
Or, vouloir, par le seul raisonnement, anéantir une opinion, ou même deux opinions, en dehors desquelles, il n'existe, universellement, presque pas une seule exception ; et cela : avant qu'une anarchie générale ait rendu cet anéantissement nécessaire, sous peine de mort sociale; est une utopie, élevée : à la dernière puissance possible.
Concevez-vous, maintenant : pourquoi, la science sociale, quoique rendue rationnellement incontestable, vis-à-vis de tous et de chacun ; doit être, pour l'actualité, complètement
(1) Voyez, quant à la réalité de celte prétenlion, notre opuscule intitulé : PBOLiîTAiRES KT BouBGKOis; opusculc mis en tête de notre Eco*
MOmE POUTIQCK.
inutile? C'est ^ que pour bien voir^ il faut une vue non cataractée ; et, que pour raisonner jtiste, il faut un cerveau ^ non paralysé : par les préjugés.
— « Lorsqu'une doctrine d'ordre, de paix et d'union se présente, dit BastÎAt, elle a beau atoir pour elle la clarté et la vérité, elle trodve la
PLyàCS PII8E. »