DE L EDUCATION ET DE L INSTRUCTION SOUS LE DES- POTISME
« Là révélation est au genre humain ce que l'éducation est à l'individu. L'éducation est une révélation qui a lieu chez l'individu, et la révélation est une éducation qui a eu lieu, et qui a lieu encore chez le genre humain.
« L'éducation ne donne à l'homme rien qu'il ne pût aussi bien avoir de lui-même; seulement elle le lui donne plus vite et plus facilement. Parallèlement la révélation ne donne au genre humain rien à quoi la raison humaine ne pût parvenir aussi , abandonnée à elle-même; mais seulement la révélation a donné et donne plus tôt les choses importantes. »
Lessing, De V éducation au genre humain, §§ [ , 2,4, 5(1).
— «Le législateur doit faire de l'institution des enfants Je p}-cmier et le jihis sérieux de ses soins. » Lois de Platon, liv. VI.
(1) L'homme, ici, est pris pour l'humanité.
L'éducation inculque à l'homme: l'existence du lien religieux; et, sans l'éducation , la nécessité sociale, le forcerait : d'en inventer l'hypothèse ; et , de la faire accepter comme vérité.
La révélation inculque à l'humanité : l'existence du lien religieux ; et, sans la révélation, la nécessité sociale, forcerait l'humanité : d'inventer la révélation.
C'est, aussi, la nécessité sociale qui fait découvrir : la réalité du lien religieux; et, c'est la démonstration de celte réalité, qui constitue l'instruction réelle.
ii. 10
— rfCelui qui est maître de l'éducation peut changer la face du monde. »
Leibnitz (1).
— « C'est l'instituteur et non plus le canon qui désormais sera l'arbitre des destinées du monde. >> Lord Brougham (2).
— « L'instruction des peuples met en danger les gouvernements absolus; leur ignorance, au contraire, met en péril les gouvernements représentatifs , car les débats parlementaires , pour révéler aux masses l'étendue de leurs droits, n'attendent pas qu'elles puissent les exercer avec discernement.
« Et dès qu'un peuple connaît ses droits, il n'y a plus qu'un moyen de le gouverner, c'est de l'instruire. »
M. Emile de Girardin, De l'instruction publique, p. S (3).
— Nous ne pouvons le répéter trop souvent: avant de discuter un sujet, il faut être d'accord sur la valeur de l'expression qui le caractérise. Sinon : plus on discute; et, moins l'on se trouve d'accord.
L'éducation est d'une importance de premier ordre : voilà un point, sur lequel, il n'y a point de contradiction. Il n'en est pas de même sur la valeur de l'expression.
^1) M; delà Palisse n'aurait pas mieux parlé : être le maître de l'éducation , c'est évidemment être maître de la société. Il est certain : que , tant que l'examen reste compressible, le maître de l'éducation peut changer la l'ace du monde. Mais, dès que l'examen devient incompressible; ce pouvoir suprême de l'éducation, passe à l'instruction, socialement acceptée et vulgarisée.
(2) En époque': d'ignorance sociale, sur la réalité du lien religieux ; et, d'incompressibilité d'examen; l'instituteur n'est propre qu'à tuer la société!: avec beaucoup plus de rapidité, que ne le pourrait le canon.
(3) L'instruire! Sans doute, avec une bonne instruction. Donnez aux peuples, l'instruction matérialiste de la science actuelle ; et , vous n'en avez point d'autre à lui donner; puis, vous verrez : combien dureront : et, les gouvernements représentatifs: et, les gouvernements absolus.
Au Dictionnaire , nous trouvons :
— « Soin pour instruire, former le corps, l'esprit et les mœurs. »
— Ainsi, sauf apprendre à danser, faire de l'escrime, et montera cheval, éducation signifie instruction^ ou, si l'on veut, l'instruction sera une branche de l'éducation.
En effet : recourez au Dictionnaire, pour le mot Instruction; et, vous y trouverez : quoi ? Éducation.
Au mot Instruction, le dictionnaire dont nous nous servons contient : une citation bien remarquable.
— « 11 j a, dit-il, des gens qui ont malheureuseraeut assez d'inslruction pour empêcher les autres. et eux-mêmes de s'apercevoir qu'ils n'ont pas le sens commun. »
— Est-il possible : de mieux peindre, en aussi peu de mots; ce que l'instruction, non persécutée, peut être sous le despotisme ! de mieux la séparer du sens commun !
Voici, une autre citation : que, nous trouvons au mot Instruire. Elle est, également, caractéristique de l'époque d'ignorance .
— « Contente-toi, dit le Dictionnaire, d'être instruit; ne cherche pas à devenir savant. »
— Voilà la science séparée de l'instruction. Alors, la science n'est donc qu'ignorance. En effet, c'est ce
qui existe : soit, sous le despotisme ; soit, au sein de l'anarchie (1).
Il s'ensuit : que, depuis l'origine sociale, on parle d'éducation ; et, que l'on ne sait pas encore : ce que ce mot, distingué du mot instruction , peut signifier : d'une manière déterminée.
— « Lorsqu'il s'agit d'écoles et d'instituteurs, dit M. Emile de Girardin [De l'instruction publique, p. 57), le mot éducation n'est propre qu'à réveiller des idées fausses et qu'à faire naître des exigences impossibles à satisfaire. »
— Déterminons les mots éducation et instruction; sinon : plus nous parlerons ; et, moins nos lecteurs nous comprendront.
L'éducation se rapporte :
D'une part, à l'organisme ;
D'une autre, aux sentiments, aux préjugés.
Ainsi, tout ce qui appartient au développement des orcanes , est du ressort de l'éducation.
Et, ce qui appartient : au développement des sentiments de bienveillance, de malveillance, de croyances sur ce qui est bien ou mal, juste ou injuste, croyances
(1) Lorsque, nous parlons de l'époque d'ignorance primitive, existant depuis l'origine sociale, jusques et y compris le temps présent ; est-il nécessaire d'énoncer : qu'il n'est nullement question des connaissances physiques et mathématiques? Nous ne le croyons pas. Mais, nous affirmons : que, plus la sphère de ces connaissances vient à s'étendre; et, plus l'ignorance augmente; jusqu'à l'époque : où, la vérité devient nécessaire. En effet : ces connaissances, jusqu'à présent, n'ont fait qu'augmenter le scepticisme; et, le scepticisme absolu serait certainement : l'ignorance absolue. Etre obligé d'énoncer de pareilles propositions, prouve déjà : l'ignorance d'une époque.
considérées, en dehors de toute discussion rendue rationnellement incontestable; est encore : du ressort de l'éducation. Du reste, ce que nous avançons ici, a été dit avant nous : par Platon.
— « L'éducation, dit-il (lots, lir. I, p. 52, traduction de Grou), n'est autre chose que Yart d'attir er et de conduire les enfants vers ce que la loi dit être la droite raison. »
— Maintenant , en quoi diffère" : l'éducation de l'instruction ?
Si, la réponse à cette question était aussi facile; que, maintenant peut-être elle, le paraît à nos lecteurs ; il est probable : que, nos dictionnaires auraient donné de meilleures définitions : des mots éducation et instrction.
Avant, que la vérité soit devenue nécessaire à l'existence sociale ; il est aussi impossible : de séparer l'éducation de l'instruction, même seulement dans la valeur des expressions ; qu'il l'est : de séparer la vérité des préjugés ; la croyance de la science.
Une fois, que la vérité est devenue nécessaire à l'existence de l'ordre ; une fois, qu'elle est trouvée et socialement appliquée ; l'éducation et l'instruction se trouvent : immédiatement; déterminées. En outre, des développements de l'organisme, on nomme éducation : tout ce que l'on fait accepter comme vrai à la jeunesse ; parce qu'elle ne peut encore en concevoir les démonstrations. On appelle instruction, ce qui vient démontrer : que, les préjugés, inculqués par l'éducation, sont réellement : des vérités.
Pour nous résumer en peu de mots : l'éducation est relative aux croyances ; l'instruction est relative à la science.
Sous l'empirisme, il n'y a pas encore de science; pas de vérité. 11 n'y a : que, des abstractions de vérités supposées : les mathématiques par exemple.
Dès lors, il est facile de concevoir : comment, sous l'empirisme, sous le despotisme, sous le règne des hypothèses, il est impossible : de séparer l'éducation de l'instruction ; et, comment sous le règne de la raison, delà vérité, de la liberté, l'éducation et l'instruction, quoiqu'étant une dans le fait, se trouvent néanmoins distinguées : d'une manière absolue.
Ici, se présente une question : sous le despotisme, l'éducation doit-elle être soumise à l'instruction; ou, l'instruction à l'éducation?
Si, l'on écoutait le sens commun, en faisant abstraction du despotisme, la réponse serait simple : puisque l'instruction est exclusivement relative à la vérité; c'est, l'éducation qui doit être soumise à l'instruction. Dès lors, la société aura soin de ne rien inculquer à la jeunesse, comme préjugé, qui ne puisse être ensuite démontré, comme vérité. Mais, pensons au despotisme, et nous verrons : qu'alors, la vérité n'existe pas. Dès lors, la solution donnée est inacceptable. Sous le despotisme, pour se trouver dans le vrai relatif, dans le praticable, il faut : toujours conclure à rebours du sens commun. Cela doit être : puisque, le despotisme ne peut s'appuyer : sur la vérité.
Sous le despotisme, c'est donc l'éducation qui doit
dominer l'instruction ; c'est la croyance, qui doit dominer une science qui n'existe pas encore. Et, lorsque l'instruction veut paraître ; c'est-à-dire : lorsqu'une tendance à examiner, ce qui est donné comme vrai par l'éducation, vient à se montrer ; il faut : que, l'instruction, toujours essentiellement négative dans ses commencements, soit écrasée : pour que l'ordre, par le despotisme, ne soit pas anéanti ; pour que tout ordre ne soit pas anéanti ; jusqu'à l'époque : où, l'instruction positive, soit devenue : nécessaire, cherchée, trouvée, acceptée, et vulgarisée.
MOYENS NECESSAIRES POUR QUE LES DEVELOPPEMENTS DE l'intelligence PUISSENT EXISTER.
« Le siècle se refuse à une doctrine imposée : les croyances sociales , non-seulement sont toutes ébranlées, mais ont péri. »
Ballanche, Essai sur les institutions sociales, t. II des Œuvres, p. 21 (1).
— « Nous sommes arrivés à un âge critique de l'esprit humain, à une époque de fin et de renouvellement. La société ne repose plus sur les mêmes bases, et les peuples ont besoin d'institutions qui soient en rapport avec leurs destinées futures. Nous sommes semblables aux Israélites dans le désert. A peine échappés comme eux à la maison de la servitude, nous vivons sous la tente comme eux, et comme eux encore nous sommes nourris en quelque sorte de la manne du ciel, car le temps n'est pas venu d'avoir des moissons nouvelles. »
Ballakcue, Essai sur les institutions sociales, f t. II des Œuvres, p. 67.
— « A mesure que la puissance de l'homme croit, son loisir autji,ic:i(e proportionnellement. Tranquille sur les besoins physiques, il peut aatisfaire d'autres besoins, vaquer à d'autres fonctions, ait développement intellectuel , à la culture de la science qui développera de plus en plus sa puissance même (2).
« Dans ses rapports avec l'évolution de l'huma -
(1) Le croire social, n'a d'existence possible': qu'à l'ombre d'une inquisition. Dès, que toute inquisition devient impossible; tout croire social , le devient également.
(2) Et, voilà précisément pourquoi : le paupérisme , l'abrutissement
11 i té , le loisir, c'est le passage de la vie organique à la vie spirituelle , car le loisir n'est pas l'inaction, mais le travail de l'intelligence substitué au labeur corporel. »
La Mennais, Esquisse d'une philosophie, t. III, p. 120.
— Le loisir est nécessaire : pour que l'intelligence puisse se développer.
L'existence de l'ordre, est incompatible avec le développement de l'intelligence des masses : tant, que le devoir et le droit reposent : sur des hypothèses.
Il faut donc : que, les masses n'aient pas de loisir.
Cela est incontestable. Et, lorsque M. Guizot a dit, en parlant des masses : le travail, le travail incessant est un frein nécessaire; M. Guizot a énoncé, empiriquement, une vérité, contre laquelle il n'y a rien à opposer : pour l'époque de despotisme. Seulement, le philosophe, socialiste ou antisocialiste, ne s'est pas aperçu : que, nous étions à une époque : où, le despotisme est, lui-même, devenu incapable : de servir de base à l'existence 'de l'ordre.
Et, quels sont les moyens d'empêcher les masses d' avoir du loisir ?
L'esclavage : depuis l'anthropophage , sauvé de la mort sur ie champ de bataille, jusqu'au prolétaire, condamné à mourir de misère et de faim, selon Malthus ; l'appropriation du sol ; l'impôt rejeté sur le travail ; l'excitation aux différents fanatismes ; enfin les moyens
des masses, est nécessaire : tant, que le droit et le devoir restent basés : sur des hypothèses.
despotiques que déjà nous avons énumérés; et, qu'il est inutile de rappeler ici. 11 est facile de voir : que, sous le despotisme, tout s'enchaîne", pour concourir à un même but : le maintien des masses dans l'ignorance.
Histoire .
« La défense d'écrire les lois se trouve trop souvent consignée dans les monuments de l'antiquité pour ne pas lui supposer une raison. Les envahissements de la parole écrite étaient sans doute trop évidents et trop rapides, et l'on voulait en retarder l'effet, parce que les institutions étaient fondées dans un esprit de fixité. On avait peutêtre aussi déjà des exemples antérieurs du danger qui résulte de la confusion du langage. Mais la pente est irrésistible. Il n'y a pas très-longtemps que l'Europe a secoué le joug de la langue latine, par laquelle les rédacteurs des lois et les dépositaires de la science mettaient une barrière entre eux et les peuples, ce qui était toujours une manière de remplacer la parole traditionnelle.
« Dans les temps où la parole traditionnelle conservait tout son empire , il fallait veiller à ce qu'elle ne fût pas altérée; alors on évitait de la livrer aux profanes , alors elle était exclusivement réservée à ceux qui avaient autorité sur les peuples. Telle est l'origine des doctrines secrètes et des langues sacrées.
« Tout livre , dans cette période des sociétés humaines, était soumis aux maîtres de la science pour être approuvé ou rejeté par eux. En Egypte, par exemple, le livre approuvé ne paraissait que revêtu du nom d'Hermès ; et le livre rejeté était voué au néant. Lorsque plus tard encore la parole écrite a admis les explications de la parole traditionnelle, il a fallu maintenir la magistrature de la pensée avec des modifications nécessitées par le nouvel ordre de choses; on a reconnu des livres
canoniques et des livres apocryphes. Enfin , dans ces derniers temps, nous avions la censure discrétionnaire.
« Ce n'est pas d'aujourd'hui que la diffusion des lumières parmi toutes les classes de la société effraye les timides. Dès 1763, dans un réquisitoire qui avait pour objet d'engager le parlement de Bretagne à demander au roi une réforme de l'éducation nationale, M. de la Chalotais, procureur général , après avoir déploré qu'il y eût un si grand nombre de collèges, s'exprimait ainsi : « Les frères de la doctrine chrétienne , qu'on appelle ignoranlins, sont venus pour achever de tout perdre. » — Je ne cite ceci que parce que ce n'est pas un fait isolé. »
Ballanche, Essai sur les institutions sociales.
— « On s'étonne de ce que l'esclave et l'homme de couleur libre soient, dans le sud de l'Union, soumis à une législation beaucoup plus rigoureuse que dans les colonies qui dépendent d'une monarchie absolue, comme l'île de Cuba, et de ce qu'il soit, par exemple, défendu, sous peine d'amende et de réclusion , d'apprendre a lire et a écrire à l'un ou a l'autre. Le contraire serait bien plus surprenant. Si dans un pays où la liberté est illimitée pour les blancs, vous avez une fois reconnu l'esclavage , vous ne parviendrez à le maintenir que par une législation de fer. Vous serez obligé de mettre le noir (1) dans l'impossibilité de lire , car s'il pouvait lire vos constitutions et vos déclarations des droits qui commencent par ces mots : ■< Tous les hommes sont de droit naturel libres et indépendants; » comment ne seraient-ils pas en conspiration permanente contre vous? Il est juste de dire que si, aux États-Unis, les esclaves sont dégradés intellectuellement et moralement, ils sont traités avec humanité sous le rapport matériel. Les esclaves ici sont moins surchargés de travail ,
(1) Tout ce qui, dans ce passage, est dit du noir pour l'Amérique, peut s'appliquer au prolétaire pour l'Europe, moins le bien-être matériel, que le prolétaire n'a poiut. 11 est donc, pour l'Europe, aussi absurde : d'apprendre à lire au prolétaire; qu'il le serait, aux états du sud de l'Union, d'apprendre à lire aux bommes de couleur.
mieux notirris et mieux soignés que la plupart, des paysans de l'Europe. »
Michet. Chf.vai.ier, Lettres sur l'Amérique du Nord, note 4.
— « Il y a aujourd'hui deux natures ennemies : la nature bourgeoise et la nature prolétaire. »
Michel Chevalier, Lettres sur l'Amérique du Nord, lettre xxvm.
— « Dans les états du Sud (États-Unis d'Amérique), la moitié de la population y est composée de prolétaires dans toute l'acception du mot, c'està-dire d'ESCLAVES (1). »
Michel Chevalier, Lettres sur V Amérique du Nord, lettre xxxn.
— « Tous les plans d'éducation populaire tentés depuis 1789 jusqu'à ces dernières années étaient mauvais parce qu'ils supposaient : qu'éducation était purement synonyme d'instruction ou de culture intellectuelle. Franchement, il y a plutôt à se féliciter de leur insuccès qu'à le déplorer; car ils eussent semé, non le goût du travail, mais les germes de la dissolution sociale; ils eussent fomenté par centaines de mille des ambitions auxquelles la société n'était pas en mesure de donner satisfaction; ils eussent ajouté aux douleurs physiques du peuple, qu'ifs n'avaient pas puissance de guérir, des peines intellectuelles et morales. // vaut mieux qu'aujourd'hui la majorité de nos paysans soit encore assoupie au sein de l'ignorance, que s'ils avaient l'esprit faussé et le cœur aigri ou rongé de passions mauvaises. L'ignorance est un moindre mal que la fausse science et que la démoralisation (2). Notre France serait ingouvernable si les paysans avaient été soumis aux mômes influences qu'une certaine portion des ouvriers. »
Michel Chevalier, Lettres sur l 'Amérique du Nord, lettre xxvm.
(1) M. Michel Chevalier oublie qu'il vient de dire : qu'aux États-Unis, les esclaves sont beaucoup mieux, matériellement, que les prolétaires en F.urope. Ils sont même mieux, moralement ; puisque, abrutis, ils sentent moins, ou plutôt ils ne sentent pas : leur dégradation morale; ou, plutôt, leur non-élévation morale.
(2) Celte vérité, est la plus importante : qui, ait été dite depuis 1789.
FAITS HISTORIQUES ET CONTEMPORAINS RELATIFS AU MAIN- TIEN DES MASSES DANS L IGNORANCE. — EN FAIT D'INS- TRUCTION POSITIVE OU ORGANISATRICE, L'iGNORANCE
augmente; en fait d'instruction NÉGATIVE OU DÉS-