‹ Science socialeChapitre 28 sur 44 · INTELLIGENCE ET PROPRIETE · texte numérisé non relu

INTELLIGENCE ET PROPRIETE

« Nous avons été tellement en proie au despotisme des idées générales, des théories, il nous en a, à quelques égards, coûté si cher, qu'elles sont devenues l'objet d'une certaine défiance. On aime mieux se rapporter aux faits, aux circonstances spéciales, aux applications. Ne nous en plaignons pas, Messieurs, c'est un progrès nouveau, c'est un grand pas dans la connaissance et vers Vetnpire fie la vérité (I); pourvu toutefois que nous ne nous laissions pas envahir, entraîner par cet Indisposition ; pourvu que nous n'oubliions pas que la vérité seule a droit de régner sur le monde ; que les faits n'ont de mérite qu'autant qu'ih l'expriment , et tendent a s'y assimiler de plus en pins; que toute vraie grandeur vient de la pensée, que toute fécondité lui appartient. »

Gitzot, Histoire de la civilisation en Europe, p. 101 (2).

— " C'est aux développements de la raison (de

(1) Sans aucun doute : mais alors, c'est en passant nécessairement par toutes les horreurs de l'anarchie, nécessitant la recherche de la vérité, dont la connaissance appartient exclusivement a la théorie réelle. Tout mensonge social n'est que l'application d'une fausse théorie ; et, toute application sociale, non déduite d'une théorie, ne peut être, socialement : que mensonge.

(2) Si, ce passage a une valeur, il signifie :

» Que, toute application sociale, qui ne dérive pas d'une théorie vraie, « est absurde; et, que toute théorie sociale, qui n'est point la discussion « réellement rationnelle de tous les faits connus, est également, absurde.»

Nous entons cette traduction plus claire que le texte; et, à cet égard, nous nous en rapportons à l'auteur.

l'intelligence) que la nature a remis la destinée éternelle des sociétés; et la raison seule peut faire des lois obligatoires et durables. •>

Mikabeau, États généraux, 15 juin 1789.

— « Si, d'aventure, il naissoit aujourd'hui quelques gents touts neufs, non accoutumés à la subjection, ni affriandés à la liberté, et qu'ils ne sceussent que c'est ny de l'une ny de l'aultre, ny à grand' peine des noms; si on leur présentoit ou d'être subjecis ou vivre en liberté, à quoi s'accorderoientils? Il ne faut pas faire difficulté qu'ils n'aimassent trop mieux obéir seulement a la raison

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