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REGLE AUCUNE EXCEPTION

Pierre Leroux, Revue indépendante, mars 1842.

— ■< Toutes les nations commencent par la théologie, et sont fondées par la théologie. Plus l'institution est religieuse, plus elle est forte. On peut citer l'Egypte, l'Étrurie, Rome, Lacédémone, etc. Cette règle n'a point d'exception. Partout les prêtres sont les fondateurs , les gardiens et les dispensateurs de la science, dont le foyer est dans les temples (3). »

Comte de Maistre, Examen de la philosophie de Bacon, t. II, p. 268.

Pour le despotisme, l'erreur officielle est la vérité; et, toute autre erreur, et même la vérité, est pour lui superstition. 11 n'est aucune religion révélée, qui n'ait été tenue pour superstition.

(1) Il y a ^plus : la patrie s'étend et se borne aux coreligionaires. L'homme irréligieux ne peut avoir : ni patrie, ni famille. 11 est, à lui seul; et famille: et patrie.

(2) M. P. Leroux ne réfléchit peut-être pas : que, depuis l'incompressibilité de l'examen , toute croyance , qui n'est pas science, est devenue incapable de dominer, ou plutôt de servir de base au droit; que, la science n'existe pas encore; et que, par conséquent, la société restera privée de droit, c'est-à-dire en état d'anarchie : jusqu'à ce que la science soit trouvée, reconnue, et socialement acceptée.

(3) Cela est vrai. Mais, avant l'incompressibilité de l'examen, toute erreur, au moyen d'une inquisition, pouvait être imposée, comme étant la science. Maintenant , toute inquisition est devenue impossible.

— «Il n'y a pas de société qui subsiste huii jours, que dis-je, une heure, sans un gouvernement. A Tinstant même où la société se forme, et par le seul fait de sa formation , elle appelle un gouvernement qui proclame la vérité commune lien de la société, qui promulgue les préceptes que cette vérité doit enfanter. La nécessité d'uu roi voir, d'un gouvernement de la société religieuse est impliquée dans le fond de l'existence de

la société (1). »

M. Guizot, Histoire de la civilisation en Europe, p. 138.

— « Le pouvoir spirituel se trouvant ainsi à la tête de toute l'activité de la pensée humaine, devait naturellement s'arroger le gouvernement de la société (2). »

là., ibicL, p. 159.

— Nous ne pouvons trop le répéter : la première nécessité sociale est le lien religieux, en dehors duquel il ne peut y avoir : qu'individualisme; qu'anarchie. Le lien religieux, primitivement, ne peut être basé que sur une hypothèse. Toute hypothèse donnée comme vérité tombe devant l'examen. Cette connais-

Comme base sociale, la vérité seule peut s'imposer actuellement : et, socialement , la vérité n'existe- pas encore.

(1) Tout cela est encore vrai. Seulement il n'est plus possible à aucun gouvernement de faire accepter l'erreur comme étant la vérité. C'est, maintenant, à la vérité à se proclamer elle-même ; et, à tout gouvernement a s'en reconnaître le sujet. Le gouvernement m- peut plus être : que, le délégué delà vérité. Sinon, il est essentiellement éphémère. Maintenant remarquez, dans quel choléra moral, la société actuelle se trouve plongée , même pour les hommes du plus haut mérite. M. Guizot reconnaît : la nécessité d'un gouvernement de la société religieuse; que cette nécessite est impliquée dans le fomVde l'existence delà société ; et M. Guizot inculque à la jeunesse, à lui confiée par la société : que, la morale est indépendante des idées religieuses.

(2) Oui, aussi longtemps que le pouvoir spirituel est basé sur une hypothèse ; et, qu'une hypothèse peut être, imposée , comme étant la vérité. Quand cette dernière condition cesse d'exister : toute puissance spirituelle, basée sur l'hypothèse, s'écroule. A cet égard, nous nous répéterons mille fois; et, ce ne sera pas assez.

sance oblige : à monopoliser les développements de l'intelligence; et, à établir une inquisition. Et ces nécessités conduisent nécessairement : à l'établissement des castes.

Le pouvoir ne peut être : qu'électif; ou, héréditaire.

Pour, que le pouvoir soit électif et non héréditaire ; il faut : que, l'élection ne dépende d'aucune condition d'hérédité; ou sinon, c'est évidemment une élection illusoire ; une élection au sein d'une caste dominant les au 1res.

Prouvons : que, depuis l'origine sociale, l'élection réelle n'a jamais, ni existé, ni pu exister : au sein de la société.

Au commencement de la société -, et, du moment que l'on se place en dehors de tout système de révélalion; il y a nécessairement ignorance.

Dès lors, et pour aussi longtemps que dure l'ignorance; ou, pour aussi longtemps que les bases sociales ne peuvent être démontrées comme étant des vérités ; le pouvoir ne peut être électif: car, il faut connaître pour régner ; et, pour régner, ou donner la règle, il faut : ou, connaître quelle est la règle réelle et la faire accepter; ou, en donner une illusoire, et savoir la faire recevoir comme réelle. 11 faut en outre; connaître pour gouverner : ce qui est faire exécuter la règle, quelle qu'elle soit.

Or, nous sommes encore dans une complète ignorance, sur la réalité ou la fausseté des bases sociales : dont la règle ne peut être que la conséquence. Jusqu'à présent, l'élection réelle n'a donc pu exister.

11 y a plus. Si le pouvoir, par supposition, pouvait être électif indépendamment de l'hérédité de propriété ; l'examen, par cela seul, serait incompressible ; et, l'anarchie, ou la destruction sociale , serait la conséquence nécessaire de cette incompressibilité ; pour aussi longtemps : que, la réalité des bases sociales, ne pourrait être démontrée.

A cet égard, l'histoire, l'expérience viennent confirmer le raisonnement ; et, depuis l'origine sociale, il n'y a jamais eu : seulement l'ombre d'une exception.

Jusqu'à présent, le mot pouvoir a été complètement vague. Si, nous voulons ne point tomber dans le vague ; l'expression pouvoir doit être : parfaitement déterminée.

Le pouvoir suppose : rationalité, justice. En dehors de ces conditions, il ne serait : que, la force nue, non masquée de sophisme ; et, ce pouvoir prétendu n'a jamais existé : l'histoire est encore là pour le démontrer (1).

Tout pouvoir relatif à la justice réelle, ou supposée telle, dérive d'une règle : représentant la justice.

Dès lors, le pouvoir est :

1° Constituant;

2° Interprétant;

2° Exécutant.

Les deux premiers, relatifs à la règle, à la justice, à

(1) La souveraineté du peuple, la souveraineté de la force brutale, est elle-même masquée sous le sophisme : que la majorité a le droit de faire la règle. Allez dire à un fanatique de la souveraineté du peuple : que, cette souveraineté est celle delà force brutale ! il vous regardera dans les yeux; et, croira que vous êtes fou.

Ce qui existe pour la souveraineté, existe, à plus forte raison, pour toute délégation de la souveraineté.

l'intelligence sont spirituels ; le troisième est temporel ou matériel. C'est le corps exécutant ce que lui ordonne l'intelligence.

11 est, dès lors, incontestable : que , vouloir séparer les pouvoirs spirituels, ou plutôt le pouvoir spirituel: car, sous peine d'anarchie, les deux ne doivent faire qu'un ; il est incontestable, disons-nous : que, vouloir séparer le pouvoir spirituel du pouvoir temporel, tout en voulant conserver l'ordre social ; c'est vouloir séparer l'âme du corps, tout en voulant conserver l'ordre intellectuel. 11 y a même plus : prétendre que le pouvoir temporel, ne soit pas un sujet absolument soumis au pouvoir spirituel; c'est prétendre : que, l'ordre intellectuel peut exister, en soumettant l'intelligence aux passions exclusivement organiques. L'histoire encore prouve : que, jamais le pouvoir temporel n'a été émancipé du pouvoir spirituel; et, notre actuelle séparation, essentiellement anarchique, est, à cet égard, une preuve vivante. Quant à la domination du temporel sur le spirituel ; à la prédominance des passions sur la raison; Fourier seul a présenté cette singulière idée; sans faire attention ; qu'il s'efforçait, luimême , de vaincre les passions, les préjugés : au moyen de ses raisonnements.

Comme, le pouvoir spirituel est souvent pseudoélectif; et, que nous ne traitons ici que des castes, dont l'hérédité est la plus directe; nous allons nous occuper, plus particulièrement, du pouvoir exécutant, temporel. Nous discuterons le pouvoir spirituel, au prochain paragraphe.

Quelle est la forme que revêt le pouvoir temporel, an sein d'une société : où, il existe nécessairement des castes ?

D'abord, la forme du pouvoir peut être : absolue ou hiérarchique.

Le pouvoir temporel ne peut être absolu : par cela seul, qu'il dérive du pouvoir spirituel; et, qu'il est relatif à une règle. Jamais, sous ce rapport, il n'y a eu de pouvoir absolu.

Ensuite, le pouvoir, même comme simple exécutant, ne peut encore être absolu : car, il faudrait que l'homme, possédant le pouvoir; eût, à lui seul, la force physique nécessaire : pour dominer ceux qui lui sont soumis.

Le pouvoir exécutant est donc essentiellement hiérarchique ; et, en effet, jamais ce pouvoir n'a existé comme absolu.

Maintenant quelle sera la forme de l'hérédité?

Par essence le pouvoir est i\, indivisible : comme la vérité, pour le pouvoir constituant; comme la volonté, pour le pouvoir exécutant. Le pouvoir ne peut donc se transmettre, comme la propriété : par une hérédité commune entre les enfants.

Par circonscription, il ne faut qu'un héritier du pouvoir ; et, sous peine d'une anarchie quasi-permanente, cet héritier ne peut être choisi arbitrairement.

— « L'hérédité de la couronne, dit Rousseau (Considérations sur le gouvernement de Pologne), prévient les troubles, miis elle amène la se;-

vilude; l'élection maintient la liberté, mais à chaque règne elle ébranle l'État. »

— C'est-à-dire : produit l'anarchie ; car, l'ébranlement de l'État n'est pas autre chose. Rousseau n'a jamais parfaitement compris, quoi qu'il en ait eu le pressentiment : que, la servitude, est un sine qua non d'existence sociale : pour aussi longtemps, que dure l'époque d'ignorance.

Et ailleurs il dit encore (Ibid.) :

— « Hérédité clans le trône et liberté dans la nation , seront à jamais lies choses incompatibles. »

— Cela est encore vrai. Mais, Rousseau n'a jamais su : ce que c'était que la liberté. Et, la preuve de cette proposition, est : qu'il a dit (Ibid.) :

— « Le repos et la liberté me paraissent incompatibles : il faut opter. »

-— Or, l'état de liberté réelle est l'état de repos par excellence. Là, où se trouve la liberté réelle ; il ne peut y avoir de trouble. Mais, Rousseau ne connaissait : que, le repos relatif à l'esclave ; et, il prenait : l'anarchie, pour la liberté. Disons ici : que, M. de la Mennais a infiniment mieux compris, ce que doit être l'état de liberté :

— « Le bonheur, dit-il, pour la société comme pour l'homme, n'est que la tranquillité dans l'ordre. »

— Et, si la liberté n'était point cet état de bonheur; il faudrait lui préférer le despotisme.

La nécessité d'éviter l'anarchie, a donc fait établir en droit : la détermination du mode de succéder héréditairement au pouvoir temporel ; et , pour ériger plus facilement ce droit en sentiment invariable : l'intelligence, vu la concordance de la primogéniture avecla plus grande probabilité de paternité réelle, a fait attribuer ce droit : aux premiers nés.

Puis, comme le pouvoir temporel héréditaire, est essentiellement hiérarchique, partout où le sol n'appartient point à un seul, mais à plusieurs ; une caste noble, hiérarchisée relativement au sol, se transmettant le pouvoir par primogéniture , héréditairement aussi, a dû être établie.

— « Saus une aristocratie plus ou moins forte, dit le comte de Maistre {Du Pape, t. II, p. 121), la souveraineté ne l'est pas assez. »

— Et, de Maistre a raison : parce qu'il entend, et ne peut entendre : que, la souveraineté temporelle, dérivant d'une révélation.

Avant lui Montesquieu avait dit (Esprit des lois) :

— «Point de monarque, point de noblesse; point de noblesse, point de monarque. »

— L'hérédité, par primogéniture, est tellement inhérente à la hiérarchie du pouvoir temporel : que, nous venons de la trouver, dans l'Océanie, portée à un point : où, l'histoire de l'ancien continent ne l'a jamais connue.

SCIENCE SOCIALE. 2il

— «Ce qu'il y a de bien plus remarquable, » dit le père Matbias G"'*, missionnaire de l'Océanie, dans ses Lettres sur les îles Marquises (Paris, 1843), « ce qu'il y a de plus remarquable dans toute cette hiérarchie et succession de pouvoir, c'est sans doute l'espèce de majorât, pour ainsi parler, du fils aîné d'un chef (1), et son intronisation immédiate à l'instant de sa naissance à la place de son père, qui perd ainsi tous ses pouvoirs, au moins tous ses titres, pour les remettre au nouveau petit Baîcàiîci du

roi, dont il demeure seulement le régent et le premier vassal

On croit voir là comme une conséquence du grand principe de l'origine divine de l'autorité, et en même temps de bien profondes vues politiques ; car, à part même le principe divin dont je parle, rien n'est plus propre que cette reconnaissance immédiate du jeune roi pour accoutumer les peuples à le vénérer et à lui obéir. »

— Quant à la féodalité, elle existait en Chine, 2205 ans avant J. C. (voyez Pauthier, cité par M. Proudhon, Création de l'ordre, p. 473.)

Maintenant; la seule hérédité du pouvoir, par droit de primogéniture , est insuffisante au maintien de l'ordre.

En effet :

L'exercice du pouvoir nécessite : l'emploi de l'intelligence développée.

Le développement de l'intelligence, pour aussi longtemps que le despotisme reste possible, est essentiellement relatif : à la propriété.

La propriété se divise et s'évanouit : par l'hérédité commune entre les enfants.

De plus : la propriété peut se perdre : par le pouvoir iV aliéner.

Dès lors, par besoin d'ordre, c'est-à-dire par nécessité sociale : l'hérédité, par primogéniture, tant du sol que des esclaves qui le cultivent, doit être établie ; et, l'incapacité d'aliéner la propriété relative au droit

(1) Le roi y compris.

ii. 16

d'aînesse, vient s'adjoindre à l'hérédité par primogéniture, relative au pouvoir.

Jusqu'à présent, nous nous sommes bornés à démontrer : comment, sous le despotisme, les classes devenaient nécessairement des castes. Maintenant, occupons-nous, plus particulièrement, de la composition des castes, et des différentes dénominations qu'elles ont reçues ; celles de pouvoir*, de propriété et de peuple , étant restées, jusqu'à présent : plus ou moins indéterminées.

Des aînés ne sauraient, à eux seuls, former une caste utile à l'existence de l'ordre. A défaut d'enfants, cette caste se trouverait bientôt affaiblie ; et, s'éteindrait en peu de générations.

Dès lors occupons-nous de leurs frères.

Les puinés doivent être entretenus : sur le travail des exploités.

En effet : comme leurs aînés, ils profitent du monopole des développements de l'intelligence. A défaut de descendance directe, et souvent à défaut de descendance masculine, ils sont destinés à les remplacer. Ils ne peuvent donc, pas plus que leurs aînés, s'avilir parle travail manuel; travail, qui avilit réellement, dès qu'il caractérise l'esclave : comme étant le moyen, employé par les despotes, pour maintenir les esclaves dans l'abrutissement.

— a Qu'aucun citoyen, dit Platon (Lois, liv. VII), ni même le serviteur d'aucun citoyen, n'exerce de profession mécanique. Le citoyen a une occupation qui exige de lui beaucoup d'étude et d'exercice : c'est de travailler et à mettre et à conserver le bon ordre dans l'État. »

— Platon était : dans le vrai. Pour lui, le citoyen était le noble; et, le noble, partout ou il est nécessaire : ne doit pas exercer de profession mécanique.

Le comte de Maistre va plus loin que Platon. Il ne veut pas : que, le citoyen, l'homme d'État, le noble enfin, s'occupe de sciences étrangères : au gouvernement de l'Etat.

— « Les sciences, dit-il [Examen de la philosophie de Bacon, t. II, p. 259), doivent, en outre, être considérées dans leur rapport avec les différents ordres de la société. L'homme d'Élat, par exemple, ne se plongera jamais dans les recherches purement physiques qu'excluent son caractère et son talent ; elles paraissent convenir tout aussi peu aux prêtres. ... 11 faut de plus que les sciences naturelles soient tenues à leur place, qui est la seconde , la préséance appartenant de droit à la théologie, à la morale, à la politique. Tétuie nation où cet ordre n'est pas observé est dans un état de dégradation. »

— Des jugements semblables paraissent extraordinaires, et même extravagants aux gens qui ne distinguent point : l'époque relative, l'époque d'ignorance, l'époque où le despotisme est nécessaire ; de l'époque d'anarchie, où le despotisme est devenu incapable de maintenir l'ordre. 11 n'en est pas moins vrai : que, de Maistre a bien vu, pour l'époque relative. Seulement, ii a eu le tort de ne pas reconnaître, explicitement : que, le despotisme était devenu impuissant; et, que l'anarchie devait régner nécessairement : jusqu'à ce que la liberté fût possible .

Dans la première caste, il y a donc : D'une part, des despotes de pouvoir et de propriété, se perpétuant par primogéniture ;

D'une autre, des despotes entretenus sur le travail

manuel des exploités, se perpétuant par simple hérédité.

Elle se nomme caste noble.

La caste noble, dès que le sol est aliéné en entier, l'absorbe plus ou moins complètement : par l'action de privilèges qu'elle peut établir. Le sol, alors, est cultivé à son profit, par le peuple ; qui se trouve exister : à l'état d'esclavage domestique.

11 paraîtrait, ainsi : qu'il n'y a que deux castes : l'une, renfermant le pouvoir et la propriété ; l'autre, le peuple.

Il n'en est rien, cependant; et, nous allons voir: que, la propriété, indépendamment du pouvoir, au moins avant que le protestantisme soit généralisé, forme réellement une caste particulière ; non point : dès le moment que le sol se trouve complètement aliéné ; mais, immédiatement après.

Les nobles, par devoir et pour autant qu'ils sont nécessaires à l'existence de l'ordre, dédaignent tout travail manuel.

D'un autre côté, le peuple est condamné à un ira vail journalier. Et, il y a du manuel, du matériel, dans l'organisation, et surtout : dans la surveillance du travail du peuple.

Le besoin d'organiser et de surveiller le travail du peuple (1), se fait donc bientôt sentir; et, les nobles sont obligés : de confier ce travail à des esclaves. Ils

(1) C'est, probablement, cette organisation : que, nos bourgeois voudraient établir à leur profit. Pour cela, ils n'ont qu'à se faire nobles, et à créer : de nouveaux bourgeois. L'entreprise est périlleuse.

transmettent ainsi un certain degré de pouvoir. Tel est le point de départ de la classe intermédiaire.

Cette caste, monstre d'origine , ennemie des deux autres, dont presque toujours ses membres dérivent matériellement, classe également avilie : par l'esclavage qu'elle subit, et par le despotisme qu'elle exerce ; doit nécessairement être prise parmi les esclaves, dont l'intelligence s'est le mieux développée , soit par suite d'organisation, soit par suite de volonté ; mais, toujours comme conséquence du besoin : que, les despotes ont eu : de développer leur intelligence, poir en profiter EUX-MÊMES.

Donnons aux membres de cette classe, qui , par l'hérédité, deviendra bientôt caste; le nom : d'AFFRAN-

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