iur une formule d’analyse, l. Wlll
4. Sur la théorie des résidus quadratiques, I, XXIV des Mémoires des membres, 1850.
5. Hecherckes sur la théorie des résidus quadratiques, (. \XV. Ibid., 1850.
6. Sur les oscillations du pendule en ayant egard d la rotation de la terre, I. \XVI;1851.
1. Scbaar esi né à Luxemboorg, le 38 décembre 1817. Il est entré à r.Xcadémie comme correspondaol, le 15 décembre 1849, e( il a été Dommé membre le 15 dé* cemhre 1851.
été démontrées par ce géomètre au moyen d'une analyse sublime qui lui est propre, mais qui a le défaut d’isoler celle branche des mathématiques. Les deux principaux théorèmes ont été repris par plusieurs géomètres et démontrés par des procédés divers plus en rapport avec l’analyse vulgaire : des géomètres, comme Legendre, leur ont donné plus d’extension et ont fait connaître des propriétés nouvelles et importantes. Il restait encore à les faire découler d’une source commune et à les vulgariser, en quelque sorte, en rendant plus simple et plus facile l’accès de cette théorie. C’est ce que M. Schaar est parvenu à faire avec un grand bonheur. La théorie des résidus quadratiques, qui jusqu’à présent était réservée aux mémoires académiques, peut aujourd’hui entrer dans le domaine de l’enseignement, même assez élémentaire. C’est là un service réel rendu à la science ('). » Immédiatement à la suite de ce mémoire, qui fut imprimé dans le tome XXIV des Mémoires de l’Académie royale de Belgique, M. Schaar fut proclamé correspondant de la compagnie I*).
Nous aurons occasion de parler plus loin des services rendus aux sciences par M. Pagani : il fut remplacé à l’Universitc de Louvain par M. Gilbert, professeur de mérite, qui le secondait déjà précédemment et qui a fait parvenir successivement à l’Âcadémie de Belgique différents écrits qu’elle a imprimés dans ses Mémoires et dans ses Bulletins : un des principaux a été publié en 1861, sous le titre : Recherches tur les propriétés géométriques des mouvements plans (’).
D’une autre part, la chaire de mathématiques, devenue vacante, à Liège, par le départ de M. Schaar, fut confiée à
('} BulUtius de rJeadémie royale, séance du 1*' décembre t84ü, page 545, *'rarlie,du lone XVI, 1850.
(*) BMlUtim, séance dti 15 décembre 1849, page 615, 2' parité, l. XVI.
(*) .Mémoires couronnés et Mémoires des savants étrangers. In-4«, t. XXX ; ISUâlMI.
M I8ÏN.
> iti» M. Catalan, déjà connu prcccdemnienl par (lill'ércnls ouvrages malliénialir|iics, dont quelques-uns ont été imprimés par l’Académie royale de Belgique. L’un a paru dans le tomeXIV,in-4°,desjVé»!0(>es des snvnnls ('/rangers cl traite de la Transformation des variables dans les intégrales mulliples; un autre a été inséré, depuis pou, dans le tomeXWll du même recueil, sous le titre : Mémoire en réponse à la question : Trouver les lignes de courbure du lien des points dont la sonnne des distances éi deux droites qui se coupent est constante.
La ville de Liège, pendant la première partie de ce siècle, a dignement soutenu la réputation qu’elle a méritée dans les sciences exactes. Aux noms que nous venons de mentionner nous devons joindre encore ceux de ses professeurs, .MM. Lemaire, De Cuyper, Bède, etc., qui ont également prêté leur concours au développement des connaissances positives.
' iw. M. Bède, de Stavclot, a présenté à l’Académie, qui les a imprimés ('), plusieurs ouvrages de mérite; nous citerons en |)articulier le Mémoire sur l’ascension de feau et la déjrression du mercure dans les tubes capillaires, et celui Sur les chaleurs spécifi(jucs de qnehiues métaux à différentes températures. La méthode employée |)ar l’auteur pour résoudre le dernier problème est celle des mélanges. La description détaillée qu’il en donne inspire beaucoup de confiance dans les résultats qu’il en a déduits. Les métaux qui ont fait l’objet de ses rccherclies sont ; le fer, le cuivre, l’étain, le plomb, le zinc, l’antimoine et le bismuth. Chacun a été .soumis sept à dix fois à l’expérience, à des leni|)ératures qui ont varié entre iOO cl 247" centigrades. Il en déduit, pour chaque métal, trois cocilicients moyens correspondant à des points dilférenls entre ces limites, ('eux qu’il a
(') jVtmoiret couronnes, oti prtsrnlei à l’JcmIemie, Bruxelles, iii -4*, (ornes \XVII, XXV, XXX, XXXI, XXXII.
trouvés entre O" et 100" sont un peu inférieurs aux nombres déterminés par M. Régnault, et varient légèrement par rapport à ceux donnés par Dulong et Petit. Les différences sont de l’ordre de celles qu’il est difficile d’éviter dans ces sortes d’expériences, où les méthodes d’opérer n’ont pas été identiques et où les corps soumis à l’examen ont pu ne pas être de même composition ou de même agrégation.
Les travaux de M. Bède se sont plus particuliérement portés sur les phénomènes de la capillarité. M. Plateau, qui avait été chargé, par l’Académie, défaire, avec deux autres commissaires, l’examen de ces écrits, présenta, en juillet 1860, un rapport sur leur mérite, et ses conclusions leur furent entièrement favorables. « Dans un mémoire précédent, dit-il, M. Bède avait soumis à l’épreuve de l’expérience, pour le cas des liquides déprimés, la théorie de M. Bertrand relative aux colonnes capillaires interrompues par des bulles d’air, et ses observations ne l’avaient point vérifiée; cela tenait à des causes de résistance dont l’auteur n’avait pas découvert la nature et qui ont été signalées par M. Jamin, dans un travail récent sur un même sujet. Dans le mémoire actuel, M. Bède répète les mêmes essais pour le cas de l’ascension, et il trouve les résultats d’accord avec le théorème pour l’huile d’orange et l’éther sulfurique ; il a opéré aussi sur l’eau et l’acide sulfurique, et a obtenu des écarts considérables. Ces résultats s’accordent encore avec ceux de M. Jamin, dont le travail, du reste, n’a été publié qu’aprés l’époque où M. Bède a présenté le mémoire actuel à l’Académie. L’auteur, prenant pour mesure des cohésions des liquides les produits respectifs des densités de ces liquides par les hauteurs auxquelles ils s’élèvent dans un même tube capillaire, cherche quels changements subissent les mêmes cohésions quand les liquides contiennent en dissolution une substance étrangère. Ses expériences s’ac-
N. IW..
cordent à inonlrcrque la cohésion d’un liquide est augmentée par la dissolution d’une substance solide, et d’autant plus fortement que celle-ci y est en plus grande pro|)ortion. Les expériences dont il s’agit paraissent, en outre, indiquer, mais d’une manière moins nette, que les cohésions de dilférentes solutions d’une même substance solide dans un même liquide, sont proportionnelles aux racines carrées des densités de ses solutions. » M. Béde a fait voir, en dernier lieu, que l’expérience ne s’accorde pas avec les résultats de la loi (pie pose Poisson. Ce travail, assez considérable, a été imprimé dans le tome X\\, in-i‘',des iUrmoimilrs suvaiil.s rlrangera publiés par l’.\cadémie royale de fkdgique. Un voit que l’auteur ne s’occupe pas seulement de la théorie, mais qu’il attache, et avec raison, une importance trèsgrande aux vues de la jiratique.
Avant son entrée à l’.\cadémie, .M. De Vaux, aujourd’hui inspecteur général des mines, s’était également occupé de la solution d’un problème qui concernait ses travaux habituels ; il s’agissait de déterminer le mode le (ilus avantageux d’élever l’eau à des hauteurs de plus de cent mctn;s par le moyen de l’air atmosphérique. Il composa un travail sur ce sujet important, et par son Mi-moire sur l'épuisement des eaux dans les mines, qui a été inséré dans le tome XII des Mémoires couronnés, année 1837, il remporta le prix du concours. On trouve encore plusieurs autres ouvrages de ce savant dans les Annales des mines, recueil intéressant que publie le ministère des travaux jiublics (').
M.l .amarlc, professeur à l’Université et à l’Lcole du génie civil de Gand, a publié, de son coté, dilVérents travaux qui ont été imprimés dans les Mémoires de l’Académie (*). Dans
(') Il exixle .icluellcmenl 10 \oIunic!î in-H” île celle collochon ilont la ptibli> cahoo renioolc à raïuiée 1845.
(*) Les Mémoires ile PAcadémic conliennntl de ce savant les travaux s«i-
sesMotions fondamentales sur plusieurs points élémentaires dt géométrie et de, dynamique, il blâme, et avec raison, la tendance manifeste et peu raisonnée qui existe parfois à simplilier l’enseignement mathématique et à lui imprimer une marelle plus rapide. « Considérée en elle-même, dit-il, celle tendance peul élre légilime, el pourvu qu’on n’y sacrifîe rien d'essentiel, elle mérite qu’on lente quelques efforts pour lui donner salisfaction. 'l'el est, en partie, l’objet du travail que je viens soumettre au lecteur. » On conçoit que l’objet que se propose M. Lamarle est, en effet, d’une grande importance, surtout dans sa position de professeur, car rien ne tend plus à donner le goût el l’aptitude à des études approfondies que des explications nettes el précises des vérités maibématiques. On doit, dans l’enseignement, avoir soin de combattre ces démonstrations insuHisanles qui conduisent souvent, sans qu’on s’en aperçoive, sur le terrain de l’absurde. On voit, par les travaux de M. Lamarle, qu’il aime à se placer dans la voie qu’affectait Newton, el qu’il se plait principalement à faire sentir, par de simples constructions géométriques, les vérités qui ne sont que trop souvent cachées sous des formules embarrassantes. On a tort, croyonsnous, de faire peu de cas de la méthode géométrique, même *n sortir du beau siècle où l’analyse a produit des progrès si brillants ; on doit rcconnaitre ses avantages en s’appuyant sur in jugement même de Newton, du savant qui lui a fait faire les pas les plus assurés. L’analyse, sans doute, marche généralement on avant el fait les plus heureu.ses con- (|uétes; mais la géométrie lui vient en aide comme un auxi-
Emploi dt l'infini dnnt l'euieignemeni des walhemaliqws elementai^ I. XXVIIj 10-4", «le* JVémoiret de rJcadéntie.
Ikeréation mathématique. — Solution d’uncoupsin^tulierdu Jeu de dame», /6id. Etude approfondie sur deux équations foudameutaleSf t. XXIX. h'otions fondamentales sur p/iui>urj points élémentaires de géométrie, de etc., I. XXX.
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liaire inséparable qui aplanit les terrains conquis, y répand lacilement ses lumières et sait, dans bien des cas, prendre largement sa part sur les terrains nouveaux dont il s’agit de garantir la possession. C’est voir incomplètement la marche de ces deux sciences que de vouloir anéantir l'une |iour suivre uniquement l’autre : toutes deux ont leurs avantages récipro(|ucs, et un esprit éclairé sait les apprécier et les suivre.
L’analyse mathématique et l’application qu’on peut en faire ont beaucoup occupé les jeunes malbématiciens dans ces derniers temjjs ; datis leur nombre, nous nous plaisons à citer M. Smith, l’un des professeurs à l’Université de Bruxelles; nous indiquerons aussi dillércnis mémoires qui ont été présentés <â r.\cadéniie par MM. Folie, répétiteur à l’École des mines de Liège, et ceux de MM. Vander Mensbrugghe et Delbcruf, attachés à l’Université de Gand.
Il a paru, à Bruxelles, en 184!), sous le litre d’ Encyrlopêdip populaire, une série de traités sur les dill’érentes parties dos sciences, des lettres et des beaux-arts : cette création nouvelle était dirigée par un homme intelligent qui cherelia à en faire bien moins une spéculation commerciale qu’une entrc|)rise utile à laquelle il pût intéresser scs lecteurs. La plupart des écrivains du pays aidèrent à celte publication, et ce qui prouve le mieux son utilité, c’est que plusieurs de ces traités ont été accueillis avec plus de faveur encore à l’étranger qu’à l’intérieur du royaume; quelques-uns mémo reçurent deux ou trois éditions successives (').
(') Voici rpux lies oiivraf^es scM'nlifM{ues de rKncyclopédie de M. A.Janui* iiiti roncernenl |dii& spécialemenl do nos éludes. Plusieurs aiilres, <|ui avaient
élé annoncé.$, n'ont pas été publiés ensiiile ;
principes de la science du calcul ^ par Ed. .Mailly.
JVotions de la mécanique générale, par l.rfranrois.
Physique, par J. Plaloan et Ad. Oueletcl. 'Cet oiivraRe, en trois volumes, a été publié prestpip entièrement par M. Plateau.)
.•Astronomie et Théorie des probabilités, par Ad. Quelelel.
Physique du globe et météorologie. — /?èy/es(fi'c//»(ato/oi;r>,par J.>H. ilonzeait.
Parmi les savants qui s’intéressèrent à ce travail, M. Lefrançois, professeur à GancI, qui venait d’être couronné par l'Académie royale, pour la Solution d’un problème de calcul intégral ('), s’occupa spécialement de la mécanique générale; M. Mailly, connu par divers écrits et par la discussion des observations sur la hauteur des marées en Belgique, faisant suite à l’ouvrage anglais de MM. Whcwell et Lubbock sur ce point important, donna un e.\posé des Principes de la teieneedu calcul, science dont il s’était spécialement occupé; .M. Plateau composa, sur la physique, un traité qu’il n’acheva pas entièrement, mais qu’on pourrait placer, pour la clarté, à côté des élégants ouvrages d’Euler et assimiler à ses Lettres à une princesse d’Allemagne; M. A. Brialmont, dans une série d'écrits pleins de savoir et d’élégance, présenta un précis intéressant de l’art militaire qui servit de prélude aux ouvrages qu’il a publiés depuis.
Le vénérable M. D’Omalius ne dédaigna pas non plus, malgré son grand âge, de prendre part à ce travail, et il publia un excellent manuel de géologie et de minéralogie (*). M. Houzeau, de son côté, s’occupa de la physique du globe(’); et M. Ch. De Brouckere, malgré ses travaux administratifs comme bourgmestre de Bruxelles, sut trouver le
lltmfHti <U géographiê et de topographie, |>ar J. Lia^ire.
Prèeis d*art militaire, par A. Brialmom.
Économie politique, par Cb. De Brouckere.
Géologie et minéralogie, par D'Omaliut il'Halloy.
Ànaiomie, |iar Van Btoedeo.
Pkgeiolofiey par Gluge.
{*) Mémoire* couronnée i lome XXII, année 1846 à 1847.
(*) Xn 1862, il a paru uneoourelle édition de Touvrage de .M. U’Omaliu» «ou» letiirt: Àbrégi de Géologie, in*8« : c*e«l la aeptiéme; elle a continué à mériter BQ grand iiiccès dans le monde savant et elle a placé son auteur parmi les géolo> goes les plus illustres de celle é|M>que. On doit à ce savant encore plu.^iellrs aetres oorrages snr les sciences, et en particulier des recherches sur la grandeur de la poputafioD du globe.
(') X. Houaeau a produit difTérents ouvrages et entre autres les deux siii-
— tiO
lemps DL'cessaire pour répandre les principes de l’économie |)olitique, science qui avait particuliéremenl attiré son attention.D'une autre pari, MM. Van Bcneden, Gluge, Spring, Fallol, Burggraeve, donnèrent tous leurs soins ii l’anatomie et il la physiologie, pour tâcher de placer ce recueil à la hauteur convenable. 11 nous est impossible de suivre tous les détails de celte grande entreprise et d’énumérer les Iravau.x qui furent e.vécutés avec succès dans les différentes parties. Gependanl nous avons cru ne pas devoir lui refuser notre attention, pour mieux éclairer l’entrée de l’édilicc dont nous tenions à faire connaitre l’ensemble.
On a pu voir, dans VUistoirp des scie ncps mathématiques et physiques eltez les Belges, les essais qui ont été successivement faits pour obtenir une carte exacte du sol de la Belgique, et apprécier les causes qui ont porté chaque fois obstacle à son aebèvement. Dans ces derniers lemps, des travaux nouveaux ont été entrc|)ris par le gouvernement et ^ |»'i, ont été exécutés parM. le général iNerenburger et par le nombreux personnel qui opérait .sous ses ordres. Espérons que le passage récent de cet ollicier supérieur à l’École militaire ne suspendra que provisoirement ces travaux géodésiques, et que nous verrons conduire à bonne lin celte carte importante qui manque encore à notre royaume (*).
Si nous avions à parler des ouvrages qui ont rapport au service des armes, nous devrions citer avec éloge un grand
vaiKs^ 4{ui iMniiciii dans les Mémoires de rjeadetnie royale de Helgique .•
Sur 1rs étoiles filantes périodiques du mois d'aotU, 1. XVIII, Mémoires couronnés, ÎHi5.
Méthode pour éliminer simuUonemeui ta latitude, la longitude, l*heureet l'usimut, par des passages observes par deux verticaux; l. XXV, Mémoires couronnes ; 1854.
(') En parlant de la gt^odé^ie, nous ne (levons pas omettre de citer IVlalilissement ^t‘^ogr.iphii|iie de M. Vanderm.ielen. Bien <|iic formé sons le rap|Kiri commercial, il prend sa source dans le désir de pouvoir répondre à la fois au besoin du commerce et de la science.
nombre d’écrils produits par notre École militaire, qui mérite de figurer parmi les institutions les plus belles que renferme notre pays. M.Arago, en visitant la Belgique, en 1839, prit plaisir à l’examiner avec détail et à interroger les jeunes gens sur les résultats de leurs études; il ajoutait même que cette école rivalisait dignement avec l’École polytechnique de France; et le jugement porté par la courtoisie ne fut, du reste, pas démenti par les résultats des examens de trois jeunes officiers belges qui furent envoyés, plus tard, à l’École d’application de la marine française, et auxquels le concours assigna un rang distingué.
Plusieurs professeurs de l’École militaire belge sont connus par des ouvrages scientifiques que nous avons eu occasion de citer déjà. On doit distinguer dans leur nombre le major Fallot, qui est auteur d’un excellent Cours d’art militaire; ce traité a été revu et augmenté par son gendre, le colonel Lagrange, officier d’un grand mérite à qui l’on doit plusieurs autres écrits et que le monde savant vient de perdre. J'en dirai autant du Cours de construction qui était professé à l’École militaire par M. À. Demanet, colonel du génie, et qui se compose de deux volumes in-8® avec un atlas. Ce qui prouve surtout en faveur de cette institution, c’est le grand nombre d’officiers de mérite qui y ont achevé leurs études et qui se sont distingués successivement dans les diverses branches de leur service par des travaux spéciaux qui témoignent de leurs talents. Je citerai en particulier : 1® le Traité descriptif et raisonné des constructions hydrauliques à la mer et dans les eaux courantes, avec application aux travaux militaires, par M. E. Roffiaen, capitaine du génie, 3 volumes in-8®, Bruxelles, 1863 ('); 2® Electricité et magnétisme sur le globe terrestre, par M. R. Brück, capi-
1‘) U icience rirnl de perdre également ce jeune omcicr, vers le milieu d'ocl»l>te 1803.
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laine du génie, 4 vol. in-8", Bru.\elles, 1881-1838 ; 3® Des Substances militaires, de leur qualité, de leur falsification, par M. J. Squillier, capitaine du génie, 1 vol. in-8°; Anvers, 1888. On doit, d’une autre part^ à M. le major Brialinont dilférents ouvrages sur l’art militaire et sur la vie de lord Wellington, qui ont également obtenu, dans ces derniers temps, un succès mérité. Je dois citer encore plusieurs des officiers déjà mentionnés précédemment et en particulier : MM. le major Liagre, directeur des études à l’Ecole militaire ('); Vinebent, directeur du service télégraphique; Biver, directeur d’une e.xploitation dans le midi de la France; Blondiau, auteur de divers ouvrages géométriques; Ernest Ouetelet, actuellement astronome à l’Observatoire et qui, depuis di.x ans, s’occupe d’un catalogue étendu d’étoiles à mouvement propre qui ne tardera pas à paraître, etc.
il convient de rapporter aussi aux sciences mathématiques et physiques les travaux nombreux qui ont été faits en Belgique pour (lerfectionner la théorie de la ballistique, et particuliérement pour régler la justesse du tir. M. le général Bormans fut un des premiers à entreprendre des essais à cet égard : MM. le colonel Leurs, le major Navez, le lieutenant Boulengé, ont essayé, par leurs efforts heureux, de donner (le nouveaux développements à la théorie et de régulariser de plus en plus la marche des projectiles. Tout récemment
( ) Les Mémoire» de TAcadémie renferment de lui différenU écrit» qui te rap|)orient, il e»l vrai, moin» k de» sujets nouveaux qu'a remploi de certains iastruroenls ou de certaines méthode» de calcul. Ces écrit» sont :
Sur Ut eorrectiont de ta lunette méridienne , t. XVIII de» Mémoire» des tamnts étrangert, 1845.
Sur ta détermination de l'heurtf de la latitude et de l’atimut au moyen de» double» pattage» d'une étoile par différents verticaux, t. XXIIl, Mém. des savant» étrangers; 1850.
Problème de» crépuscules, t. XXX, Mémoires des savants étrangers; 1857.
De Pinfluenee des phases lunaires sur la pression atmosphérique, t. XXX, Mem.: 1857.
encore, M. Coquilhat, lieutenant-colonel d'artillerie, a fait {taraitre un travail d'un grand intérêt sur les Percussions initiales produites sur les affûts dans le tir des bouches « feu (').
Les études historiques eurent des représentants non moins actifs dans l’armée : nous citerons en particulier le général Renard, qui a su se faire un nom par ses savantes recherches ('), de même que le général Guillaume.
Les mathématiques ont généralement servi d’armure complète quand il s’est agi de conquérir le terrain de l’astronomie et de prendre la position qui convenait à cette science. Pendant longtemps, on s’était borné à l’étude des faits et on avait tâché de les enregistrer avec le plus d’ordre possible ; mais quand, après avoir vu et observé les phénomènes célestes, on a senti le besoin de les expliquer et d’étudier la nature et les lois des forces qui les produisent, on a également compris la nécessité de recourir aux sciences mathématiques : la mécanique céleste est devenue, dés lors, la science la plus belle et la plus complète que le génie humain ait conçue. En moins de deux siècles, on vit se former et se développer ce magnifique monument. L’astronomie aujourd’hui, par son importance et son étendue, se divise en deux parties principales : celle de l’observation et celle des lois mathématiques. Cette division se remarque en général dans' toutes les sciences qui ont pris leur développement complet.
Déjà, pendant notre union avec la Hollande, le gouvernement avait ordonné la construction d’un observatoire et l’avait fourni des instruments dus aux premiers mécaniciens de cette époque. On a pu voir, dans \’ Histoire des sciences
(') Un volume io-4*, avec planche»; U^(;e, chez H. Destain, imprimeiirl'braire; 1863.
/iullfiin poliliquf et miltloire <te la ffelgiqiie^ 1 vol. 1847.
iiiatlt('-mali<iu(‘.s pI jihijaiqui-ii chez les Bchjes, loiil ce qui se l^■lp|lorle à la construclion de cet établisscmenl et aux instrumenls qui le coin[>osetil. Nous nous bornerons ici à rappeler, en quelques mois, (piels sont ses principaux travaux pour l’astronomie. Les premiers eurent naturellement pour objet la détermination des éléments géodésiques de l'établissement : la latitude fut déterminée par dill'érentes méthodes, mais plus spécialement au moyen du cercle méridien de Trougbton etSimms. La longitude fut également estimée |>ar rapport à dillërents observatoires, soit par l'observation méridienne des étoiles de même déclinaison que la lune, soit par les éclipses, soit par le transport des chronomètres, soit enlin par la méthode plus précise des télégraphes électriques. Cette dernière é|)reuve fut faite par Bruxelles, avec Creenwicb et avec Berlin, pendant les années I85B cl 1857, et par le concours de deux des astronomes les plus habiles, .MM. Airy cl Kncke, qui échangèrent successivement deux de leurs principaux assistants, MM. Dunkiti et Bnihns, avec MM. Bouv y et Ernest Quclclet (').
Dés l'origine de l’Observatoire, on avait commencé un travail qui fut interrompu plusieurs fois pour des ouvrages spéciaux faits dans ce pays sur la météorologie cl la physique du globe, dont nous |)arlerons bientôt. Mais le travail sur les étoiles à mouvement propre fut repris avec plus d’activité et d’une manière continue à partir de 185o, par M. Ernest Quelclel, qui en a publié un spécimen dans le tome XXXIV
«k-iix o|M-t-diiuns importaiUrs tien k litMix le prt>*
liiMT, par .)!. Airy, dtrecitMir «le rühs(.'r\aloire «le Grc«'nwich. parut dans le l«uiK* WIV «lt*> Mamoires de la Société rui/n/e astronomique de Londres f soii.s l«- liiic lit* . On the dilference of lonqitude betuetn the Observatories of lirussclt and OreemcicU J Lon*lrr', brochiirr iii-4", 35 pa^cs; et le second, de
.'I, Encke, fut imprimé daii.s les Mémoires de VAcademie royale de Berlin, anm'e 1H58, in-4’' : la liadiirlion on a paru dans le lomr Mil des Annales de l'Observatoire de Bruxelles, 1801 ; il renfenm* 54 paires iii-4'’.
— fis-
ses Mémoires de l'Académie pour 1864 ('). « Bruxelles a n. tsi> déjà fourni deux catalogues d’étoiles, dit l'auteur, ayant pour but principal la détermination des mouvements propres.
L’un, qui date de vingt-cinq années, est publié; l’autre est encore entre les mains des calculateurs. Le troisième catalogue, en cours d’exécution, a été conçu sur un plan plus vaste : il a pour objet la révision de tous les mouvements qui alleignent la grandeur d’un dixième de seconde d’arc par an, et de plus l’observation des étoiles des anciens catalogues qui n’ont pasété réobservées jusqu’ici par les astronomes modernes. Ce travail, commencé en 1857, se poursuit activement.
Sept mille étoiles sont déjà en observation, dont trois mille peuvent être regardées comme convenablement déterminées (’). »
Les travaux de météorologie et de physique du globe prirent d’abord un développement très-grand, et occupèrent, pendant un temps assez long, la première place dans les travaux de l’Observatoire, parce que notre pays ne possédait à peu près rien sur ce sujet. Non-seulement il fallut tâcher d’obtenir avec exactitude ces éléments pour Bruxelles, considérée comme point central, mais encore les déterminer pour les stations les plus importantes du pays. Près de trente années
(') Ut ilubiicâüoo» de M. Ernest Ouelelel, dans les Mémoires de VÀtadimUf M)o( les suivanies :
HetKertkes sur Ut médianes , t. XXV des Mém. cour.; années 1851 à 1855.
Mémoire sur Ut foyers, t. XXVI, des Mém. cour.; année 1855.
Estai sur U mouvement propre en ascension droite de quelques étoiles, I- XlXIl des Mémoires; 1881.
/e mounemeni propre de quelques étoiles, t.XWW des Mémoires ; 1864.
1. Ernest Quetelet quitta le génie militaire dont il était lieutenant, pour passer, ra 1855, comme aide, à PObservatoire royal de Briiielles. Pendant les dix années
luirirent, il s'est spécialement occupé d*un catalogue des étoiles A mouvement propre, qui ne lardera pas i paraître.
(*) Toutes les observations des ascensions droites sont faites par M . Ernest Que- ■riet; il partage, de plus, l'observation au cercle mural avec M. Hooreman, ri Irscalculi de réduction avec m. Mailly.
fiiroiil employées à ce soin. Le gouvernemcnl el l'.Vcmlémio voulurcnl bien activer ces travaii.x par tous les moyens qui dépendaient d’tHix. Grâce à ce concours cl au soin de plusieurs de nos physiciens les plus habiles, qui conscnlirenl a nous aider de leur coopération ('), la Belgique se trouve aujourd’hui dans la situation la plus favorable.
Pendant six à .sept ans, les travaux horaires de la météorologie et delà physique du globe exigèrent des soins extraordinaires; il fallut, |)ar conséquent, recourir au gouvernement et au zèle des amis des sciences pour obtenir les observations pénibles (jui restaient à faire (‘|.
De|)uis un quart de siècle, les recherches sur les époques principales des plantes, telles (pie la lloraison, la femllaison, la maturité des fruits et la dénoraison, ainsi que sur les |>héuoménes du régne animal , se font avec une grande régularité pour toute la Belgique, et, en général, |)our plusieurs stations étrangères : elles .sont consignées annuellement dans les Mémoires de r.Vcadeinic royale (’). Elles ont été développées avec quelque détail dans le volume que l'Observatoire a publié récemment sous le litre de Pliysiqw (lu globe. On a proposé d'ajouter à ces dilférentes recherches une partie non moins intéressante qui complète l’ensemble de ces travaux : c'est le tableau de la végétation et du règne
r.i]»|>olloion> ici .i\cc uno \éril3λIf reconiiai<H,incp Ip< noT7î< tic ces IntMlrs |ihy'>ci«‘ii< Cr.ilny, l.rtuv.un; Ihipcrz. .» (icin*!; Ilt'W.ilifue, .î Si.i-
vj'lol: i.fclorC'i. À >li»iihuny, N.inoi» ; M.i.i-. à |mi< à Xiirnur:
(ifi iii.iin. .1 Bj'Ioçiic: \ .irt Oyon. .1 S.iiii(-Tu>n<l : IVif-ni. .1 W.iUMrt* ; !.0|»f»pn*, r.n.'Hl »'l h O-lrnslo, cIc.
(*» Ni'ii» «levons pat (iCiilièiemcnt icmercier MM. iM’ iv.iril. Peltier, llersch**}, \\ liiMlsloiu', H.ihlm.cr, tli* M.irtm-i, K.insii'eii, l..v>ji*mr. Ill•|•rick. Ncwloii, <*lr., pour rolOi^e.iiice .ivec t.i'|m-il<* ils ont bien voiiin <i«M'oii>li-r lo« tiMviinx «.pi^iniiY le rOhverv .Hoire.
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animal, le mars el le 21 avril, de même qae de la chute (les feuilles, le 21 octobre, quand arrive l’instant opposé à celai que l’on avait observé six à sept mois plus tôt ('). Le tome XXXIII des Mémoires académiques renferme un travail qui résume en quelque sorte tous les travaux qui ont été faits sur ce sujet intéressant; depuis, on a vu paraître aussi des observations sur le même sujet par M. Fritsch, de Vienne, et par M. G. Linsser, aide à l’Observatoire impérial (le Puikova (’). Ces divers documents tendront à faire mieux comprendre le mode d’action qu'impriment aux plantes et aux animaux la température et la nature du climat, la longueur des jours, l’espèce des terrains, l’humidité plus ou moins grande du sol, etc.
Le magnétisme terrestre avait été si peu étudié en Belgique, que, malgré tous les soins mis à rechercher ce qui se faisait pour cette branche importante de la physique, on ne trouvait
f/imf d Bruxelles^ 1897 à 1839 {!ïïém.^ t. XII). Deuxième Mémoire sur te ;Voynétisme en Italie [Mém.^ t. XIU).
Sur ta longitude de l’Observatoire de Bruxelles (Mém.f l. XXII).
5ur la latitude de l’Observatoire de Bruxelles {Mém., l. X).
Sur la différence det longitudes des Observatoires royaux de Creenwieh et dt BruxtUetlMém.f i. XVI).
Catalogue des principales observations d'étoiles filantes (Mém.^ I. XII).
Nouveau catalogue des principales apparitions d'etoiles filantes [Mém. y I. XV).
Sur les variations des températures dt la terre [Mém. j i. X).
Sur les variations périodiques et «on périodiques de In teinpéralure d Bruxelles i. XXVIII).
(') Ou« adilition aux pliénomènes périodiques annuels a été faite dans les Mémoires de rjeadémie, par M. de Selys-I.on^champs, à partir de l'année 18d9.
r.e9(feux volumes in -4*, Sur le climat de la Belgique f et le volume in-4®, Sur laphysiquedu globe, puldiés par l'Observatoire, ont paru successivement et lis complètent à peu près les recherches qu'on pouvait espérer pour notre pays dans IViai actuel de la science. II s'agira maintenant de les réduire i leur forme la plus utile et la plus substantielle. *
(*) Voir un aperçu que ces savanls ont présenté do leurs recherches dans les Bulletins de r Académie royale de Bruxelles, pour avril 1865, pages 395 et snivanirs.
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pas inciiK* une seule observation |(our Bruxelles, (|ui, eepeii- (laiil, a etc longteiu[)s le siège il’uiie Académie impériale. Dill'éreiils mémoires insérés dans les recueils (') perineUeiit de croire (ju’il est aujourd'hui peu de points en Eurojie dont les éléments magnéti((ues soient déterminés pai- un plus grand nombre' d’observations : les vérifications l’aite.s par plusienrs physiciens distingués, MM. le général Sabine, Forbes, Rudberg, Lamont, Baclii' de Pliiladelpbie, Langbcrg de Cbristiania, Angstrém, Mahmoud du Caire, etc., tendent il prouver ipic ces l'•lélnents ont toute la précision désirable.
« Le magnétisme terrestre est devenu un monde, disait Arago dans uu rapport à l'Institut de France; il l'audra des siècles d’observations pour éclaircir les centaines de phénomènes (]u’il embrasse déjà, pour h'S mesurer avec toute la précision requise et pour découvrir les lois qui les régissent. « De pari'illes assi'rtions doivent calmer un jieu les inquiétudes des [lersonnes étrangères aux scii'tices, ipii pourraient craindre que h's l’onctions des observateurs ne. devinssent des sinécures.
Depuis les années 18i28 et 1821), on a observé annuellement, à Bruxelles, l’état absolu de la déclinaison et de l’inclinaison magnétiipie, de même que l’intensité horizontale et verticale de cette force. Des observations /mrnire.s' ont été faites ('iisuiti' pendant la période de six à sept ans; on les continue encore d’une manière régulière ijuatre fois par jour. De plus, des observations absolues ont été recueillies sur plusieurs autres points du pays, et l’on peut en déduire des éléments [lour rattacher la Belgiipie aux cartes magnétiques des pays voisins ('“).
(’) Tomes VI, \11 et Mil îles MèmoirtSy et les linUelim de l*^cademie.
(*) On trousc les l'ésuUats de ces ubservalions, |K>iir ehi<|iic jour de raiinée, dans les .'futiales de l* Observatoire. Les rt3sul(als mensuels sont doun<>s,de plus, dans les /Annuaires de l'Observatoire royal, et d«-s caries magnétique» jhuii- la
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Il osl une autre branche des sciences physiques qui mcrilerail peut-être un intérêt plus spécial, parce que les travaux qui la concernent sont encore peu nombreux, et que 1rs renseignements obtenus jusqu’à ce jour diffèrent tellement entre eux, que le physicien ne sait auxquels s’arrêter et semble, dans l’état actuel des choses, disposé à les rejeter et à repousser entièrement ce genre d’observations. Il se présente, en effet, des difficultés très-grandes pour mesurer I état habituel de l’électricité de l’air : nous avons eu l’occasion d’en parler plus haut (pageH).Ces difficultés tiennent, croyons-nous, surtout au manque de précautions employées. D’après de longs travaux et d’habiles observations, M. Peltier, en France, était parvenu à reconnaître les principaux obstacles contre lesquels la plupart des physiciens ont jusqu’à présent échoué, sans en soupçonner les motifs. Lui-ménie, après de longs travaux, avait renoncé à observer l’èlectricitc de l’air dans Paris, à cause des anomalies nombreuses que lui présentaient la hauteur des bâtiments et l’étal de l’atmosphère. Son invincible ardeur pour la
en ra|i|H>rl avec les autres pays île TEiirope, onl été données dans les .Vémoirrt de V^eadémief tomes VI, XII, XIII. On a reconnu, dans ces derniers temps, qu*il etisie à Bruxelles, |>oiir la déclinaison magnétique, une variation accidentelle par rapport aux (loints avoisinant la capitale.
D'après un ancien instrument construit à Louvain, en 1568, la déclinaison magnétique était alors, dans cette ville, à 15 degrés environ à Torient du méri- 4ien; et, d'après Kircher, elle était, à Anvers, vers 1600, à 0^ 0' également à l'orieoi ; mais M. Ilansleen, dans son grand ouvrage sur le magnétisme, croit rette observation plus ancienne. Ces déterminations ont totalement manqué rnsuite. L'abbé Bann, en 1773, observait que la déclinaison était occidentale à Ifiruport et il iVstimail i 19* 50^ On n'a plus fait d'observations ensuite; mais il paraîtrait asses que l'aiguille, k Bruxelles comme i Paris, atteignait, vers 1815, son pins grand écart du méridien. Quand elle fut observée à l'Observatoire pour la première fois, en 1827, son écart du méridien, était de S3* 28', 8. Cet écart a progressivement diminué depuis celte époque; et, leO avril 1864, il n'était que de 18* 49' 52^'. D'après M. Hansteen, sa valeur sera nulle vers 1924 ; ce qui donnerait pta« d'un siècle pour le retour de l'état maximum à zéro. (Voyez Vffistoire des seiencet, etc., pages 356 et 404, ainsi que l'ouvrage Sur la Physique du y^ofce, page 134, 1 vol. in-4*; Bruxelles, 1861.
sriciitT, malgré son àg(,‘, le tléU'rmma a venir faire ses expériences sur une des tourelles de l’Observatoire de Bruxelles, qui nvinil dominée par auetin des hdtiinenls ni des (irhres qui l'enlourent. Les sueei'-s qu’il obtint dépass(-rent si's es|)éranees, eoinnie on peut le voir dans ses écrits imbliés à ce sujet. Depuis 18ii jusqu'il ce jour, e’est-àdire dejiuis plus de vingt ans, en usant de st*s conseils et de son expérience, on a eu la conslance d’obsi'rver l’étal statiipie et l’état dynainiipie de l’air, et les résultats annuels s’accordent avec une précision tout aussi remarquable que ceux du theniiométre ou du baromètre. .Ainsi, pour ne citer ([ue ipiidqiies exemples, la quantité d’électricité statique donnée en été, est dix à douze fois moins grande qu’en hiver; l’électricité est généralement positive et ne devient négative qu’accidentellcmeni , pendant les pluies ou dans leur voisinage. Durant les pluies orageuses l’électricité est considérable et peut varier rapidement de l’état extrême positif à l’état contraire (' J. I.e même changement s’observe dans l’électricité dynamirpie, quoiipie ses variations soimil faihh's dans d’autres circonstances, et particulièrement pendant des jours sereins.
Nous ne citons que (pii'lques-uns des résultats de l’électrométre statique et de l’électromètre dynamique pour fairi' comprendre le désir <pie dut avoir l’Observatoire de Bruxelles
nCVf (teruiyuille petniant hsorafjv% n 'eut point entre dans /*
rniculdes moyenne$, pnrcp iiiiprps rh.irgps consiilt’*ral>|ps, soit m^ga-
«tonnent «les états lom excc|itionnels à Tinstninient. Prend-on les méme^ l<récantioi)s à Kew et a Munich? nous Tignoions. De là pouvaient provenir peut* être les difTéiences ipie produisent les orages tie IVlê II nous a paru «pir cei état de perlurhalion ue ilevait point être pris en considération dans le calcul de<> moyennes : cVlait aussi la pen>ée de Pcllier. Cet étal ne se manifeste généralement que pendant «|uelques instant'» et pendant i|uVclate un orage ; c*«>t iin« espèce d'anomalie «lont il faut tenir compte, mais sons un autre rapport.
Voyez les «lernicrs volumes des Jnnales de rohservaloire royal de Bruxedet. et r//<’jfoire des seienees mathématiques et physiques, pages 40‘J et suiv. ! vul.
de comparer scs valeurs observées à celles des autres observatoires. Malheureusement le nombre en fut très-faible : Bruxelles ne put mettre en comparaison avec scs résultats que les valeurs des clectromètrcs statiques de Kew et de Munich. Les maxima et minima de l’électricité tombèrent aux mêmes instants du jouretaux memes instants de l’année, mais les valeurs absolues étaient bien dilTérentes pour ces mêmes époques. Afin de pouvoir faire la vérification des résultats avec plus d’assurance, M. Duprez, professeur à l’Athénée de Gand, a eu la complaisance, depuis 1855, d’observer de jour en jour, à l’heure de midi, l’électricité statique de l’air, avec un dos électromètres de Peltier comparé à ceux de l’Observatoire. Ses observations, continuées avec la plus grande con.stance, ont produit des résultats semblables à ceux de Bruxelles : les valeurs relatives étaient les mêmes ; mais les valeurs absolues étaient beaucoup plus faibles à Gand. Les nombres des degrés observés en janvier et en juin étaient, pour Bruxelles, 422 et 44; tandis que, |K)ur Gand, ils étaient 85 et 8 seulement, c’est-à-dire environ res|)ectivement cinq à six fois moindres; et il en a été de même pour les nombres correspondants des divers mois de l’amiée. Nous n’avons pu trouver d’autre explication à CCS différences que dans la position des observateurs : à Bruxelles, le physicien est placé sur une tourelle qui domine tout ce qui l’environne; et à Gand, il se trouve sur un toit, par lequel il est dominé ainsi que par une cheminée. On voit combien cet obstacle, léger en apparence, produit cependant d'effet sur les valeurs observées (').
Voici comment M. Duprez s’exprimait lui-meme, après quatre années d’observations continues (’) : « Cet instrument
<•) Voyez le* yfnnaUSf l. XIII, année Î86I, el Touvra^c .Viir la p/iy-
tiqué du globej pa^'e 107, chapUre De rélectricité de Vair.
Voyez UiUoire dês ecieneee méUhéméUûfuee ei pkffëéqueêj pofie 4li.
(1 cleclromélrc tlo l*<'llicij csl placé sur mic labloltc qui est lixéfi à 1 inctre îi ciccimctrcs au-dessus de la base d’une ouverture rectangulaire, [iratiquée dans un toit dont la pente est telle, <pie la bauteur du sonmiel est à cin(| mètres au-dessus (le cette l)ase horizontale, dont la longueur est de six mètres ; ce même toit est surmonté d’une cbeminèe d’environ un mètre de bauteur. Aucun autre objet environnant ne domine la tablette; et celle-ci est éb'vée de 10 mètres 8 décimètres au-dessus du niveau du sol. Il résulte de celte disposition ipie l’électricité atmos|)héri(jue n’agit point librement sur rèlcctromètre et que, par conséquent, l(>s nombres obtenus sont trop petits : aussi ne l’aut-il considérer tpie les valeurs relatives de ces derniers. >■
Nous donnons ici les nombres iTcueillis à Bruxelles de l8io il 18ol, et ceux des trois autres localités, (îand, Kew et Munich. Pour iiermettre les coin [la raisons, les valeurs, dans chaque station, sont réduites en prenant pour unik la valeur moyenne d’un mois de l’année.
%*mbrei« proporllonnria de l'éleetrlrllé nlallqiie.