‹ Sciences Mathématiques et Physiques chez les Belges au commencement du XIXe SiècleChapitre 20 sur 41 · LE CREP DE LA CABALE · texte numérisé non relu

LE CREP DE LA CABALE

Par élat,

A tant l'heure, je vends l'opinion publique.

Institut, sermon, drame nouveau,

Chambre des députés, élections, barreau,

Tout est de mon ressort ; j'ai nom de La Cabale.

Seul je fais le succès, la gloire est ma vassale,

Je dis un mot, Racine est vaincu par Pradon ;

En illustre, d'un mol, je transforme Fréron.

Hier votre avocat ^ pour une somme honnête,

Me demande un succès; j'accepte, je m'apprête ;

Mes agents dans Paris volent de tous côtés;

Au palais on accourt à pas précipités; (*)

(*) les Politiques de salon , comédie en trois actes et en vers, reçue et non représentée, avec un prologue en vers. Bruxelles, chez Hayez, 1821, broçh. in-8°.

Votre cause devient celle «le la patrie;

Chacun autour de vous se démène, s'écrie; Devant les juges même en dépit de la loi,

Nous vous applaudissons : ce triomphe est à moi, J’en réclame le prix.

De Reiffenberg a dédié son ouvrage it son ami, M. Ph. Lesbroussarl : « Soyez mon public, dit-il, puisque des considérations étrangères à la littérature ont empêché le nouvel essai dramatique de subir l’épreuve diflicile du théâtre. » Le dernier t’ait, sur lequel nous ne nous expliquerons pas, est éminemment à regretter, surtout à cause du prologue, sous forme de dialogue, qui précède la pièce. Le sentiment patriotique s’y exprime sous le langage de la bonne et franche comédie. On y rencontre des tirades faites d’un seul jet, pleines d’entrain, de vigueur et d’élégance.

En 1819, il avait publié une autre comédie, intitulée Le Malheur imaginaire (’) ; je me bornerai à mentionner cette blueltc; elle offre une série d’invraisemblances qui ne sont malheureusement rachetées par aucune situation neuve, par aucun caractère un peu saillant.

Je citerai surtout des vers consacres à la Belgique, qui résument d’une manière brillante et précise l’éloge de ce pays, dont les destinées alors étaient lices à celles de la Hollande. Ces vers, peut-être oubliés aujourd’hui, méritent detre rappelés :

Respectez enfin votre belle patrie.

Baisez avec transport celte terre chérie;

De ses champs fécondés contemplez les sillons,

Vaste et riant cercueil de tant «le bataillons.

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