‹ Sciences occultes et déséquilibre mentalChapitre 14 sur 72 · OR CES · texte numérisé non relu

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tout à coup devenue si commune; la seconde, qu'il faut avoir une bien robuste envie de mystifier pour faire craquer son muscle pendant deux ou trois heures de suite, quand cela ne rapporte rien que de la fatigue et de la douleur ; la troisième, que je ne vois pas trop comment ce muscle correspond aux portes et aux murailles dans lesquelles les coups se font entendre... »

En dehors de la question des « coups frappés » (x), il y eut naturellement bien d’autres sujets de discussion entre partisans, sympathisants et adversaires du spiritisme (et, plus tard, de la métapsychique), surtout quand on se fut mis, vers 1868, à s'occuper activement des principaux phénomènes dits de matérialisition. Les polémiques devinrent alors plus ardentes encore ! Malgré les lustres écoulés elles le sont toujours autant...

Dans cet historique, il convient de consacrer quelques lignes à la métapsychique. En effet, grâce aux expériences entreprises par un grand nombre d’entre eux les spirites ont contribué pour une grande part à sa naissance.

Depuis 1880 jusqu’à aujourd’hui, écrit M. le Professeur CHARLES Ricner dans son Traité de Métapsychique, la métapsychique, pour laquelle j’ai, en 1905, demandé, en lui donnant ce nom, le droit d’être une science autonome, s’est dégagée d'une part de l’hypnotisme et du magnétisme animal, d’autre part du spiritisme...… Assurément, il ne faut dédaigner ni les magnétiseurs, ni les spirites. Ce serait une injustice très lourde. Malgré les sarcasmes et les hostilités, ils ont contribué à la fondation de la métapsychique, et pendant qu'ils étaient, par les savants officiels, rejetés comme indignes, ils ont poursuivi leurs investigations laborieuses... Je ne condamne pas la théorie spirite. À coup sûr, elle est prématurée : probablement elle est erronée. Mais elle aura eu l'immense mérite de provoquer les expériences. C'est une de ces hypothèses de travail que Craupe Bervarp considérait comme si fécondes.

(1) A propos des « coups frappés », Papus fait remarquer dans La science des mages qu'ils étaient connus depuis fort longtemps déjà. Il cite à cet effet la description suivante due à ADRIEN DE MONTALEMBERT et datant de. 1598 :

« Advint aucuns jours après qu'Antoinette ouyt quelque chose entour d'elle faisant aucun son, et comme soubz ses pieds frapper aucun petiz coups, ainsi qui heurteroit du bout d’un baston dessoubz ung carreau ou un Mmarchepied. Et sembloit proprement que ce que fesait ce son et ainsi heurtait fust dedans terre profondément ; mays le son qui se faisoit estoit ouy quasi quatre doys en terre toujours soubz les pieds de la dicte pucelle. Je l’ay ouy maintes fois et en me repondant sur ce que l'enquéroys frapoit tant de coups que demandaoys. »

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