SUDRE (RENÉ
Mon expérience de métapsychiste m'a convaincu que la pratique des sciences occultes est dangereuse pour l'esprit. Elle habitue à entrer en commerce avec des entités, fruits de l’ima gination, auxquelles on attribue une existence objective et qui l’ont, en effet, parfois. Elle fait perdre la « fonction du réel », comme dit Prerre Janet, et aboutit à dissocier la personnalité.
Je ne crois d’ailleurs pas à d’autres dangers, et cela contrairement à l’opinion des occultistes eux-mêmes qui se livrent aux conjurations.
Le mal ou le bien que les « esprits » peuvent faire vient exclusivement des vivants et l’invisible n’est peuplé que de nos rêves (1).
TANON (Prof. L.).
Il me paraît que tout dépend du but qu’on se propose et de l'esprit dans lequel on aborde l’étude des sciences occultes. Quand elle est pratiquée par des gens qui recherchent une explication scientifique à l’action des forces inconnues dont nous constatons les effets, ou que nous pressentons, je ne crois pas qu'il puisse y avoir de déséquilibre mental. Il ne viendra à l'esprit de personne de prétendre que de grands occultistes comme PARACELSE, SALVERTE, ENcausse et bien des savants modernes, aient été des déséquilibrés.
Mais en revanche, si ces sciences sont cultivées par des esprits faibles pour lesquels les forces occultes représentent des entités mystérieuses, opposées le plus souvent aux puissances divines, le déséquilibre mental doit et surtout devait autrefois apparaître, car le raisonnement cède la place à la suggestion et quelquefois
(1) Extrait d’une lettre adressée à l’auteur.
au délire d'interprétation. Tout dépend des conditions de tempérament, d'éducation, de milieu et quelquefois d’hérédité
psychique (1).
TOULOUSE (D' En.).
En effet, la pratique des sciences occultes est parfois néfaste .pour l'équilibre mental de certains adeptes. J'ajoute que si les sciences occultes attirent nombre d’esprits équilibrés, elles attirent aussi beaucoup d’anormaux (2).