‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 116 sur 224 · Ibidem, Ub, II, 25, p · texte numérisé non relu

Ibidem, Ub, II, 25, p

i 48 DEUXIÈME PARTIE.

lar règle et le but de cette disposition au bien qu'il devait développer, il s'est tourné vers lui - même* | Ge n'est point le mal qui l'a tenté, car le mal n'existe pas. Ce n'est pas le désir qui a tenté et corrompu la volonté; c'est la volonté qui est descendue, qui est toftibée des hauteurs où elle était créée. Elle est tombée de Dieu sur elle-inême^. C'est ce qu'enseigne la parabole de l'Evangile : un homme descendait de Jérusalem à Jéricho et tomba au milieu des voleurs. L'Évangile ne dit pas : un homme était à Jérusalem et renoonira des voleurs; car si la naiure humaine était demeurée à Jérusalem , c'est-à-dire , dans le Paradis , elle n'eût pas rencontré les voleurs, c'est-à-dire, le diable et ses satellites. Elle ne pouvait le rencontrer que lorsque, descendant de Jérusalem, entraînée par le poids de sa volonté déchue et précipitée dans Jéricho , c'est-àdire, dans la vanité et l'instabilité des choses temporelles, elle se blessa dans cette chute et fut dépouillée des biens dont l'avait comblée le Créateur. Par où il est clair t]ue l'homme était tombé en lui-même, avant d'être tenté par le diable, et qu'il ne le fut que lorsqu'il abandonna, de sa propre volonté, la félicité du Paradis, appelée ici Jérusalem. L'idée de la perfection première et celle de la chute sont deux idées incompatibles qui se détruisent mutuellement. Encore une

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