‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 118 sur 224 · Ibidem, lib. IV, 16, p · texte numérisé non relu

Ibidem, lib. IV, 16, p

15^ DEUXIÈME PARTIÇ.

litre de son Hexaéméron, dit qu*il y a trois Opinions sur le Paradis : les uns l'entendent au sens propre et croient à un Paradis réel ; les autres n'y voient qu'un symbole ; d'autres , enfin , suivent à la fois les deux opinions, comme S. Augustin, par exemple, qui reconnaît deux Paradis. S. Ambroise aussi en reconuatt deux : le Paradis, d'après son commentaire^ c'est aussi Ta nature humaine. Adam et Ere qui y sont placés, c'est la passion et la raison , la raison qui se laisse séduire par la passion. Cette source qui l^rrose, c'est «Tésus-€hrist , la scmrce de la vie étemelle; c'est celui qui a dit : si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il se désaltère. Les quatre fleuves sont les quatre vertus principales de l'àme, la justice, la force, la tempérance, la sagesse, d'où décdUle toute bonne action. Les animaux, ce sont nos passions; les oiseaux, ce sont nos vaines pensées. Mais pourquoi Dfeu a-t-il placé ces animaux dans le Paradis ; ces passions dans le cœur de l'homme ? Dieu a donné à l'hoinnie' toute puissance sur les poissons de la mer , les oiseaux dies airs et les reptiles de la terre. Voilà ce que S. Ambroise pense du Paradis , qui est la figure de l'humanité. ^ C'est aussi ce que pensent Origène et S. Grégoire deNysse. Selon ce dernier, c'est bien l'homme que l'Ecriture désigne par le mot de Paradis, l'homme, véritable plantation de Dieu, en effet, créé par lui

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