De diçis. nat,, tib, IV, 16, p
rieur qu'habite Jésus -Christ, la cause de toutbieo; pour le mal , comme il n'est pas , comme il n'est rien , comme il n'est qu'un mouvement imparfait et dépravé de la nature misonnable , il ne peut habiter que là où l'erreur est possible, c'est-à'-dire, dans le degté le plus infime de son ètre^ dans le corps, dans les seos.^
Mais pourquoi Dieu.a-t-il planté cet arbre dans le paradis de la nature humaine ? Dieu est-il donc Fauteur du mal et de la mort ? Nous avons déjà vu que ce serait une impiété de le croire. Si ce n'est pas Dieu qui l'a créé, comment se trouve-t-il dans Fhomme^?
Consultons l'Ecriture : elle dit expressément que Dieu créa l'arbre de la vie; quant au second , le texte n'est pas clair : on ne sait pas ^i l'arbre de la science a été planté par Dieu , ou s'il est en quelque sorte l'oeuvre du premier arbre, en ce sens qu'il est son contraire. Ce qui est certain , c'est que le mal ne vient ni de Dieu, ni d'une autre cause, car il n'existe pas en substance; H n'est absolument pas : nulli causœ refertur, quia omnino nikil est. La forme seule, l'apparence des choses qui nous séduisent et nous poussent au mal, cette forme vient de Dieu, parce qu'elle est bonne; la beauté des choses, qui nous devient quelquefois un piège , est bonne et vient de Dieu; elle ne nous est une occasion de péché que lorsque notre