CHAPITRE VI
àme est déjà tombée par uae sorte de dér^lemeut, de dépravation. La source du mal est donc , comme le mal qui n'est rien, quelque chose aussi qui n'est pas j savoir y une absence de la volonté , une défection > une désertion y un dér^lement de la raison. >
Reprenons cette explication du Paradis qui nous est fournie par Origène, S. Gr^oire de Nysse, S. Ambroise, bien qu'elle soit combattue par S» Epiphane.'
La plantation de Dieu , le Paradis , TEden , c'est, la nature humaine. La source est le Christ, source de vie. Les quatre fleuves, sont les quatre vertus principales de l'àme. L'arbre de la vie dont il a été écrit : qui vicerit daho ei edere de ligna vitœ quod plantatum est secus decursus^ aquarum, c'est-à-dire, autour duquel sont les oracles des prophètes , les symboles de l'une et de l'autre loi, l'intelligence des figures, cet arbre c'est le Seigneur, le Verbe qui s'est revêtu de la nature de l'homme. L'arbre de la science du bien et du mal, ce sont les confus désirs des sens qui, sous l'apparence du bien, séduisent l'àme imprévoyante et la frappent de moil. L'homme, c'est l'esprit, qui préside à la constitution de l'humaine nature. La femme, c'est la sensibilité, laquelle perd l'esprit qui lui cède imprudemment. Le serpent est cette délectation illicite, qui fait désirer ce qui flatte les sens.