De diçis. nat., Ub. V, 2, p
si Ton yeut une explication plus haute, ce chérubin , cette sagesse divine , ce sera le Christ luinooéme, le Verbe, qui nous avertit sans cesse, nous éclaire, nous corrige, et nous ramènera à la perfection sans tache.' Ne voyons -nous pas que toutes choses dans la nature retournent ainsi vers leur point de départ? et Dieu n'a-t-il pas mis dans les phénomènes matériels des symboles de vérités sublimes? la sphère céleste accomplit, dans un temps certain, ses révolutions, et les recommence^ toujours avec une précision infoillible. Les planètes parcourent leurs orbites et reviennent toujours , chacune à son heure , au point d'où elles sont parties. Ne voit- on pas les animaux, les plantes , à de certaines époques régulièrement observées , niettre bas leurs petits ou pousser des fruits et des fleurs? il n'y a pas une créature, qui ne retourne ainsi vers son principe. Étudiez tous les êtres qui vivent : la fin de leur mouvement est dans leur principe même. La force qui les a fait se mouvoir est aussi le but vers lequel ils aspirent et où ils se reposeront. Le but, le terme, la fin d'une chose est contenue d'avance dans le premier mouvement de la vie qui la fait exister, et c'est là qu'elle doit revenir. Et nonseulement cela est vrai de chaque partie de l'univers matériel , mais pour ce monde lui-même la fin 5 à laquelle il aspire , n'est pas autre que son principe, son