‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 129 sur 224 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Créateur; il ie poursuit, il le cherche, non pour s'abîmer et disparaître en lui , mais pour se reposer , transfiguré dans la gloire de l'esprit , au sein des prindpes suprêmes de son être. ^

Principe et fin, ce ne sont que. les aspects différents d'une même idée. Les Gi*ecs n'ont qu'un seul noot pour les rendre, rsAo^, indiquant par là que le principe d'une chose contient toujours sa fin, et que sa fin n'est autre que son principe. ^

Tous les hpmmes , chrétiens ou païens , éclairés de la Grâce ou plongés dans la nuit de l'ignorance, sentent en^ eux un désir infini et un invincible besoin d'être, d'être heureux, d'être éternellement. D'où leur Tient ce désir, sinon de celui qui possède l'éternelle félicité, et qui est en toutes choses? Or, si tout ce qui se meut dans le monde, ne peut se reposer qu'en atteignant la fin désirée, qui empêchera l'humanité d'atteindre aussi cette fin , dont le Créateur a mis en elle un besoin immense? Le feu monte toujours en haut, et rien ne pourrait abaisser vers la terre cette chevelure de flamme qu'il agite; ainsi s'agite et monte notre désir vers les sublimités de la vie éternelle et bienheureuse. Qui donc le retiendrait dans les pro fondeurs de la mort^?

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