Ibidem, loc, cit
Après les exemples empruntés à la nature > il y a ceux que nous fournissent les sciences. Obserrez ce que fait la dialectique: elle part de la substance , de l'être, et de là elle redescend aux genres, aux espèces, pour revenir ensuite à l'être qui enyeloppe ces divisions. L'arithmétique procède de même; ne part-elle pas de l'unité pour lui faire produire tous les nom^ bres , et ne retourne-t-elle pas sans cesse à la monade qui contient tous les nombres et au delà de laqudle il n'y a rien ? La musique nous donne un exemple du même principe : le chant commence sur un ton, au* tour duquel il se joue en des mélodies variées, mais il faut toujours qu'il finisse par ce ton primitif, qui est sa base et sa force. ^
Le principe et la fin de l'homme, c'est sa cause, c^est Dieu. C'est vers Dieu et en Dieu qu'il retournera. Mesurons le chemin qu'il doit faire, et pour cela marquons le point où il est tombé.'' . Il est tombé parmi les animaux déraisonnables, coiU" paratus est jumentis insipientibus et similis foetus est illis. Il est tombé dans la mort du. corps; il ne pouvait aller plus bas : le corps, la matière, c'est le fiernier d^ré de la création. Or, ce point, qui est. la dernière limite de la chute de l'homme et de sa ruine, sera spn point de départ pour revenir à Dieu; et le