‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 13 sur 224 · CHAPITRÉ L · texte numérisé non relu

CHAPITRÉ L

c'est que les maîtres germaniques de Scot Erigène avaient pour première mission de s'initier eux-mêmes à Tantique cultui'e. Toutefois, n'en doutons pas, cette énergie, ces instincts idéalistes, toutes ces dispositions que j'ai signalées , existent dans le monde germanique , et elles se déclareront bientôt. Je ne saurais, il est vrai , citer un seul livre , une œuvre , où Jean Scot se les soit appropriées , mais elles étaient communes aux hommes de sa race; il ne les a prises nulle part, il les portait en lui , et c'est par lui qu'elles se sont manifestées , c'est par lui qu'elles ont produit un fruit distinct ^ une œuvre reconnaissable. Par lui ce qui n'existait qu'obscurément, s'est tout a coup révélé, et la société nouvelle a eu coilscience de ses forces. Si l'on ne peut indiquer très -clairement, avant Jean Scot Erigène, cet élémttÉl que j'oppose à l'élément antique et qui fait le fond 'dé la philosophie du moyen âge, c'est précisément parce que cet élément ne fut mis en pleine lumière que par ce grand esprit, et que c'est là sa gloire. Maintenant nous sommes arrivés ; nous savons quels ont été ses maîtres dans les lettres antiques'^^lilias avoiadHi^ et c'est lui-même qui

nous diM*^ientât:.4^Hl^t!e6sotirces nouvelles il a ajoutées & ces préMHT'liécours; nous savons quel était l'état de la i»cience quand il a paru dans le monde, nous savons ce qui a précédé et préparé le vigoureux développement de son génie : c'est de'||p. seul désormais qu'il faut nous occuper. .

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