CHAPITRE VÏI
commenoetnent' de sa réintégraiiou , ce sera la dissolution de œ corps matériel qu'il doit , non pas à Dieu , mais au péché. La mort de là chair , bien qu'elle semble une vengeance du Dieu irrité , n'est pas un châtiment f mais plutôt un bonheur pour l'homme et un moyen*^ de salut. Loin de nous donner la mort, elle nous en délirré; elle est la mort de notre mort. ^
' Geite mort de notre mort est donc le premier pas vers Dieu; le second, c'est la résurrection; le troisième, c'est la transfiguration de notre corps en un corps spirituel , en esprit; puis quand 4'esprit, c'està-dire, tout l'homme qui y est transfiguré, retourne dans ses causes premières, c'est le quatrième d^*é de cette ascension sublime ; elle .sera consommée enfin , lorsque l'homme viyra en Dieu, comme l'air se meut au sein de la lumière. Alors Dieu sera en toutes choses f et partout lui seul sera visible. La substance des choses ne périra point, mais elle ira, se transfigurant sans cesse, sur des d^rés de plus en plus élevés. Ce ne sera pas, qu'on y prenne garde, l'anéantissement de la nature humaine dans la confusioù du Créateur et de la créature. L'intelligence qui comprend, ne devient-elle pas une même chose avec ce qui est compris par elle? et l'àme humaine, ne deviendra-telle pas une même chose avec ce Dieu qu'elle contemplera face à face^?