‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 133 sur 224 · Ibidem, lib, V, %, p · texte numérisé non relu

Ibidem, lib, V, %, p

mêlent et formeat une mélodie pleine d'uiakité; mais aucune de oes voix ne se perd dans les autres; chacune d'elles peut se taire > ce qui serait impossible aï dites s'étaient confondues, car alors elles ne s'apparUen* draient plus à elles-mêmes. Facultés de l'àm^i cayoos de lumière, sons de la musique > ces coinparaiaoas immatérielles peuvent nous faire comprendre ceite union pure des substances éthérées, bien difiërente de la confusion grossière des corps. *

Or , ici , une question^se présente : les substlaaceflk des choses demeurent-^Ues dans les causes premièresi da3S les idées , ou bien sont-elles passées dans les ia^ diyidus, et doivent-elles , un jour, après la vie d- icibas, retourner au sein des idées? Les substances aont demeurées dans les causes, de même que ies causes restent immuablement dans le Verbe; cellea-ci ne. sauraient subsister sans le Verbe , hors du Verbe , ni les substances hors de leurs causes (il y a cette di£Gérence entre les causes premières et les substances, que les causés sont ce qu'H y a de plus général, tandis que les substances sont quelque <;hose de plus particu* lier et appartiennent à chaque genre, à diaque espèce). C'est dans ces substances et dans ces causes que le monde retournera , selon ces paroles de l'Ecriture ; cœlum et terra trcaisibunt , Ferba autem mm non transibunt.^

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