‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 135 sur 224 · De dim, nat,, lib. V, 17, 18, p · texte numérisé non relu

De dim, nat,, lib. V, 17, 18, p

i68 DEUXIÈME PARTIE.

blea. Des choses sensibles il y a deux gfaodes parts, le ciel et la terre. Puis la terre a été séparée du Paradis. Enfin, la dernière division est celle des deux sexes qui s'est faite, chez l'homme, après la chute. Or , cette dernière division apparaîtra, la piMaière ; il n'y aura plus l'homme et ta femme ; il y aura l'homme. Puis la terre se transfigurera dans le Paoh dis; Je Paradiâl^ans le ciel; le monde sensiMedans le monde intelligible; la créature dans le Créalew. De même que la création s'est faite des sommela de l'être jusqu'aux limites du. non -être, ainsi la transfiguration se fera, par les mêmes d^rés, des parties inférieures dans les supérieures. '

Toutefois , ne craignons pas de le répéter ^ cette union s'accomplira sans qu'il y ait confusion et anéaatissement des substances. Jésus -Christ nous est un exemple de ce mystère ; en ressuscitant , il n'avait pas de sexe; il était l'homme, l'homme primitif, l'homme avant le péché; il était tout homme et tout Dieu. Il était aussi en dehors du temps et de l'espace; quand il se montra à ses disciples, il n'était pas sorti du Paradis, bien qu'il fût au milieu d'eux : car le Paradis n'est pas un lieu contenu dans un es^ pace : le Paradis c'est l'absolu , c'est la nature humaine restaurée, transfigurée, ressuscitée; il était donc dans le Paradis bien qu'il fût visible à ses disciples ,, et

Page 1