CHAPITRE vn. i
quand il disparaissait , ce n'est pas qu'il se retirât d'auprès d'eux y car pour lui il n'y a point d'espace, jnais- c'est qu'il se renfermait dans là spiritualité pure de son corps , inacoessible.à leurs yeux encore charnels.^
Contittuons : le premier degré de ce retour à Dieu , pour rhomme, c'est la dissolution de son corps; le seoend, c'est la résurrection. La résurrection est-elle un don de la Grâce ou un efiTet de la nature? il semble d'abordque ce soit un don de la Grâce, un don de Jésusb-Christ , quand on se rappelle ses paroles : ego swfgLTesurrectio et vita. Mais, en y réfléchissant mieux, on se range à l'opinion de S. Grégoire, de S. Epiphane , de Maxime , qui la i*egardent comme un efiTet de la nature des choses , un résultat de l'ordre établi fHimitiyement dans la création. Tout meurt et revit dans la nature; le jour s'éteint et reparaît plus beau; la semence confiée à la terre meuit avant de renaître; la résurrection est partout dans le monde créé; comment l'homme, qui est le résumé de ce monde, n'aurait-il pas le même privil^e? Et puis Dieu ne fait pas de miracles contrairement aux lois de la nature , il les fait à l'aide de ces lois qu'il a instituées , et conformément à elles. ^ '
La nature, c'est l'ordre primitivement et universellement établi par le Créateur; la Grâoe est un don