Ibidem, Ub. V, 23, p
i70 DEUXIÈME PARTIE.
particulier. La nature donne l'être à ce qui n'exisle pas ; la Grâce élève certains êtres au delà des limites de leur cooditioÀ, jusqu'en Dieu. La résurrection est une loi de la nature; c'est la déification , qui estim don de la Grâce. >
Nous venons de parler de la résurrection de rhomme^ mais ce ne sera pas seulement l'homme qui résous^ citera y ce seront aussi toutes les choses sensibles et corporelles: l'univers matériel ressuscitera; il ressuscitera dans l'homme, qui en est le couroimemii^. On ne peut douter de cette résurrection du monde sensible, quand on se rappelle qu'il a été créé dans le Fils de Dieu , et que c'est en lui que subsistent sei causes. Est-ce que les idées déposées dans le Yerise peuvent être périssables? Non; ce qui habite la vie est la vie aussi et ne peut mourir. ^
11 ne faut pas objecter que^ si les causes sont Aarnellement créées en Dieu, les produits de ces causes ne sont pas éternels , et que par là ils sont sujets à la mort : cette objection n'a point de force.^ Oubli<»snous que Jésus-Christ est descendu dans ces produits, dans ce monde que nous croyons condamné à périr? N'est-ce pas là le ^ens de l'incarnation? Le Christ ne s'est-^il pas revêtu de la nature humaine , paix^e que la nature humaine renferme et résume toute la créa*