‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 138 sur 224 · CHAPITRE VU · texte numérisé non relu

CHAPITRE VU

tioa, et afin de la rappj^rter, sauvée et purifiée, à son* Père? Si Dieu lui-même, pensait- il, ne descend paa dans les produits des causes premières., les causes périront; car TefiFet s'évanouissant , la cause s'évanouit. Il a donc reçu en lui toute la nature , afin d'empêcher qu'elle ne péiit; il a été le sauveur du monde ; c'est en ce sens que l'on peut dire que la Grâce a autant de part que la nature à ta résurrection, ^

Abondance merveilleuse de la Grâce! En sauvant l'homme , l'incarnation n'a pas été moins utile aux aojps; die a révélé à toutes les créatures intelligentes œ Verbe qui auparavant leur était inaccessible; elle a sauvé les hommes et donné aux anges et aux hommes , dans mille théophanies lumineuses, la connaissance du Verbe : c'est de là que vient le cantique des anges : • Gloria in excelsis Dec et in terra pcLX kominihus bonœ valwUatiSi^ ^

Ainsi , tous les êtres sont relevés , redressés par le mystère de l'incarnation. Ce n'est epcore pour nous qu'une espérance et qu'un objet de Toi : un jour, ce sera. un lait et une réalité. Croyons donc fermement que rincai*nation a sauvé toutes les créatures, et sur la terre et dans le ciel.

Tout revivra et renaîtra ; mais qum ! n'avons-nous pas dit que le monde doit périr? il périra en effet;

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