‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 145 sur 224 · J)e diçis, nat. , Ub: V, 30^ 31^ p» 105 et seq · texte numérisé non relu

J)e diçis, nat. , Ub: V, 30^ 31^ p» 105 et seq

^8 DEUIOÈME PARTIE.

jug& puait UB coupable, que condamae-t-il en lui? est-ce sa nature d'homme? ou seulement sa volonté qui a fait le mal? Sa volonté, assurément; mais comme il ne peut séparer l'une de l'autre , il les punit toutes deux à la fois. Ce que ne peut pas faire le l^islateur ici- bas, le juge suprême le fera sans peine : il séparera la nature de la volonté, et maintenant dans sa pureté la nature qui est son œuvre, et qui ne peut être un mal , il punira ou plutôt il laissera punir ce qu'il n'a pas fait, c'est-à-dire, la volonté déréglée du pécheur. ^

Si l'humanité ne soufre pas des supplices infligés aux impies, il faut reconnaître par la même raîsoo qu'elle n'est point modifiée non plus par l'électioo des justes. L'impie pleurera, le juste se réjouira, mais chez l'un et chez l'autre la nature humaine restera immuable; et tandis que les justes monteront^ de degrés en degrés , l'échelle de la contemplation , et que les méchants , de plus en plus éloignés de Dieu , descendront dans le gouffre de leur ignorance, Fhumanité sera comme balancée entre ces deux extrêmes , la félicité des élus et le malheur des réprouvés, sans être exallée ps^r l'une, ni rabaissée par l'autre. Cependant, comme il y a deux d^rés dans la félicité des élus , le premier qui est la simple restitution de notre état primitif, le second qui est ^union avec Dieu

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