CHAPITRE YWI. if
et la déificatioa , chez ceux qui auront mérité cetfaQ union cUTuie, l'humaaité en sera modifiée; elle sera ornée par la grâce de certains dons qu'elle n'avait pas. Car Dieu peut embellir ce qu'il a fait, mais il ne peut le condamna; et cisst pourquoi Thumanité ne souffire pas des supplices des réprouvés; cela se passe hors d'elle , au-dessous d'elle. ^
Lesv idées gros^ères du peuple sur l'Enfer viennent de l'antiquité. Les. anciens croyaient qu'il y avait un endroit situé sous la terre, et qommé pour cela infer^ num^ où souffriraient les âmes des méchants. Mais les Grées , plus ingénieux , examinant cette question avec des idées plus élevées , appelaient l'Enfer &ifiç , c'est^-rdire , tristesse; car, cherchant dans tout l'univers une place pour le supplice des méchants, ils n^en trouvèrent pas d'autre que la conscience. >
Paradis, Enfer, ce ne sont pas là des espaces déterminés , séparés l'un de l'autre , il n'est plus question d'espaces finis après la résurrection. Nous sommes en Dieu> nous sommes dans l'absolu; toute la nature humaine est i^ournée dans son état primitif: c'est là le Paradis. Dans ce Paradis il y a deux degrés de béatitude; car, autre chose est d'habiter le Paradis, au-^ tre chose de manger le fruit de l'arbre de la vie. HaUter le Paradis, c'est avoir reconquis la primitive