‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 151 sur 224 · Ibidem, loc, cit., p · texte numérisé non relu

Ibidem, loc, cit., p

De toutes les créatures, deux seulement , l'auge et rhomme , peuvent connaître la Divinité. Ce sont les deux enfants du père de famille : l'homme est l'enfant prodigue, qui s'est enfui sur la terre étrangère; mais il reviendra un jour, et la joie sera grande dans la famille désormais complète. ^

Il reviendra , c'est-à-dire , toute l'humanité retournera en Dieu, l'humanité tout entière; car elle est une, simple, indivisible, elle est l'ouvrage de Dieu qui, n'ayant fait que le bien, ne punit pas ce qu'il a fait. Seulement , bien que l'humanité tout entière ait retrouvé son état primitif, et qu'elle soit dans le Paradis, les uns, qui sont les élus, seront prè$f du Christ par l'amour; les autres, les méchants, seront loin de lui par leur pensée mauvaise et charnelle. Ainsi les vierges sont allées toutes ensemble au-devant de l'époux, mais les vierges sages tenaient à la main leurs lampes allumées, tandis que les viciées folks en avaient renversé l'huile. ^ .

Cette parabole indique aussi les deux degrés de béatitude, le retour à l'état primitif et la déification.

La déification ( les Pères latins n'ont pas osé employer souvent ce moi, dei/icatio ; les Grecs le disent très -bien, Béaxnç) y ce sont encore les noces spirituelles où les sages seuls sont admis. Ceux qui dès

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