‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 152 sur 224 · Ibidem j loc, cii · texte numérisé non relu

Ibidem j loc, cii

. CHAPITRE vm. 185

cette vie n'auront pas allumé leur lampe, ceux qui n'auront pas encore éclairé leur raison par l'amour et la science, ceux-là ne pourront pas entrer aux noces divines, et, comme les vierges folles, c'est en vain qu'ils demanderont de l'huile aux vierges sages. > Mais, avant toutes choses, et c'est par là qu'il faut terminer , la condition suprême pour entrer dans la béatitude et la déification , c'est d'avoir connu et aimé Jésus-Christ dans sa vérité, dans l'unité de sa nature à la fois divine et humaine. Gomme c'est par ce mystère qu'il nous conduit à Dieu , il faut y avoir cru pour en profiter. Si vous connaissez mal le Christ , si vous vous méprenez sur ce qu'il est en effet, si vous voyez en lui l'homme seulement ou seulement le Dieu , non, vous n'atteindrez pas avec lui les hauteurs divines. Vous direz bien: «Seigneur, Seigneur, ouvrez-nous: ^Domine, Domine, aperi nobis.^ Mais, comme ce ne sera pas le Christ véritable , Le Christ à la fois homme et Dieu, que vous invoquerez, il vous répondra : « En « vérité, je vous le dis, je ne sais qui vous êtes; vous «demandez, mais vous n'obtiendrez pas, parce que «vous demandez mal : Amen, dico vobis, nesciq vos, ^petitis et non accipiètis quia maie petitis.^ Au contraire, si vous avez vu dans Jésus l'humanité inséparablement unie à la divinité, si vous avez vu cette union complète, parfaite, si vous l'avez vue par le

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