‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 153 sur 224 · De diifis. nat., lib, V, 38, p · texte numérisé non relu

De diifis. nat., lib, V, 38, p

r^ard simple de la pure coatemplation, tous pourrez profiter de ce mystère qui a sauvé le monde; vous pourrez être déifiée Toutefois ^ ne Toubliobs pas, même dans la déification , nul ne peut s'élever jusqu'à Dieu et devenir une même chose avec lui ; nul ne le peut, si ce n'est le Christ lui-même : Nmio ascendit in cœlum nisi qui descendit de cœlo, Jilius homims qui est in cœlo. ^

Le grand mystère du monde , dans sa double évolution , savoir , la création et le retour de la créatioD en Dieu , est désormais accompli. Si l'on veut maintenant savoir quelle est la raison et quel est le' but de ce drame divin , bien que les voies de Dieu soient impénétrables , on peut dire que le monde a été tiré du néant pour que Dieu révélât par la magnificence de ses œuvres l'étendue de son infinie bonté y et afin que ses œuvres devinssent pour lui l'occasion de louanges éternelles. Si la bonté divine était restée en elle-même, immobile dans son repos , qui donc ainrait chanté ses louanges? mais comme elle s'est rëpaùdue en toutes choses , comme elle a donné aux créatum intelligentes la j3ensée pour connaître leur Dieu , aux créatures matérielles la beauté pour se faire admirer, il n'y a point d'être qui ne chante ou qui ne fasse chanter les louanges de l'auteur du monde. S'il dé-

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