‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 154 sur 224 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

pendait de lui de créer ou de ae pas créer , devaiuil , lui qui est le bon par excellence, devait-il refuser la vie aux êtres qu'il pouvait en gratifier? Par cela seul qu'il pouvait créer , il le devait. Maintenant, pourquoi le monde, une fois créé, doit- il rentrer en Dieu? parce que, sortant de Dieu, c'est eu Dieu qu'est sa raison d'être, et, par conséquent, son repos; parce que, s'il n'y revenait, il périrait nécessairement. >

Et comme nous avons commencé par Dieu, c'est par Dieu que nous terminons ; par ce Dieu tout à la fois présent et caché, qu'on ne saurait nommer et que chacun voit partout; par ce Dieu qui, étant infiniment au-dessus du monde et antérieur au monde, le remplit pourtant, l'anime de sa substance, et, comme la lumière du soleil dans l'air embrasé, fimtpar j devenir seul visible en toutes choses, bien que d'ailleurs il s'élève infiniment encore au-dessus de cette nouvelle création transfigurée , et que nul , même dans là déification ^ ne puisse l'atteindre , si ce n'est le Christ son Fils.

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