PioTiN, Ermeade VI, Hb, IX, cap
la fuit. Qu'il en est autrement 'dans la théologie chré — tienne ! L'homirie chefche Dieu et le trouve san* pein^ II y a un Médiateur. Il n'est pas nécessaire, pour aft:. teindre la Divinité, d'aller se jeter dans ce nihilisiil&^ de renoncer à toute idée déterminée , à toute pens^ distincte; non, 'nous vivons en Dieu par cette média^ tion qui , à cause de * cela même , nous sauve du mysticisme. Le mysticisme alexaùdrin, comme tout mysticisme; veut s'unir à Dieu immédiatement, et sans l'intermédiaire des attributs divins; pour le philosophe chrétien , ce danger n'existe pas. Dans la théologie alexandrine, l'âme se perd au sein de l'infini; dans la théologie chrétienne, elle est comme retenue par* le Médiateur. Voilà la différence fondamentale qui sépare ces deul( théologies. Et cela est si vrai que, lorsqu'au moyen âge des esprits enthousiastes voudront enseigner l'union complète avec Dieu, la coufusion des deu^ natures, telle que la veut le mysticisme, ils ne le pourront qu'en supprimant ce doffne de la médiation, en supprimant l'idée du Christ: «selon ces docteurs,* dit Bossuet, « l'humanité de « Jésus-Christ sera la boue , dont il faudra nous laver « pour avoir les yeux ouverts à la contemplation. Pèut- « on chercher des explications à ces paroles insensées, «et qui jamais ouït parler d^ùn tel prodige*?» Eh bien! Scot Erigène, qui semble suivre d'abord