‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 177 sur 224 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

lui, il observe les mouyemeals de son esprit, il suit les progrès de la yisioa iatellectuelle, il en marque les degrés et les transformations, il commence par en indiquer les phénomènes dans la conscience et semble roulojr l'étudier au moment où elle, sort des limites je la raison ' , et où l'âme , comme il le dit ayec trop d'énergie sans doute, s'aliène elle-même^. Il a souvent des vues profondes et justes, quil exprime en dé vives images: dans cette théorie vraiment scienti- Gque, il dit que la contemplation s'appuie sur les données des sens et de l'expérience : ce sont les sens ^ui la conduisent jusqu'au seuil de ces idées sublimes qu'ils ne peuvent comprendre : ainsi les serviteurs l'un roi l'accompagnent jusqu'aux portes, et le roi entre seul dans son palais^. De degrés en degrés, du visible à l'invisible, des sens à l'imagination, de l'imagination à la raison , la contemplation va s'élevant toujours; elle s'élève jusqu'à dépasser la raison même et à la contredire ouvertement. Il y a dans toute cette

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