‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 183 sur 224 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

S sont une même chose. Les idées créent et sont es. Dieu est appelé la fin de toutes choses, )e que toutes doivent retourner en lui pour j iser éternellement, et ne plus former qu'une

Elance identique et immuable. Et 4^ même m et Isaac n'ont pas chacun une iiature st propre^ et que la même nature leur est Imune à tous deux , de même tous les êtres créés it qu'une jnême substance , et cette substance Dieu.i»

ftqu'ici c'est le panthéisme dans toute son au- Voici maintenant des opinions très-hardies sur "entes questions; puis des prophéties qui aneut un âge nouveau , un règne meilleur , le r^ne lÎDt-Esprit; prophéties' que l'Évangile éternel de é Joachim, publié à la fin du douzième siècle, nençait à répandre et à accréditer dans le monde ; afin, au milieu de ces prédictions bizarres, quelunes des conséquences immorales du mysticisme, )é jusqu'à ses dernières limites.

Omrda sunt Deus : Deus est omnia, Creator et creatura idem, reant et creantur, Deus ideo dicitur finis omnium quod omnia ira sunt in ipsum ut in Deo hnmutabiliter conquiescant , et indiçiduum atque incommutàbile permanebunt. Et sicut alteaiurœ non est Abraham, alterius Isaac, sed unius atque m : sic dixit omnia esse unum et omnia esse Deum, Dixii Deum'esse essentiam omnium creaturarum. -— Gerson, Ife fdia metaphysicœ cum logica, tome IV, part. U, p. 826. - — ERSON, Sermo Zl , tome III, part. III, p. 1282.

« Us disaient que le corps du Christ n'est pas plus « dans le pain de l'autel que dans tout autre paia ou « dans un objet quelconque ; ils disaient que Dieu était « dans l'àme d'Ovide , aussi bien que dans l'àme de t S« Augustin ; ils niaient la r&urrection des corpi , «affirmant qu'il n'y a ni Paradis, ni Enfer , a celui qui croit à leur Dieu possède te Paradis/ « celui , au contraire , qui commet un péché « porte l'Enfer en lui-même , comme on porte dan^k « bouche une dent gâtée. Us disaient que c'est une a idolâtrie d'éleyer des autels aux saints et denceaser « les images; ils raillaient ceux qui baisent les os des « martyrs ; ils osaient proférer aussi le plus grand des « blasphèmes contre le Saint-Esprit, duquel vient toute « pureté et toute sainteté! Si quelqu'un est dans le « Saint-Esprit, disaient-ils, et qu'il commette le péché « de fornication ou qu'il se souille d'une autre ma- « nière, ce n'est pas un péché pour lui, parce que le « Saint-Esprit , qui est Dieu , est dans son cœur. Cest « le Saint-Esprit qui opère toutes les actions chez tous « les hommes. Ce n'est pas tout : ils allaient jusqu'à «dire que chacun d'eux était le Christ et le Saint- « Esprit 1 .... ils enseignaient que les sacrements du

1. y,Dicehant non aliter corpus Christi esse in pane akansy quam in aUo pane et quaUbet re, Sicque Deum lociUum fiasse in Oçidio, sicut in Augustino. Negabant resurrectionem carporum, dicentes , nihil esse Paradiswn neque Infemum, sed, qui hahertï cognitionem Dei in se quam ipsi habehant, hahere in se Paradisum,

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