‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 184 sur 224 · CHAPITRE IVé · texte numérisé non relu

CHAPITRE IVé

nouveau Testament étaient désormais finis et que le temps du Saint-Esprit avait commencé, etc. . . . ^ * David de Dinan, disciple d'Amaury, professait les dèmes idées que son maître, mais avec des exprès- IfRi» diffiér^ites. Dieu est, disait -il, la matière de

mortale peccatum, habere Infemum, sicut dentem putri- »7V. Abaria sanctis siatid et sacras imaginines thurificari, kiÊtruan esse dicehant, Eos gui ossa Martyrum deosculabantur, Asmmabant, Maximam etiam hlasphemiam ausi sunt dicere in piritum sanctum, a quo omnis munditia est et sanctitas. Si aliqids im Spiritu S,, aiebant, et faciat formcaiionem aut aUqua aUa ^Buêione polluatur, non est ilU peccatum, quia ilie Spiritus, qui t Deus , est in eo, lile aperatur omnia in omnibus, Unde conceitmt, quod unusquisque eofum esset Christus et Spiritus sanctus. ^ 4Uin Heisterbacensis Exemplorum memorabiSum, Ub, V, c^ 22, té par DuBouiXÀY, Histor. uniçers, Parisiens,, tome m, p. 48. 1. ^In hoc ergo tempore, dicebant , testamenti non Sacramenta tem haberè et tempus sanctus Spiritus incepisse : Quo dicebant, t^ssionem^ baptismum . Eucharistiam et aUa, sine qidbus saius iberi non potest, iocum de cetero non habere, sed uaumquemque ntum per graiiam Spiritus sanctus interius sine actu aliquo extefri inspiratam salçari passe, Charitatis virtutem sic ampliabant, id, quod alias peccatum esset, si in virtute charitatis fieret, çerent jam non esse peccatum. Unde et stupra et adulteria et \as corporis voluptates in charitatis nondne comndttebant , nrnUefus cum quibus peccabant, et simpUcUnss quos decipiebant impu^ aiem peccati promittentes , dominum tantummodo bonum et non ium prœdicantes,*^ Rigordus, De Gestis Philippi Augusti, ad mam 1209, cité par Duboullay, Histor, univers, Parisiens., ne ni. -— Cf. DupLESSis d'Arg£ntré , Coliectio judiciorum de nom oribus, Paris, 1728, ad annum 1202, p, 126.

toutes choses. S. Thomas d'Aquin çt Albert le Grand parlent de lui; ce dernier cite un ouvrage qui lui appartient et qui porte ce titre : De tomis , id est de dmsionibus.

Voilà , à peu près , tout ce que nous savons sur l'école d'Amaury de Chartres. On peut soutenir, il est vrai , que nous ne devons pas une foi entière aux autorités qui nous ont transmis ces détails , et qp'uae étude sur Amaury le déchargerait peut-être de l»efl des accusations qui pèsent sur sa mémoire. Toutefois il semble incontestable qu'il professait le panthéisme le plus décidé : à défaut de documents plus sûrs, le mouvement sorti de ses doctrines et de son enseignement serait une preuves sufi&sante. J'y revieudrai tout à l'heure. Voyons d'abord quels rapports il y a entre les théories de Jean Scot et le panthéisme d' Amaury; et sachons si c'est bien dans le De divisione naturœ qu'il faut chercher l'origine des erreurs que je viens de rapporter.

Les historiens du temps et les théologiens qui condaninèrent Amaury de Chartres, déclarent tous que ces doctrines de l'impie Amaury sont empruntées à Jean Scot ^ On ne peut nier, en effet, que les ouvrages de Scot Erigène ne fussent alors dans bien des mains. Une bulle du pape Honorius III, en 1225, rapporte

1. Jac. Thomasii Origines hist, philosophicœ et ecciesiasticœ ^ p. 113.

Page 1