CHAPITRE II
Plus Ipia, Asser parle des juoaasteres fondés par Alfred, et il est question d'une abbaye, Tabbaye d'ÉtheliiqpB^y donnée au moine Jean. Il est évident que ce ptioine est celui dont il Tient d'être parlé, ce sayant homme qui eât Tenu des Gaules en Angleterre sur rinyitatîon du roi. Sans cela, Asser se serait exprimé d'une manière toute différente; il eût désigné plus spécialement ce personnage nouveau, tandis qu'il emploie les expressions dont y s'est déjà servi : il donna ce monastère à Jean , qui était prêtre et moine, dit- il, presbyterum et monachwn, et il n'ajoute rien de plus. ]St puis , cet homme dépeint tout à l'heure en quelques ti*aits énergiques , cet homme d'un esprit ferme et ardent , convenait parfaitement au poste que lui confiait Alfred; il était bien placé à la tête de cette abbaye périlleuse, située dans un lieu sauvage, inabordable , cernée par les eaux et les marais , et souvent infestée par les brigandages des barbares , qui venaient sur leurs vaisseaux piller les contrées voisines. ^
C'est donc le même personnage dont il est parlé deux fois dans Asser; maintenant ce personnage est-il Jean Scot Érigène?
Chose étrange! il semble que les critiques aient été dirigés dans cette discussion par le plus ou moins d'estime qu'ils avaient pour Sebt Érigène. Mabillon , dans rél(^e qu'il fait de Jean l'abbé d'Ethelinge, le